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Pays : Allemagne

L’art sans Dieu se détourne de la culture

Les propos du Cardinal Meisner sur l’art contemporain, qu’il a qualifié de "dégénéré", ont provoqué une polémique destinée à détourner le débat. Le Cardinal regrette ce malentendu et a explicité sa pensée :

"L’homme est grandement perverti lorsqu’il perd de vue l’identification à Dieu. Il devient de ce fait sans-Dieu, voire anti-Dieu, comme nous l’avons vécu d’effroyable manière dans l’Histoire du XXe siècle en Europe".

"Là où la culture, la civilisation, n’est plus liée au culte, à la vénération de Dieu, le culte devient ritualisme, et la culture subit d’importants dommages".

Mgr Meisner n’en est pas à ses premières déclarations tonitruantes : en 2005, il avait rapproché l’avortement et l’euthanasie des crimes commis par Hitler et Staline.

Michel Janva

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9 commentaires

  1. Il semblerait que les déclarations du cardinal soient dues au fait qu’il n’apprécie pas du tout les nouveaux vitraux de sa cathédrale de Cologne. Il préfère l’art figuratif à l’art abstrait… Mais pourquoi dénigrer systématiquement l’art contemporain ?
    [Pour ceci sans doute : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/09/les-mirages-de-.html
    MJ]

  2. Et combien il a eu raison, sur les deux sujets

  3. Les généralisations sont presque toujourstrompeuses et fausses.
    Que certaines personnes ou idéologies utilisent actuellement l’art pour promouvoir leurs idées, certes.
    L’histoire le l’art est remplie de ce genre d’utilisations, et pas uniquement actuellement.
    Il me semble donc tout à fait réducteur, et assez révélateur d’une grande fermeture d’esprit que de condamner “en bloc” l’art contemporain dans son ensemble.
    Qui pourrait prétendre que l’oeuvre de Messiaen n’est pas pleine de spiritualité?Peut-on affirmer que ses “Trois petites Liturgies de la présence divine” sont dénuées de sacré?
    Combien de compositeurs, dans toute l’histoire de la musique ont écrit une oeuvre “profane” aussi religieuse et sacrée que son opéra “Saint François d’Assise”?
    Ah oui, il y a probablement Poulenc, avec son célèbre “Dialogue des Carmélites”… Mais Poulenc peut lui aussi être considéré comme un musicien contemporain! (Le dialogue a été créé en 1957. C’est donc contemporain!)
    Plus recemment, la “Symphonie du millénaire” était elle séparée du sacré? certainement pas!
    Alors pourquoi s’acharner “par principe” ou simplement par goût contre la musique contemporaine qui a pourtant fourni selon moi les pages les plus contemplatives de la musique sacrée!
    [Lisez l’ouvrage dont j’ai fait la recension ci-dessus : il ne s’agit pas de condamner l’art profane, mais l’art qui nie la réalité, le réel. MJ]

  4. Monsieur Janva…
    Vous ne pouvez vous empêcher d’ajouter un commentaire… mais nous parlons tous ici d’art CONTEMPORAIN!!! Je ne parlais pas particulièrement d’art profane, mais d’art contemporain, qu’il soit profane ou non.
    IL est souvent dit dans nos milieux catholiques que l’art contemporain nie le sacré, qu’il manipule les esprits. Je vous rappelle simplement que c’est tout à fait faux, qu’il peut être très profond religieusement parlant, même pour des oeuvres dites profanes!
    Il y a toujours eu des oeuvres qui “nient le réel” comme vous dites ou qui s’éloigne de Dieu. Ce n’est pas une question d’époque.
    Exemple: Selon moi, le Requiem de Mozart est moins lié au sacré que le Lux Æterna ou le Requiem de György Ligeti. Quand à celui de Verdi, même s’il est très beau, il n’exprime rien de sacré!
    En effet, Mozart exprime la douleur, la tristesse et surtout l’effroi de la mort. L’espoir, l’attente de Dieu sont selon moi absente de l’oeuvre.
    Par contre, Ligeti a très bien réussi à créer une musique qui semble hors du temps, pleine de gravité, de questions, et de serenité.
    Il ne me semble pas que tout cela soit “dégénéré” ou que cela nie le réel.
    Après vous pouvez ne pas aimer! mais c’est une affaire de goûts, pas une affirmation.
    [Lisez plutôt l’ouvrage que j’ai mis en exergue plutôt que de me faire dire ce que je n’ai pas écrit. Et il n’y a pas “toujours eu” des expositions de laideur subversives, pornographiques appelées “art”. MJ]

  5. Monsieur Janva.
    Avez vous déjà entendu parler de la chapelle sixtine? Pourquoi des voiles ont-ils été ajoutés sur les personnages? N’était-ce pas à cause d’un manque de pudeur? 😉 [Personnellement, je trouve que cet habillage n’a pas lieu d’être. Et ça n’a rien à voir avec le porno, que vous ne semblez pas connaître, mais c’est tout à votre honner. MJ]
    Les première oeuvres musicales romantiques n’étaient-elles pas jugées obscènes?
    Quand à la pornographie dans l’art, je suis le premier à le condamner.
    Il me semble que l’art contemporain ne se limite pas à des oeuvres qui “exposisent des laideurs subversives, pornographiques”!
    Quand au livre que vous exposez, j’en ai lu de larges présentations, qui me laissent à penser qu’il y a également une tendence à la généralisation facile, même si le fond me parrait tout à fait juste si l’on considère une petite partie de la production artistique actuelle. Jai bien dit “une petite partie”. Je le lirai peut être un jour.
    Soyons honnêtes: L’avez-vous réellement lu vous-même ? [Non, mais j’ai eu l’occasion d’entendre l’auteur plusieurs fois. MJ]
    (Je me doute que ce message passera par la censure! 😉 ) [Ben vous vous trompez. Dommage. MJ]

  6. Tout-à-fait d’accord avec Michel Janva.
    Ce dont il est question ici, c’est de l’art contemporain dans toute sa “splendeur”. Du genre la machine à caca, le préservatif géant, les expositions scatologiques, etc.
    On a le droit d’aimer ou non Poulenc ou Maessien. Leur musique – en dépit du fait que je les trouve particulièrement insupportables – ne sont néanmoins en rien comparables à la Kulture officielle subventionnée par nos politiques et qui fait l’apologie du sordide et du laid.

  7. Merci Xtophe de préciser ENFIN qui si certaines “oeuvres” contemporaines sont effectivement sordides et immorales, il est faux de vouloir généraliser à tout l’art contemporain.
    Merci! 😉
    [Mais il n’y a que vous qui avez parlé de généralisation. MJ]

  8. @ Lecteur : “…il ne faut pas généraliser” écrivez-vous; çà aussi fait partie des tabous de notre époque; on voit où on en est arrivé avec la pensée New Age, à force de ne rien vouloir “généraliser”: au chaos “général”, à la disparition progressive de la pensée critique (lisez Finkielkraut).
    Et vous ne pourrez pas m’empêcher de préférer l’esthétique de ND de Paris (“art contemporain” du XIIIéme siècle) à celle de la cathédrale d’Evry (art contemporain fin XXéme). Ceci posé, la dimension spirituelle de l’architecture de la cathédrale d’Evry (?)dépasse peut-être celle de ND de Paris , je serais bien en peine de porter un jugement là-dessus, n’étant ni architecte ni théologien.

  9. Il ne faut pas confondre l’art contemporain et l’art d’aujourd’hui. L’art contemporain, cette chose vieille d’un siècle, n’est pas de l’art. Et l’on peut tout à fait le dire en général ; vu l’homogénéité, le conformisme obsédant, des productions estampillées “art contemporain”. Du point de vue de l’art, l’art contemporain est un simulacre d’art, un désert stérile où s’ébat une population privée de tout talent artistique. Ils se font appeler “plasticiens” parce qu’ils ne savent rien faire. Amusez-vous à interroger à la manière socratique leur chef de file, Andy Wahrol, en lui demandant quel son art… je trouve : “retoucheur des photos que d’autres prennent de célébrités”. Interrogez pareillement Koons, Ben, Cattelan, et tous les autres, vous obtiendrez des résultats similaires, où à chaque fois le simulacre est dévoilé.

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