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L’échec de la “discrimination positive” aux Etats-Unis

En cautionnant la "discrimination (dite) positive", Nicolas Sarkozy s’inspire implicitement de la pratique américaine. Celle-ci se traduit par exemple, d’après une étude de chercheurs de Princeton, par un "bonus" de 230 points sur 1600 accordé aux étudiants noirs postulant à l’entrée à l’université.

Le principe d’une telle discrimination est intrinsèquement choquant. Mais parfois des usages choquants sont nécessaires quand le bien de la société l’exige (la peine de mort, l’expropriation…). La France joue une partie de sa survie sur l’assimilation des populations immigrées inexpulsables : l’enjeu pourrait justifier une discrimination en leur faveur, s’il s’agissait de la seule manière de les assimiler. Seulement, la "discrimination positive" n’est pas seulement choquante, elle est inefficace voire nocive.

C’est la triste constatation de Thomas Sowell, un Noir américain en lutte contre les préférences raciales : "Le taux de pauvreté des Noirs avait été divisé par deux avant la mise en place de la discrimination positive [affirmative action] – et n’a pratiquement pas changé depuis."

On le vérifie sur cette courbe des taux de pauvreté selon les races : la discrimination positive a été introduite à la fin des années 1960 (en particulier après l’Executive Order n°11246 du président Johnson en 1965).

Henri Védas

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6 commentaires

  1. Vous dites : “Mais parfois des usages choquants sont nécessaires quand le bien de la société l’exige (la peine de mort, l’expropriation…)”
    L’Eglise catholique n’est-elle pas contre la peine de mort ?

  2. Non, l’Eglise catholique est contre le meurtre, conformément au décalogue.
    La peine de mort, dans des cas bien précis et concernant des crimes identifiés, participe au commandement “tu ne tueras point” en évitant à un criminel de tuer à nouveau des innocents.
    C’est un devoir de protéger les innocents, sous peine de se rendre complice de leur meurtre et, pour le coup, de “tuer” par lâcheté.
    C’est ainsi que se justifie la possibilité de tuer l’ennemi au combat afin de protéger sa Patrie et ses compatriotes, en particulier les femmes et les enfants incapable de se défendre contre une force armée ennemie.
    Cordialement.

  3. Je vous rappele que Villepin est tout autant un adepte de la discrimination positive même s’il l’a intelligemment et sur les conseils de son ami et ministre franco-algérien Azouz Begag, rebaptisée: “égalité des chances”. (équivalent de “equal opportunity”)
    Si vous trouvez la moindre différence concrète entre la discrimination positive et l’égalité des chances, faîtes-nous le savoir!
    Dans les 2 cas, il ne s’agit ni plus ni moins que de réserver des emplois prioritairement à certaines personnes en fonction de leur couleur de peau et origine, voire religion.

  4. ou encore, orientation sexuelle…

  5. vous avez les références, sources, du graphique mis en illustration ?

  6. Le site auquel je l’ai “emprunté” (un site de gauche US) : http://www.leftbusinessobserver.com/Stats_incpov.html
    Mais les chiffres correspondent au Census Data US : http://www.census.gov/hhes/poverty/histpov/hstpov2.html

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