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France : Société

L’Armée française peine à recruter

L’Armée française peine à recruter

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Lors de la dernière réunion du 15 mai, de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, son président, Christian Cambon, a donné quelques détails concernant un rapport d’exécution daté du 15 avril. Il retrace les livraisons, travaux et recrutements effectués en application de la loi de programmation militaire (LPM). “Pour les recrutements, le rapport met en évidence un déficit de 583 emplois depuis le 1er janvier 2019”, indique Christian Cambon avant de préciser qu’aucun groupe militaire n’échappe à la disette. “Il manque 100 recrutements d’officiers (…) 300 sous-officiers, dont deux tiers dans l’rmée de l’Air et un tiers dans la Marine (…) et il manque 150 militaires du rang (soldats spécialisés dans un domaine comme la conduite de chars, l’électricité, le secrétariat… NDLR)”. Le déficit d’effectif en est arrivé à un tel point qu’il a permis de dégager 214 millions d’euros pour financer le surcoût des opérations intérieures et extérieures de 2018.

Mais d’où vient ce manque de bras ? L’armée française peine tout simplement à compenser les départs de ses effectifs, que ce soit les démissions, les détachements – changement temporaire d’unité ou nouvelle affectation-, les ruptures de contrats ou encore les départs à la retraite. Ces difficultés résultent essentiellement “d’un problème d’attractivité de nos armées dans un environnement de plus en plus concurrentiel avec le secteur privé”, explique toujours le sénateur Christian Cambon. Un constat qu’il n’est pas le seul à déplorer…

Auditionné par une commission de l’Assemblée nationale en octobre 2018, le chef d’état-major de la Marine s’inquiétait déjà qu’après “les avoir formés, les marins soient démarchés et débauchés par les grandes entreprises civiles de l’aéronautique, de l’énergie et du transport”. Un an plus tôt, en octobre 2017, et devant cette même commission, le chef d’état-major de l’rmée de l’Air déplorait que “70% des militaires du rang fusilier commando n’arrivent pas au terme de leur premier contrat” et que “chez les spécialistes des systèmes d’information, nous ne parvenons à recruter que 60% du personnel requis”. Quant à l’armée de Terre, elle peine à attirer et garder des mécaniciens pour lesquels l’attrait du monde civil reste fort pour ceux tentés par davantage de stabilité.

Finalement, Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, a estimé lors de la dernière réunion du 15 mai que ce déficit d’effectif “remet en cause la capacité du ministère à remonter en puissance” et que “des changements organisationnels seront sans doute nécessaires”. Il compte évoquer ce sujet avec la ministre des Armées, Florence Parly, puisque la loi de programmation militaire prévoit un rendez-vous avant le 30 juin.

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6 commentaires

  1. Ce serait plutôt l’atmosphère qui y règne qui fait fuir les candidats…

  2. Pas faux même s il faut aller au-delà car c est un sacerdoce que d être militaire . Quand je jugeais qu un officier n agissait pas comme il aurait fallu ( en ce comportant plus comme un civil deguisé qui ne veut pas de vague pour son avancement personnel mais ce fut loin d être une majorité, heureusement !) je ne voyais que son statut d officier ( honneur, force et courage devant ses subordonnés ) et le respectais en tant que tel sans trop m apesantir sur sa personnalité. Sinon, il faut changer de crèmerie .

  3. Par rapport à la photo et ce n est qu un aparté mais j espère qu au prochain 14 juillet , à son passage , on se retournera pour montrer qu il est indigne. Je ferme la parenthèse, par rapport au sujet .

  4. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre. Il n’est qu’à regarder leurs salaires minables. A commencer par, disons, un caporal. Ajoutez la précarité car ils sont en permanence sous contrat. Pour “être de carrière” je crois qu’il faut arriver à adjudant ou adjudant-chef. Je crois même que les bugs de leur logiciel de paye n’est toujours pas réglé. Ajoutez à cela des matériels en mauvais état – tout le monde n’appartient pas au commando Hubert – des casernements vétustes et tuti quanti … Comment voulez donner envie aux jeunes de s’engager ?
    Enfin, il faut tenir compte du fait que les jeunes – et là ils n’y sont pour rien – ne reçoivent plus aucune éducation et/ou formation civique les rendants amoureux et fiers de leur pays. Je dirais même que c’est le contraire. Qui plus est, combien avons-nous de jeunes, pourtant français, qui n’ont rien à voir avec la France et qu’ils le disent ?…. (sans commentaire).
    Pour recruter, cela va être de plus en plus dur.

  5. A mon époque, pas de problème de recrutement : c’était le service militaire (pour les garçons, bien sur !) qui remplissait les casernes.

    L’ambiance était bonne, à deux exceptions près : mai 68, qui nous a privés de permissions, les camions étant garés devant les bâtiments, pleins faits, prêts à partir (mais l’ordre n’est jamais venu), et une forte tête au mauvais esprit dans mon effectif (il passait son temps aux arrêts).

  6. Je vous signale qu’elle recrute extrêmement mal et de manière violant les règles et lois existantes en discriminant à l’embauche en fonction de l’âge par exemple. Des personnes âgées sont demandeuses de servir et pourraient le faire efficacement à des postes sédentaires de coordinations ou localisés en retraits pour le soutien logistique. par ailleurs être âgé implique connaissances nombreuses, approfondies et expériences longues dans différents domaines qui peuvent servir ! Mais voilà, passé 25 ans, on est trop vieux ! Alors 72… C’est complètement insensé comme lre reste dans la fonction publique; mais il y a pire ces recrutements présupposent de partir du bas de l’échelle et de faire “carrière” ensuite. C’est stupide. A de certains moments de la vie on peut diriger à tous les niveaux, de sergent à général, et on devrait être recruté en fonction de ce que l’on peut faire immédiatement après simplement une adaptation. Bref, il faudrait penser LIBRE et EFFICACE et non sclérose fonctionnaresque !

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