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Bioéthique

L’agence de biomédecine devient un “biopouvoir”

B Pierre Le Coz, vice-président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et Emmanuel Hirsch, directeur de l'espace éthique de l'AP-HP, publient dans le Quotidien du Médecin une tribune manifestant leur inquiétude devant le pouvoir démesuré de l'Agence de la biomédecine (ABM). Pierre Le Coz affirme avoir été censuré sans explication alors qu'il indiquait qu'il regrettait que le gouvernement n'ouvre pas la voie à la conservation autologue de sang placentaire. Cette voie pourrait être une alternative à la transplantation d'organes et à la recherche sur l'embryon. Il estime que la censure dont il a fait l'objet pourrait être le fait de l'Agence de la biomédecine qui pilote aujourd'hui l'ensemble du réseau de sang placentaire français, lequel regroupe les banques publiques de sang de cordon.

Emmanuel Hirsch s'inquiète d'une évolution proposée par le projet de révision de la loi de bioéthique qui doit être présentée au Parlement début 2011 :

"Plutôt que de préserver dans un domaine aussi sensible la valeur du débat démocratique, on semblerait s'orienter vers la fixation d'une loi-cadre reprenant quelques grands principes. Ce serait alors à l'Agence de la biomédecine que serait confiée en fait la responsabilité globale des questions de bioéthique. Quand on connaît la complexité des situations induites par l'innovation médicale, une telle délégation d'autorité surprend et inquiète".

Ils protestent devant l'émergence de ce "biopouvoir" qui "gère les corps, les organes, les tissus, les cellules, les spermatozoïdes, les ovocytes, les gènes, les embryons surnuméraires…"

"il ne s'agit de rien moins que d'un dispositif biopolitique multiforme et tentaculaire, redoutablement bien organisé, avec ses antennes hexagonales, ses délégués prêts à débarquer dans des réunions d'éthique sans y être conviés".

"les chercheurs eux-mêmes s'interrogent sur les diktats souvent discutables des instances d'expertise de l'Agence de la biomédecine, sans oser pour autant rendre publique leur désapprobation tant ils en sont dépendants dans l'exercice de leur activité. Un tel arbitraire interpelle, y compris les professionnels les plus respectueux des principes d'un Etat de droit".

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