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Culture de mort : Avortement

«L’avortement, ça vous hante toute votre vie»

Colombe Schneck, journaliste et romancière, s’apprête à publier un livre (à paraître en janvier prochain chez Grasset) dans lequel elle se livre sur son avortement un mois avant de passer le bac. Trois questions à la journaliste et romancière. Elle répond à 20 Minutes :

A"Est-ce que l’on peut dire que les 40 ans de la loi Veil ont une résonance particulière pour vous?

Oui. D’un point de vue intime d’abord, car j’ai avorté quand j’avais 17 ans. Dans mon livre à venir, Dix-sept ans, je raconte les circonstances de cet avortement. Cet enfant qui n’est pas né est resté comme un absent pendant très longtemps à côté de moi. Et d’un point de vue politique aussi, parce qu’on donnait pour la première fois une très grande liberté, douloureuse mais fondamentale, aux femmes. On a un peu oublié l’importance du combat de Simone Veil, la façon dont elle s’est battue contre son propre camp. Quand vous voyez les images aujourd’hui, elle est d’une dignité! C’est impressionnant.

Pourquoi avoir choisi de vous livrer sur votre avortement?

Il y a eu un débat important en début d’année autour du projet de loi pour l’égalité hommes-femmes [qui contient entre autres des dispositions renforçant le droit à l’avortement]. François Fillon [ancien Premier ministre et député UMP] avait déclaré: «En choisissant de réécrire la loi de 1975 sur l’IVG, le gouvernement (…) risque de "banaliser" l’avortement.»  J’avais trouvé ça horrible. L’avortement n’est jamais banal et confortable. Ça vous hante toute votre vie. C’est quelque chose de douloureux. Je me suis dit: «De quel droit François Fillon me dit ce que je dois faire de mon corps?» Mon livre est une réponse à François Fillon et à l’UMP."

Un peu schizophrène comme réponse.

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12 commentaires

  1. complètement à côté de la plaque oui ! Elle reproche à F. Fillon de dire tout haut ce que sa conscience doit lui crier depuis longtemps et elle espère se dédouaner en écrivant ce livre ! Puisque l’avortement n’est pas un acte banal, le bon sens implique qu’on ne doit pas en faire une formalité, comme se faire enlever une verrue ou un ongle incarné…

  2. Elle est donc d’accord avec F. Fillon : l’avortement n’est pas un acte banal (mais en pratique, si : F. Fillon est un hypocrite)
    Egalité hommes-femmes : les hommes n’avortent pas

  3. ET DE QUEL ” DROIT ” ces mères se permettent- elle d’assassiner l’enfant qu’elles portent en elles ?
    Dans quelle horreur notre société est-elle engloutie ?
    Pour promouvoir ainsi ce GÉNOCIDE, au point de FINANCER ses EXÉCUTIONS par la caisse de ” maladie ” …… DANS QUEL CYNISME se vautre l’intellect de personnages comme le cancre, qui n’aura en réalité réussit que la Promotion du massacre de tous ces innocents et la libéralisation de l’union fiscale des paires contraires, car de mariage il ne peut qu’en être USURPATION, et détournement linguistique !!!!!

  4. N’importe quel assassinat vous hante toute votre vie, alors à fortiori lorsque c’est celui de son propre enfant !
    “Cet enfant qui n’est pas né est resté comme un absent pendant très longtemps à côté de moi” (sic)
    Oui parce qu’il a une âme et que celle ci n’a pas été tuée, il est donc à côté d’elle et s’y trouve encore ! Vers qui irait-il ? Il ne connait personne d’autre…

  5. Souvenirs de Fac, première année , je croise une connaissance à la sortie de la bibliothèque, et lui donne rendez-vous l’après-midi pour bosser ensemble un exposé. Elle refuse, “Impossible rendez-vous toubib”
    Je m’enquiers de la gravité du Rendez-vous , elle me répond “T’inquiète c’est pour un IVG j’en ai pour l’après-midi et ce sera réglé”
    Devant ma mine compassionnelle elle rigole, t’inquiète c’est mon cinquième, moins compliqué que la pilule et maintenant on fait ça très bien et au moins ça ne fait pas grossir, à condition d’agir assez tôt”-Elle rit de son allusion sordide”
    J’en ai pleuré, faisait-elle la bravache ?
    Je ne sais , le lendemain en amphithéâtre elle m’a fait un clin d’œil en levant le pouce levé vers le haut poing fermé , gestuel du “top succès”…
    J’ai pleuré…On s’est perdu de vue mais plus de 20 ans après je la revois encore et je prie pour elle avec mes 3 amies qui ont succombé à cette tentation et qui en souffrent encore (Surtout depuis qu’elles sont mères !!!)
    Comme on dit “Mort où est ta victoire” je pense souvent “IVG où est ta victoire ? ”
    Je pense souvent à Simone Weil, elle a voulu surement sauver de la boucherie des femmes ou jeunes-filles enceintes , traumatisées socialement par leur “faute” abusées par des Don Juan, souvent des oies blanches victimes de séducteurs criminels et irresponsables, des femmes surprises par leur libido, des naïves qui se croyaient libérées et modernes, jamais libérés de l’enfant qu’elle n’auront jamais…
    Que pense Simone à l’air de la contraception quand les statistiques disent une grossesse sur quatre, dans la tanche majoritaire des 20-30 avec moyens financiers ?
    Que pense Simone qui ne s’exprime plus en publique quand elle marchait avec son défunt mari à la Manif pour tous ?
    Que pense Simone après être sortie des camps de concentration quand un IVG n’a plus de condition de détresse et est en passe de Devenir un droit ?
    Moi personnellement je n’aimerai pas être à sa place…L’enfer est pavé de bonnes intentions et de mauvais résultats…

  6. Oups ! Je “parlais” de Simone Veil,pas de
    S. Weil ! Il est claire que ce lapsus orthographique me porte vers la Philosophe et pas la personnalité politique…

  7. Bonjour,
    Je trouve ces commentaires peu acceptables. Je n’ai pas lu le livre de C Schneck et ne me prononcerai pas sur lui.
    Mais les grandes prises de principe de gens qui se drapent dans leur bonne conscience ne permettront jamais à une femme qui est dans la détresse ABSOLUE de trouver l’aide URGENTE dont elle a besoin à ce moment-là. C’est au fond une attitude qui n’est pas chrétienne. Il faut d’abord comprendre la douleur et essayer de faire avec elle un autre chemin que le chemin destructeur apparemment facile qui s’ouvre alors à la femme.

  8. Et le torchon virtuel intitulé figaro.fr se distingue encore une fois en parlant de “droit à l’avortement menacé”:
    http://madame.lefigaro.fr/societe/le-droit-a-lavortement-menace-en-europe-241114-82762

  9. “Cet enfant qui n’est pas né”, c’est une facilité pour dire “Cet enfant que j’ai tué”, non?

  10. Je ne nie pas la détresse absolue des femmes dans cette situation-là, LIOURD, La loi aurait du continuer à insister même dessus, car c’est cette détresse absolue qui est à l’origine de ce texte de Loi et rien d’autre…Sans cette détresse absolue, qui doit être hurlée et pas banalisée, à qui l’ont devrait répondre par autre chose que cette solution extrême et irréversible de L’IVG…
    C’est justement parce que cette détresse est absolue que prétendre que seule la solution finale est audible et seule valable et la seule autorisée à être plébiscité, vendue comme anodine avec un petit médoc à avaler sans prendre soins, pour le vivre bien en cachette chez soi dans une extrême solitude et avec risque pour la femme aussi (Risque physique psychologique affectif et spirituel)…
    A déresponsabiliser on finit par faire faire à des personnes de cœur et en effet en situation de panique et d’urgence ce qui pèsera toute leur vie !
    Reste le pourcentage de celles qui totalement décomplexées et paumées, façon l’étudiante en Fac argentée, qui le vivent sans aucun regrets ni remord peut-être parce qu’elle d’ailleurs pour elle-même aucun respect…et parce qu’elles ont bien compris le message de “succès” qui entoure ce “droit” comme un encouragement au total je m’en foutisme!
    Dans les statistiques de ceux qui se donnent la peine de mesurer les conséquences de l’IVG sur ces femmes, et d’être présent à leur traumatisme postérieur, il n’est pas rare de trouver des femmes “récidivistes”, preuve qu’on n’a pas solutionner leur problème bien plus complexe qui s’exprime par ces grossesses interrompues…
    Des femmes qui se disent prêtent à recommencer à la prochaine occasion, pour cause de Job récent ou de voyage planifié en couple sur le Nil depuis un an ? ( Exemples provenant de la réalité) Alors qu’elles sont un couple avec l’homme de leur vie (avec qui elle feront ensuite leur famille) et avec un excellent niveau de vie, et en âge de maturité…
    Est-ce criminel de dire que ces femmes existent et qu’elles augmentent de façon inquiétante avec pour principe “Un enfant sur commande ou il passe à la trappe!” et je suis fière de dire que je contrôle ma vie!
    Je dis merci à ses femmes en souffrance moi qui osent dire à quel point elle regrette cet acte irrémédiable , que si elle avait à le refaire , elle ferait le choix de la vie et qui , Dieu Merci , l’enseigne comme tel à leur fille et non comme une victoire !
    Je crois alors à la détresse absolue de ces femmes-là, celles qui pleureront dans leur cœur toute leur vie et qui ne viennent pas en faire une bénédiction!
    C’est celles- là que je respecte infiniment… Les autres ont encore un chemin pour se pardonner que je leur souhaite de tout cœur…tant les géniteurs sont absents le plus souvent de ces douleurs indélébiles !

  11. ” ce que je dois faire de mon corps ”
    Cette femme ment lorsqu’elle prétend que l’ avortement a été une épreuve douloureuse, puisque pour elle le ” foetus ” n’ était qu’une partie de son corps.
    Quelle expression horrible et vulgaire que ce ” ce que je dois faire de mon corps “.

  12. Il est difficile pour un homme, ou pour une femme pour qui le problème ne s’est jamais posé, de se mettre en esprit dans la situation d’une très jeune fille pour qui la grossesse qui s’annonce, alors que le père a fui ses responsabilités, est – du moins le croit-elle – une véritable catastrophe qui va détruire toute sa vie, l’empêcher de continuer ses études, la faire échouer à un examen, mettre à néant tous ses projets, voire la mettre au ban de sa famille.
    Ce dernier risque, certes, est beaucoup moins fréquent qu’il y a un siècle : on ne montre plus du doigt la fille qui a “fauté” (on n’emploie plus guère ce mot, d’ailleurs), la famille la soutient plus qu’elle ne la blâme, sachant que le choix de mettre au monde l’enfant fait de cette jeune fille quelqu’un de peut-être plus estimable que n’est celle qui n’a jamais eu à faire ce choix. Du moins est-ce le cas dans la plupart des familles catholiques.
    Mais pour certaines jeunes Musulmanes, le risque qui accompagne une grossesse hors mariage est beaucoup plus dramatique : c’est leur vie même qui est menacée par un code d’honneur qui ordonne à toute la famille, y compris à leur propre mère, de les tuer avant que leur “déshonneur” – qui entraîne celui de toute la famille – soit connu.
    Et même avec un vrai soutien familial, il est vrai qu’une grossesse précoce est pour une jeune fille une menace sur son avenir professionnel et peut-être un obstacle au projet de fonder plus tard une famille stable et heureuse.
    D’autres femmes enceintes se trouvent aussi dans une situation dramatique, quand une nouvelle naissance risque de détruire leur santé déjà fragile, de déséquilibrer la situation financière de la famille, déjà difficile, ou de provoquer la fureur de leur conjoint, au risque d’un divorce (il est aujourd’hui si facile de répudier son conjoint…) ou de mauvais traitements.
    Non, tant que l’on n’a pas connu l’une de ces situations et décidé de garder l’enfant contre vents et marées, on n’a pas le droit de mépriser celles qui choisissent ce qui leur est aujourd’hui présenté comme un “droit fondamental”, qu’elles pourraient exercer, non seulement pour éviter les malheurs qu’elles redoutent, mais même par simple caprice.
    Car dans sa grande compassion pour celles qui décident de mettre fin à leur grossesse et leur éviter tout regret, tout remords, le pouvoir politique a imposé un monstrueux mensonge : l’enfant qu’elles ont conçu n’existerait que dans leur imagination, ce qui grandit en elles serait une simple excroissance de leur corps, qu’elles seraient en droit de supprimer comme une verrue, sans plus d’arias. Ce n’est qu’une fois sorti de leur corps et ayant respiré seul que cette verrue, cet “amas de tissus” deviendrait, on se demande par quel miracle, un enfant à la minute suivant son expulsion du corps maternel, alors qu’à la minute précédente il n’existait pas. On peut aussi se demander par quel miracle cet “amas de tissus” pourrait avoir, dès l’instant de la conjonction des deux gamètes, un ADN (et une fois sur deux un sexe) différent de ce corps maternel dont il est censé n’être qu’une excroissance, comment il pourrait avoir un cœur qui bat à un autre rythme que le sien… D’où donc viendraient cet ADN (qui contient, dès cette minute, la totalité des informations que contiendra, à chaque instant de sa vie, l’ADN de l’homme ou de la femme qu’il est voué à devenir) ? Comment le corps d’une femme pourrait-il secréter des organes et hormones masculins ? Comment deux cœurs peuvent-ils battre dans le même corps sans être ceux de deux personnes distinctes ?
    Mais rien n’y fait et cet absurde mensonge officiel (digne de “1984”) n’empêche pas l’immense souffrance que ressent la grande majorité de celles qui, encouragées par les pouvoirs publics et privées de l’accès aux moyens d’éviter cette décision, ont décidé de mettre à mort celui ou celle que, quoi qu’on leur dise, elles considèrent au fond d’elles-mêmes comme leur enfant.

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