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Médias : Désinformation

Le bide des Césars ou le rejet de la classe médiatique

Lu sur Figarovox :

"Selon des chiffres médiamétrie, la cérémonie des César a attiré 300.000 téléspectateurs de moins que l'année dernière. Une audience en baisse que l'écrivain Christian Combaz attribue au rejet de plus en plus massif d'une certaine élite médiatique."

Extrait de la tribune de Christian Combaz :

"Les récompenses du cinéma français n'attirent plus, à ce qu'on dit, que la moitié du public d'il y a deux ou trois ans. La soirée des Césars, cette année, ne fut que la quatrième audience de la soirée.

[…] Quel que soit le domaine considéré, qu'il s'agisse de faire inviter un spectacle, un auteur, un conférencier, par le Conseil Général de la Seine et Marne ou l'Institut français de Madrid, l'imagination ne déborde plus jamais du cadre consensuel. On voit circuler systématiquement les mêmes personnages qui véhiculent une pensée recommandée, parce que les programmes, les récompenses, sont soumis à la cooptation de gens qui se flairent comme les chiens de meute, et qui doivent des comptes au gardien du chenil s'ils veulent que leur pâtée soit reconduite.

On se demande par quel miracle le Cinéma français échapperait à cette damnation puisqu'il s'agit d'un Art où, par le biais des financements et des avances sur recettes, le rôle de la pâtée est déterminant. Consensualité idéologique, équation personnelle irréprochable, reconnaissance générale de la Profession, tout concourt à donner une prime à ceux qui pensent bien, mais le décalage s'accentue chaque année entre eux et le public, lequel, pour sa part, pense de plus en plus mal.

En tout cas on peut l'en soupçonner lorsqu'il applique, aux Césars, aux modalités du vote, le même genre de méfiance que celui qui l'anime lorsqu'il a connaissance d'un appel d'offres à la Mairie de sa ville. L'idée selon laquelle tout, dans la France d'aujourd'hui est simulacre de démocratie, de pluralisme, d'équité, l'idée que les soumissionnaires des marchés publics ne sont pas traités de manière égale, l'idée que certains élus ont ouvert les enveloppes, l'idée que la Mairie est moins aveugle que les auditions de The Voice quand il s'agit de choisir des prestataires de services ou des terrains constructibles, cette idée est très généralement partagée.

Alors quand vient l'heure d'attribuer des récompenses, le côté convenu de l'affaire frappe de plus en plus les esprits, rappelle toujours quelque entente secrète qu'on a subie dans son propre milieu. Lorsqu' on parle désormais de la Profession les gens n'ont plus aucun respect pour ce genre de collégialité qui n'a plus rien à voir avec les compagnons menuisiers. Ils y voient surtout une sorte de syndicat de défense de certains privilèges cachés, aux prix de la réaffirmation d'une poignée de convictions qui plaisent au Ministère."

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9 commentaires

  1. Regarder des pédérastes et des lesbiennes se faire de gros smacs sur les écrans et affirmer que c’est comme çà qu’il faut vivre aujourd’hui… Très peu pour moi !

  2. “la cooptation de gens qui se flairent comme les chiens de meute, et qui doivent des comptes au gardien du chenil s’ils veulent que leur pâtée soit reconduite…”
    C’est tout à fait ça !

  3. Bien vu …tous copains comme cochons !!!!!

  4. Ceux qui n’ont pas encore compris que la télé est une addiction mortelle pour l’intelligence et la morale, sont déjà morts.

  5. le cinéma n’apparait plus que comme la promotion du fric, du sexe, à part quelques exceptions, n’aura bientôt plus d'”ART” que le nom

  6. Lorsque des acteurs sont prêts à se rouler
    dans la fange pour devenir célèbres,
    lorsqu’ils jouent plus avec leur corps qu’avec les textes,
    lorsque les textes ne sont qu’un ramassis de grossièretés,
    lorsque l’histoire qu’on raconte n’est que la vie banale de tous les jours dans certains coins de France ou de Navarre,
    il ne faut pas s’attendre à ce que ce soi-disant cinéma attire les spectateurs.
    Comment peut-on encore s’intéresser à ces pitres souvent névrosés et leurs jeux plus pornographiques que dignes de comédiens qui se respectent eux-mêmes ?
    A quand le retour d’un cinéma grande classe où on nous racontera des histoires intéressantes, historiques, élevant l’esprit et que l’on peut voir en famille ?

  7. Si c’était de bons films on regarderait les césars du cinéma , mais on ne va pas endurer une mascarade grotesque faisant éloge des vices nombrilistes d’un tas de dévoyés où l’oscar est attribué au pire plutot qu’au meilleur .
    C’est toute la différence avec une vraie noblesse esthète qui sait reconnaitre le Beau et des pourritures rupines vulgaires qui manipulent le cinéma pour fourguer tout ce qui est moche pour du fric .

  8. Le cinéma français ne peut même plus exister, non pas à cause de la concurrence américaine, mais parce qu’un cinéma est forcément le reflet d’une société, or il n’y a plus de société française.
    Pas étonnant que la cérémonie du cinéma français tourne au bide.

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