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France : Politique en France

L’APL et la demi-part fiscale ne sont pas des niches fiscales

Lu sur Liberté politique :

"la famille se retrouve à nouveau sur le sellette. En effet, le gouvernement envisagerait d’interdire le cumul entre la demi-part fiscale pour un enfant étudiant à charge et le bénéfice de l’aide au logement dont ce dernier pourrait bénéficier. Cette réforme ne semble pourtant correspondre à aucune réalité. Déjà privées d’allocation familiale, ces familles devraient également renoncer au quotient familiale sous prétexte que lorsqu’un enfant quitte le foyer, il ne serait plus à la charge de ses parents.

Le bon sens tend cependant à prouver le contraire. A l’heure des études secondaires, la délocalisation est parfois nécessaire pour permettre à l’enfant de réaliser son projet professionnel mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est plus une charge pour ses parents qui doivent payer à la fois sont nouveau logement et ses frais de scolarités (qui nous le savons bien peuvent être très élevés). […] Certes la réforme des aides sociales est un chantier nécessaire pour le gouvernement, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut que cela se fasse sans discernement, en supprimant les aides là où elles se trouvent sans considérer les réalités et les enjeux qu’elles représentent."

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8 commentaires

  1. Si nos hommes politiques étaient gouvernés par le bon sens, cela se saurait…

  2. Est-ce qu’on va retirer la demi part aussi aux parents des étudiants boursiers ?
    La justice serait plutôt le chèque scolaire ou le crédit d’impôts pour les étudiant en école privée : tout le contraire !
    Pauvres familles nombreuses !

  3. Au risque de m’attirer les foudres de mes amis lecteurs du salon beige je pense que si nous vivons dnas un pays mortifère et promoteur des lois anti-vie nous vivons aussi dans un pays où les familles et particulièrement les familles nombreuses sont bien loties et aidées. Sans doute pas assez mais bien mieux que chez la plupart de nos voisins européens.
    [Et ? Toute l’Europe connaît un hiver démographique. MJ]

  4. @ Benoît
    Vous avez raison au premier degré : les familles (au sens de la loi, c’est à dire toutes les formes de parentalité…) présentes en France (et non les familles françaises au sens normal de la filiation et nationalité) sont très aidées en France, puisque la politique familiale a été confondue avec la politique de redistribution sociale : les allocations diverses s’accumulent et se cumulent.
    Mais vous négligez l’autre face de la médaille : les prélèvements écrasants qui frappent les familles et essentiellement les ”vraies ” familles et encore plus principalement les ”vraies familles françaises”, celles qui paient le plus, et reçoivent le moins, alors qu’elles assument l’essentiel du renouvellement des générations et du financement des générations qui font des études post bac.
    Tant et si bien qu’en réalité le socialisme étatique jacobin étouffe les familles comme les PME et TPE, par des charges et impôts dont le cumul est le plus élevés d’Europe, ceci d’autant plus que ces prélèvements massifs ne ciblent environ que 30% de la population.

  5. @Benoit
    Ce que je trouve le plus discriminant pour les familles nombreuses ce n’est pas tellement le montant des aides directes que l’Etat leur verse, mais plutôt l’absence d’un deuxième salaire. Or toute notre société est organisée autour du modèle unique d’un foyer à double salaire.
    Ce qui influence le plus les comportements n’est pas tant le montant absolu des revenus, mais la comparaison de son train de vie avec celui des autres foyers de même catégorie socio-professionnelle. Et là quand les pères des familles nombreuses avec mère obligatoirement au foyer se comparent à leurs collègues.. ca “fait mal” !
    Et puis j’aimerai bien savoir combien la société dépense réellement, directement et indirectement, pour favoriser ainsi le travail des femmes (crèches, aides à la garde des enfants, centres sociaux et autres animations gratuites pour occuper les enfants seuls en vacances, coût de l’échec scolaire, de l’augmentation du chômage, certaines aides sociales plus élevées si deux salaires, crédit d’impôt pour services à domicile, etc…) ; sans parler de l’absence de retraite des mères au foyer.

  6. @ JCM
    Concernant les parents des étudiants boursiers, oui, on leur retirera leur demi part.
    Ce faisant , leurs enfants ne seront plus forcément boursiers, puisque leur parents changeront de tranches d’imposition.
    Pour l’état, cette augmentation des recettes diminuera dans le même temps le nombre de boursiers, donc la dépense…
    Astucieux non ?

  7. Autrefois (il y a 40 ans ? 50 ?), il y avait une part par enfant à charge, et c’était parfaitement normal : si les revenus du père font vivre 6 personnes par exemple, chacun bénéficie d’un sixième des revenus et non d’un quart.
    De plus, très souvent (sauf dans les familles qui feraient des enfants uniquement pour toucher beaucoup d’allocations famliliales, et les laissent ensuite faire ce qu’ils veulent), les enfants et ados coûtent beaucoup plus cher à entretenir qu’un adulte.
    C’est donc un devoir de justice de rétablir une part pour chaque personne qui vit dans une famille.
    Ce serait bien que nos évêques, si épris de justice sociale, prenne fait et cause pour cela…

  8. Pour la poursuite d’une politique familiale.
    A compter de septembre 2011, l’aide personnalisée au logement dont bénéficient les étudiants ne pourra plus être cumulée avec la demi-part fiscale déclarée par les parents, Quelque 535.000 ménages devront désormais choisir la solution la plus avantageuse. (70% des foyers concernés conserveront l’APL, plus intéressante financièrement”, annonce le secrétaire d’Etat au Logement).
    Le maintien de la demi-part fiscale est une mesure de politique familiale et non une mesure sociale. C’est pourquoi, nous sommes opposés à sa mise sous conditions de ressources. Le choix d’une politique familiale nataliste basée sur une incitation fiscale valorisant le travail est un des piliers de notre société.
    Il faut savoir qu’en moyenne le premier soutien financier des étudiants reste leur famille. 34 % des ressources des étudiants proviennent de leur famille, à cela il faut ajouter toutes les aides directes (vêtements, meubles ….). Nous parlons donc bien de familles qui investissent pour la société dans l’augmentation des futures ressources de l’état.
    L’ALS et l’APL sont deux dispositifs d’aide aux logements qui permettent à des étudiants d’accéder au parc privé de logement. Sans cette aide, ils ne pourront plus accéder au parc privé et donc ils se retourneront vers les logements CROUS et la pression politique en faveur de plus de logements CROUS augmentera les charges de l’état. Encore une fois le choix de diminuer, la compensation d’une distorsion de concurrence faite aux bailleurs privés par la subvention des bailleurs sociaux d’état, ne correspond pas à un idéal social d’une économie de marché évoluant dans une concurence libre sans monopole d’état (en dehors de ses fonctions régalienne)
    En s’attaquant à trois des piliers de base de notre société, cette mesure qui n’économise que 80 millions d’ici à 2012 portant sur 534 000 ménages essentiellement de la classe moyenne est un suicide politique tant d’un point de vu électorale qu’idéologique.
    C’est pourquoi nous lançons une pétition d’initiative populaire à l’attention du président de la république afin qu’il revienne sur sa décision que nous jugeons antifamiliale et anti libérale.
    http://www.mesopinions.com/Non-a-la-fin-du-cumul-de-la-demi-part-fiscal-avec-l-APL–petition-petitions-012f73f47ba03f12e188aac24b3afb34.html

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