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Médias : Nouveaux médias

Le blog de Patrice de Plunkett à la dérive

Extraits d'une analyse pertinente trouvée ici :

"J’ai longtemps fréquenté le blog de Patrice de Plunkett ; parfois j’y ai contribué, en déposant des commentaires, en dialoguant avec les lecteurs, souvent vivement, toujours dans le respect mutuel. […] Pourtant, j’ai décidé de ne plus intervenir sur son site, profondément déçu par l’orientation de ces derniers mois, et par l’attitude de son animateur. […] A partir de la fin 2008 cependant, Patrice de Plunkett a pris un virage dangereux vers une critique acerbe et systématique de toute pensée différente de la sienne. Et cela s’est traduit par des posts agressifs, des commentaires systématiquement censurés, puis des polémiques sans grand rapport avec la disputatio empreinte de charité fraternelle. Déjà, depuis quelques mois, il évoquait sans grande nuance les ultras, parlant d’ultracisme à l’égard de quelques groupes ou sites jamais nommés, mais transparents dans ses notes, et notamment la blogosphère traditionnaliste ou nationale. […]

L’auteur, développant non sans brio une critique systématique et souvent opportune du système économique libéral, et surtout de l’ultralibéralisme apparu dans les années 90, s’est enfermé dans un refus hautain de toute discussion sur le sujet. […] Plunkett rejoint l’analyse d’une large partie des catholiques de conviction qui, bien éloignés de la bourgeoisie libérale catholique des beaux quartiers, professent exactement les mêmes idées ! […] Le hic est que ces catholiques de conviction sont justement ceux avec lesquels Plunkett ne veut plus débattre, et qu’il dénonce de plus en plus souvent dès cette époque dans ses écrits, en usant de termes méprisants. Notons qu’il ne débat pas plus –sinon par des réponses dépourvues de toute aménité- avec la bourgeoisie libérale catholique, qu’il dénonce également. Mais la balance est-elle égale ? Les travers de uns valent-ils les travers des autres ? Ce qui rapproche est-il moins important que ce qui éloigne dans la pensée économique des catholiques ? Or, force est de constater que sur ce point précis, la pensée de Plunkett est très proche de celles de « tradis », et fort éloignée de celle des cathos libéraux ! Alors ? Par ailleurs, et de manière encore plus surprenante, il refuse tout débat sur la définition même du libéralisme économique, notamment celle issue de l’encyclique de Jean-Paul II Centesimus annus, dont il a une interprétation toute personnelle, allant jusqu’à reprocher à des économistes tels que Jean-Yves Naudet d’adopter une position non catholique ! Or, le rejet de l’ultralibéralisme est sans aucun doute compatible avec une vision nuancée de l’économie de marché, telle que la définit la doctrine sociale de l’Eglise. Mais Plunkett n’en a cure et persiste dans un amalgame douteux qui, par certains aspects, le rapproche curieusement du marxisme, lorsqu’il dénonce à longueur de colonnes les structures économiques considérées comme essentielles. Et il est regrettable de voir un journaliste catholique promouvoir les thèses d’organisations assez éloignées de la pensée chrétienne, telles que le Forum social mondial ou le CCFD, dans le seul but de marquer sa différence et de signifier aux lecteurs d’un avis contraire que leur opinion est dépourvue de pertinence. […]

Le paroxysme de cette rupture avec la blogosphère catholique est survenu lors de l’éprouvante affaire de Recife […]. Les passions se sont déchaînées ; Plunkett a fait preuve à cette occasion d’une agressivité sans borne, traitant d’inhumains les partisans de l’évêque de Recife, et, toujours sans les nommer, traînant dans la boue ceux qui pensaient, à tort ou à raison le débat n’est pas là, que l’avortement subi par cette enfant était une abomination. […] [L]e débat de théologie morale n’a pas eu lieu sur le site de Plunkett, il a été rendu impossible par la violence des propos employés, par le ton péremptoire de leur auteur, et par une censure des commentaires tendant à nuancer les propos et à les replacer dans un cadre plus large. De ce jour, nombreux sont les intervenants habituels du site qui ont cessé toute contribution, au détriment de la qualité des échanges. Pourtant, s’il existe un site sur lequel les commentaires présentaient de l’intérêt, c’était bien celui-ci, au contraire de blogs tels que le Salon Beige dont les articles, souvent pertinents et informatifs sont malheureusement suivis de réactions sans grande portée intellectuelle : voici un point à améliorer ! […]

La dérive du blog continue vers ce qu’il faut appeler malheureusement une forme de sectarisme agressif. L’examen attentif des notes publiées durant les derniers mois de l’année 2009 montre une volonté systématique de l’auteur de dénoncer ceux qu’il voue aux gémonies, au point que ses analyses perdent tout intérêt : elles n’existent plus pour informer, pour susciter une discussion, mais ne sont que le support d’une acrimonie déroutante à l’égard des traditionnalistes, des patriotes, en bref de ceux qui ne pensent pas comme lui. […] Dans le même ordre d’idée, Plunkett qui a développé en 2009 une pensée sceptique à propos de la « Marche pour la vie » profite d’une interview de Mgr Aillet dans Famille Chrétienne pour relancer la sujet, avec l’unique but semble-t-il de faire dire par ses lecteurs que cette manifestation est un ramassis de « fachos » (sic). Quel est l’intérêt désormais d’un tel état d’esprit ?

Mais le summum de l’intolérance intellectuelle est atteint sur le cheval de bataille de Patrice de Plunkett : l’écologie. Aucune autre pensée que la sienne n’est admise sur son blog, au point de refuser l’expression de toute nuance, de tout doute, de toute discussion –même méthodologique !- relative à la notion de réchauffement climatique. L’auteur va même jusqu’à faire dire au Pape Benoît XVI ce qu’il n’a pas dit, en affirmant notamment, de manière péremptoire, que le magistère catholique professe la réalité de ce réchauffement et de ses causes anthropiques. C’est là pousser le bouchon un peu loin, et s’enfermer dans une malhonnêteté intellectuelle profondément décevante de la part d’un intellectuel de cette qualité.

Mais qui donc est Patrice de Plunkett pour juger du catholicisme de ses frères ? De quelle mission est-il chargé qui lui donne le droit de dire qui est ou qui n’est pas catholique ? Voici un bel exemple d’intellectuel brillant dont la pensée s’est trouvée dévoyée par un évident manque de charité fraternelle qui interdit désormais toute autre commentaire que la louange de ses idées. Ce n’est pas ma conception du débat entre chrétiens pour reconstruire une société marquée par l’amour du Christ pour les hommes. Alors non, comme bien d’autres, je ne participe plus aux discussions –naguère passionnantes- sur ce blog. Je le regrette, je le déplore, mais est-il admissible de se voir anathémiser par ceux là même qui se prétendent dans la stricte ligne catholique ? La réponse est non, définitivement !"

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18 commentaires

  1. C’est justement parce que les articles du Salon Beige sont pertinents qu’il n’y a rien à ajouter en général et donc pas “de réaction de grande portée intellectuelle” !
    Et je ne trouve pas que cela soit malheureux, au contraire c’est ce qui fait l’ambiance chaleureuse de ce salon.

  2. Je n’ai pas suivi l’évolution récente de Patrice de Plunkett et ne me prononcerai pas sur le fond du problème. Mais je ne lui ferai pas reproche de critiquer les positions ultralibérales de Jean-Yves Naudet. Comme l’organe dans lequel il écrit, il ne tarit pas d’éloges sur les textes sociaux des Papes…. et se retrouve systématiquement dans la pratique à défendre les multinationales qui n’en ont cure ou les politiques qui lui tournent le dos.

  3. Je confirme cet commentaire pertinent sur le blog de PdP.
    J’ai essayé il y a un peu plus d’un an de développer quelques arguments écologiques (rechauffement climatique, …) qui n’allaient pas dans le sens de ce que disait son auteur, j’ai eu droit d’abord çà des commentaires méprisants, puis au black-out.
    J’ai vraiment perçu une forme d’intolérance, de refus d’examiner les arguments opposés.
    C’est dommage, il y avait parfois de bonnes réflexions.

  4. on ne peut pas être dedans et dehors; écrire dans le figaro ou VA et s’inscrire hors du système.
    Comme disait Plinio Corrêa de Oliveira: admettre une collaboration totale et continue avec des personnes contaminées par l’influence révolutionnaire est la plus grave des imprudences, et peut-être la cause de la plupart des revers contre-révolutionnaires.

  5. Effectivement, l’auteur se raidit sur certains sujets.
    C’est dommage car il ouvre par ailleurs une voie intéressante de dépassement du clivage droite gauche.
    Je pense qu’il a dut rencontrer quelques cathos BCBG ultralibéraux un peu tradi qui l’ont ecoeuré et il assimile maintenant tout tradi ou bourgeois à ceux-ci.

  6. L’homme est brillant et assez conscient de sa valeur (je l’ai vu en conférence).
    Grand intellectuel, bien formé en théologie, ses billets sont parfois un régal.
    Mais il déraille complètement sur certains sujets (le réchauffement climatique, plus que sur l’écologie en général ; le libéralisme considéré sans nuance).
    Sa formation littéraire (il est juriste à la base) ne l’aide pas à mettre les bémols nécessaires sur cette baudruche du “global warming”, comme le font instinctivement beaucoup de scientifiques [je n’ai rien contre les littéraires, bien au contraire 😉 ]
    Son passé de membre actif du GRECE (droite nationale païenne) nourrit peut-être chez lui une certaine mauvaise conscience et une méfiance viscérale de tout ce qui y ressemble de près ou de loin.
    Le plus insupportable est son ton dédaigneux et son refus du débat, qui pourrait être fructueux (Dans quelle mesure peut-on concilier libéralisme et DSE ? Quels sont les contours d’une écologie chrétienne, etc…)
    Bref, un immense gâchis !

  7. Me souvenant de la prise de position de Patrice dePlunkett sur l’évêque de Récife, je trouve étonnant voire inquiétant que Mgr Aillet de Bayonne lui ait demandé de participer à son académie diocésaine pour la vie… (cf la réponse de PdP à PL à le 15 01 2010).
    A moins que Mgr Aillet ait décider de plier devant l’épiscopat français sans attendre les 3 ans que lui donnait “généreusement” Mgr Gueneley: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/11/mgr-vingttrois-confirme-les-propos-de-mgr-gueneley.html

  8. Très bon commentaire du blog de Patrice de Plunkett.
    Ajoutons que, de façon un peu surprenante, le personnage a une aversion, et le mot est faible, pour le monde traditionaliste en général, ce qui lui fait dire des énormités.
    Pourtant, comme aujourd’hui, il peut faire d’excellentes analyses (sur un article fielleux du Monde), et décrypter la tactique de désinformation de ce journal.
    Peut-être est-ce l’orgueil qui le pousse à ce narcissisme hautain ?

  9. @ Ludovic et @ tous,
    Serait-ce infondé de penser que plus que de véritables opinions PdP ne professe sur son blog que des approches conflictuelles lui permettant d’espérer créer un buzz et lui permettant d’apparaître pour quelqu’un ayant une pensée originale (pensée originale qu’il n’a pas, selon moi)?

  10. Je fais moi aussi partie des grands déçus de PP. Et Dieu sait que son blog m’a passionné au point de me détourner de mon travail certains jours ! Mais, comme l’auteur de ce billet, je constate qu’aucune expression d’un quelconque désaccord n’est plus possible. J’en ai récemment fait les frais à propos d’une interrogation sur la référence au CCFD, et j’ai reçu une volée de bois vert ! Le problème n’est pas les idées de PP, pas plus que celles de Naudet évoquées par Laguérie, idées qu’on peut partager ou non. Le problème c’est l’interdiction d’en discuter, puisque leur auteur brandit l’argument d’autorité, notamment en matière économique ou sur le réchauffement climatique. Alors je m’abstiens désormais depuis plusieurs semaines de participer aux discussions, avec regret mais je ne suis pas le seul, je l’ai constaté ! Plusieurs contributeurs réguliers ont déserté le blog depuis plusieurs mois.

  11. Je ne connais pas les positions exactes de PDP sur le libéralisme mais je ne peux qu’abonder dans l’importance de trouver LA 3 ème voie entre le libéralisme et le communisme.
    Elle existe et est bien plus concrète que la DSE.
    Le SB l’évoque occasionellement et la nomme “distributisme”.De mon côté je l’appelle “crédit social” et Maurice Allais en est un spécialiste.
    Loin d’une critique stérile du système, s’en est une réponse très concrète et actuelle.
    Voir ici :
    http://www.prosperite-et-partage.org/

  12. Il est de fait que Pde P censure ceux des commentaires qui ne lui agréent pas, et contestent ses thèses, que son ton est désagréable et ses méthodes d’argumentation souvent plus que discutables.
    Mais je vais me faire ”l’avocat du diable”, en disant que je le trouve
    représentatif d’un état d’esprit et de tics de pensée largement partagés au sein de la droite catholique et/ou nationale, son côté qq peu caractériel en moins (encore que….)
    Car condamner le libéralisme sans le définir autrement qu’en l’affublant du nom d'”ultralibéralisme” utilisé par Besancenot et Bové, c’est assez fréquent dans la droite catho/nationale, non ?
    Utiliser l’argument de l’ “anti bourgeoisisme” quand on vit bourgeoisement soi-même (je veux dire en professant de nobles idées chimiquement pures en privé ou dans la sacristie et devant le banc de communion, mais sans jamais courir de risques, social, professionnel et financier), tel un bobo de gauche, cela se rencontre également dans la droite catho et/ou nationale, ou je me trompe ?
    Prôner la “décroissance” n’est-il pas du dernier chic quand on lit POLEMIA, ou qu’on se sent proche du Bloc Identitaire, ou qu’on a adopté les thèses de l’ “économie de la frugalité” chère à l’école distributiste sans qu’on définisse s’il faut changer de voiture tous les 15 ans, ne plus partir en W-E ou en vacances à plus de 20 km de chez soi, ou renoncer à acheter un I-Phone ou le dernier ordinateur fabriqués en Chine, n’est-ce pas fréquent au sein de la droite catho et/ou nationale ?
    Condamner le voisin, le frère, le proche l’ami, pour des nuances secondaires et préférer s’arcbouter sur sa querelle et s’y réfugier au long cours au lieu de tenter de transformer ce qui existe par un dialogue courtois, argumenté et fraternel entre cathos et/ou sympathisants ou militants de la droite nationale, choisir n’importe quel allié de circonstances pour tenter de ”tuer” l’autre pourtant si proche sur le fonds, n’est- ce typique de beaucoup parmi …. je lâche le mot : NOUS TOUS ?
    Voilà pourquoi je me fais l’avocat du diable : j’ai été victime de la censure de Pde P, et même une fois de sa rabia, mais je m’en amuse, car il révèle et exhale le parfum si connu de la maison de famille de la droite catho et/ou nationale, si fortement, que le dénoncer me gênerait presque, tant j’ai le sentiment qu’il est notre caricature à tous : lisons-le, regardons-le et ensuite confessons-nous. Tel qu’il est P de P nous est vraiment utile, afin de nous corriger de nos péchés collectifs.
    Il mériterait presque d’être choyé et conservé, tant il exprime si bien toute notre histoire et nos contradictions ; et de même qu’il existe des conservatoires du littoral ou des musées des arts populaires, considérons son site comme un parc naturel miniature de nos exigences légitimes poussés jusqu’aux excès les plus délirants. P de P crie et tire dans tous les sens, sans doute parce que comme la droite catho et/ou nationale se montre elle-même trop fréquemment, il est blessé par l’époque et les incompréhensions du monde.
    Dommage que Jean NOUYRIGAT ne soit plus de ce monde : P de P a vraiment besoin d’un pot et d’amitiés pour être aussi chagrin…..

  13. Fidèle lecteur du blog de Patrice de Plunkett, dont j’admire la finesse des analyses et l’impertinence du ton, j’ai du mal à partager la thèse exprimée plus haut. Néanmoins, il faut le reconnaître, la guerre semble déclarée entre PdP et la “blogosphère traditionaliste ou nationale” (quel est le rapport entre les deux derniers termes ???). Je voudrai lancer ici quelques pistes personnelles.
    Dans une interview à un journal en ligne évangélique, qui l’interrogeait sur le comportement très démonstratif et un peu excessif de certains prédicateurs, Plunkett répondit: “je comprend les convertis”. En effet, PdP est un converti au catholicisme et plus récemment à l’écologie. Il est donc normal qu’il défende très vigoureusement son point de vue… et qu’il brûle ce qu’il a autrefois adoré, c’est-à-dire le milieu “conservateur” (terme hautement discutable) et libéral.
    Dans le débat d’idées, je ne pense pas qu’il soit néfaste que des blogs et des personnalités catholiques défendent des analyses ou des thèses opposées. Ce qui est justement enrichissant, c’est d’avoir plusieurs points de vue à notre disposition. J’estime que les catholiques de conviction ne forment pas un clan homogène et que toutes les sensibilités personnelles peuvent d’exprimer.
    Si PdP semble si agressif avec les “ultras”, c’est parce qu’il exprime une crainte légitime et même salutaire, de l’amalgame entre le sentiment national et le religieux: un jour l’Éternel nous demandera “qu’as-tu fait de ton vote ?”, mais ce qui ne veut pas dire qu’un chrétien doit forcément voter pour ce qu’on appelle la droite nationale. Nous ne sommes pas un camp, otage d’une guerre: nous sommes libres. J’ajouterai, en constatant que c’est souvent la Mère nature qui divise ici, que PdP n’est en aucun cas un adorateur de la biosphère Gaïa ; ses propos appellent surtout à la responsabilité vis-à-vis de la Création… Un peu ce que nous demande le Saint Père.
    [Merci de votre commentaire, mais je crois que le sujet n’est pas de savoir si PdP a raison ou tort sur tel ou tel point, mais sur son refus du dialogue et du débat. MJ]

  14. Au moins Patrice de Plunkett ne mène pas son travail de penseur derrière un pseudonyme assurant son anonymat. Avant d’être soit des “ultras” soit des “libéraux”, nous avons aussi un nom, un visage, une parole. Et qu’est ce que l’écoute et le débat si ce n’est justement l’appel de cette parole en son “être-là”, humaine, identifiable, révélant le jeu meme de ce qui est proche et de ce qui est lointain.
    Jésus au jardin parlant à Marie Madeleine (jeu du proche et du lointain) ; ou encore «quand vous serez réunis à deux ou trois en mon nom (et non pas à 10 ou 20 dans l’anonymat).
    [PdP est un journaliste professionnel. Pas nous. Et je ne vois pas en quoi l’anonymat serait nuisible au débat d’idées. D’autant que mon nom n’apprendrait rien à personne, sauf à mes employeurs.
    Et puis d’autres journalistes professionnels, comme Jeanne Smits, lui ont écrit sous leur vrai nom. Il n’a pas validé leur commentaire ni répondu à leurs arguments.
    Alors pourquoi refuser le débat ?
    MJ]

  15. Dans le passé j’ai bien apprécié lire P. de Plunkett, mais il y a longtemps que je ne l’ai pas lu. Je ne peux donc rien dire sur le fond de vos propos.
    Je vous mets ce mot pour vous dire simplement que, à l’occasion de ce désaccord entre vous et lui, j’apprécie beaucoup votre réflexion mesurée et argumentée qui ne manque pas de respect et reste dans les limites qu’exige une vraie charité.
    Il faut absolument que les catholiques en désaccord puissent garder la liberté de débattre en se respectant. Je crois, en cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, que nous devons aussi être vigilants pour sauvegarder l’unité entre les catholiques eux-mêmes.
    PG

  16. Lors d’un salon du livre, Patrice de Plunkett a été désagréable avec moi et j’ai préféré l’éviter. Car sans doute était-il furieux de ne pas vendre son livre auprès des lecteurs. Il a dû en vendre un ou pas du tout. C’est pour cela que ma discussion s’est arrêté et j’ai été voir un autre auteur qui lui était ouvert et sympathique. Patrick de Plunkett était aussi aimable qu’une porte de prison.
    Voilà tout.
    Dommage, j’aurais bien aimé avoir son avis sur mes livres mais il était très désagréable… et de mauvaise humeur.

  17. Cher Alexis,
    Cher Cosaque,
    Vos commentaires sont pertinents et je les partage.
    Je ne fréquente plus le blog de PdP depuis quelque temps, après avoir constaté également quelques dérives.
    Effectivement avec un manque évident de charité chrétienne, il devient sectaire en ne donnant plus la parole à ceux qui ne pensent pas comme lui.
    En effet, sur le réchauffement climatique, il véhicule le discours de la pensée unique. C’est triste pour quelqu’un de brillant.
    Sur l’Eglise, il ne comprend pas la sensibilité traditionnaliste et se trompe en ne voyant pas en elle l’avenir et l’espérance de l’Eglise. Son discours frôle celui des anticléricaux.
    Je retrouve bien notre ami Cosaque dans sa promotion du « crédit social ». Oui, tu as raison de faire connaitre cette solution réaliste à nos problèmes économiques.
    A bientôt, les potes.
    Edgar

  18. Je ne me prononcerai pas sur le fond des critiques sur le présumé refus du débat, la censure des commentaires ou le coté désagréable de PdP dans ces mêmes commentaires, ne lisant régulièrement que les articles et pas les commentaires.
    Sur la forme, je trouve puérile cette espèce de querelle entre catholiques, des deux cotés d’ailleurs. Surtout entre catholiques fidèles aux enseignements du pape. Chaque personnalité a ses défauts, le contraire serait étonnant. Les analyses de PdP sont généralement très intéressantes, et il me semble que les positions de vos deux sites soient largement complémentaires.
    Le “monde” catholique présente une large diversité, essayons dans un élan de charité chrétienne de dépasser ces disputes sans aucun intérêt sur le fond pour nous concentrer sur ce qui est réellement important et qui apporte quelque chose de contructif. Le contraire n’apportera que des divisions et des dissentions parfaitement inutiles, nous avons suffisamment d’ennemis pour nous permettre de se taper dessus entre “amis”.
    Et dans cette optique, chacun doit montrer l’exemple.
    “Voyez comme ils s’aiment”, c’est quand même nettement mieux que “ah mais c’est lui qui a commencé”…
    Amicalement.

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