Bannière Salon Beige

Partager cet article

Europe : politique / Pays : Pologne

L’attaque de la Commission européenne contre la réforme de la justice en Pologne

L’attaque de la Commission européenne contre la réforme de la justice en Pologne

Résumé, chronologie et enjeux, par Patrik Regalski, auteur invité sur ECLJ. Voici la conclusion :

Dans ce conflit, la Commission européenne, gardienne des traités, interprète la phrase « les États membres établissent les voies de recours nécessaires pour assurer une protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union » comme conférant aux institutions de l’UE un pouvoir sur l’organisation et le fonctionnement des institutions judiciaires nationales. Ce pouvoir serait supérieur à celui des cours constitutionnelles nationales. De la même manière, la mention de l’État de droit parmi les valeurs visées par l’article 2 du Traité sur l’Union européenne est invoquée par la Commission en soutien de sa prétention à exercer un contrôle direct sur le respect de l’État de droit. C’est particulièrement vrai vis-à-vis de la Pologne et de la Hongrie depuis que ces pays sont dirigés par des conservateurs dont les idées ne correspondent pas toujours à celles dominantes à Bruxelles. Et puisque l’article 7 permet difficilement de sanctionner un État membre qui ne respecterait pas l’interprétation que la Commission européenne fait de ces valeurs énumérées à l’article 2, celle-ci s’efforce d’obtenir de la CJUE qu’elle étende sa compétence au contrôle du respect de l’État de droit dans les pays membres. Mais comme cela ne suffit pas pour faire plier Varsovie (et également Budapest), la Commission européenne, soutenue par le Parlement européen, cherche en outre, depuis deux ans, à introduire dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’Union – et aussi désormais dans le plan de relance négocié pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de COVID-19 – un mécanisme conditionnant le versement des fonds européens à l’appréciation par la Commission européenne du respect par chaque État membre de l’État de droit et des valeurs évoquées à l’article 2 du Traité sur l’Union européenne. Ce serait une autre manière de contourner les conditions strictes prévues pour sanctionner un pays sous le régime de l’article 7. Sans attendre la mise en place d’un tel mécanisme, la Commission européenne exerce déjà de fait un chantage aux fonds européens contre les collectivités locales polonaisesqui s’opposent à l’idéologie LGBT, ce qui illustre très bien à quoi pourrait servir le conditionnement des fonds européens au respect de « l’État de droit ».

C’est pourquoi le conflit qui oppose aujourd’hui Bruxelles à Varsovie concerne en fait tous les Européens.

Partager cet article

5 commentaires

  1. Chaque jour nous révèle un nouvel aspect de la perversité des technocrates bruxellois qui, bien que non élus, se prétendent supérieurs aux élus des nations.
    Avec un pantin comme JUPITER, ça passe, mais avec des “petits” pays comme la Pologne ou la Hongrie (mais pas qu’eux), les scénarii ne se déroulent pas sans accroc…

    • La Pologne n’est pas un petit pays, la Hongrie davantage, mais en fait ces deux pays sont grands parce que leurs dirigeants respectifs ont le courage de défendre les droits souverains de leurs Etats. Si l’UE leur ôte leurs avantages, ils quitteront l’UE. Ce n’est pas comme pour la France avec Macron qui n’a que des inconvénients à faire partie de l’UE et qui s’accroche malgré tout. De plus la Pologne ne fait pas partie de la zone euro et est tellement imbriquée dans l’OTAN, qu’elle ne risque pas grand chose.

  2. Le gouvernement polonais, issu du Parti
    “Droit et Justice” élu depuis 5 ans, fait face aux attaques régulièr des technocrates bruxellois. Réélection du Président Andrzej Duda ce dimanche affirmera que c’est le Peuple Polonais avec ses représentants démocratiquement élus, qui décident de son avenir.

  3. La leçon intéressante à retenir est l’importance du secteur judiciaire dans la lutte mondialiste: la réforme polonaise affaiblit sensiblement le pouvoir de nuisance des groupes occultes qui la noyautent.
    On le savait (CEDH, etc…) mais cette attaque révèle son importance dans leur organisation.

  4. ces gens qui refusent une immigration débridée, qui continuent à se conformer à leurs traditions ancestrales, à ne pas se suicider, quel toupet antiprogressiste!

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services