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Culture de mort : Euthanasie

L’ADMD manipule l’opinion

Anesthésiste-réanimateur, Louis Puybasset dirige depuis douze ans le service Neuroréanimation chirurgicale à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris. Dans son livre "Euthanasie, le débat tronqué", publié en février, il s’oppose à la légalisation de l’euthanasie. Il explique à Egora :

"J’ai décidé de l’écrire quand j’ai vu que l’ADMD (Association du droit à mourir dans la dignité) manipulait l’opinion publique en utilisant les histoires dramatiques de malades cérébrolésés comme les cas de Vincent Humbert ou d’Hervé Pierra pour revendiquer un droit à la mort, alors que ce droit n’aurait jamais pu s’appliquer à ces patients là. Par définition, l’injection létale ne concerne pas les malades incompétents. Je me suis alors rendu compte que le même mot "euthanasie" servait pour évoquer toutes ces situations cliniques, pourtant bien différentes. Il y avait une telle simplification dans les médias que cela ne correspondait plus du tout à la médecine qu’on faisait. J’ai donc voulu classer les cas médiatisés, entre les malades compétents ou non compétents, dépendants ou non dépendants, etc…  Pour faire réapparaitre la complexité des choses, loin des fantasmes et des caricatures. […]

[C]’est vraiment nul d’avoir politisé cette question. C’est un très mauvais thème de clivage car c’est un sujet qui touche à l’intime et nécessite du temps. Plus on le politise, plus on le radicalise et plus les positions sont tranchées donc fausses. On  savait très bien que l’ADMD allait profiter des élections présidentielles pour remettre ça sur le tapis. Ce qui est extrêmement décevant, c’est que le Parti Socialiste ait embrayé sur leur position en faisant fi de tout le travail de Léonetti, qui avait pourtant réalisé 150 auditions. De la part de la gauche, c’est carrément de l’indigence. Ils  n’ont consulté aucun médecins et n’ont pas l’accord des sociétés savantes. Il ne faut pas jouer avec l’essentiel. On ne peut pas mettre dans la balance des mois et des mois d’expertise et un seul homme politique qui écrit dans son programme que la loi est là pour suivre l’évolution de la société et qu’il faut donc la modifier."

À tous les lecteurs du Salon Beige en France, j’irai droit au but : pour poursuivre son travail le Salon Beige a besoin de vos dons. Le combat culturel que nous menons est violent et nos opposants disposent de moyens infiniment plus importants que les nôtres. Nous sommes en permanence ciblés par des personnes et des groupes qui savent utiliser l’argent, les médias et … la justice pour nous combattre et nous détruire.

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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3 commentaires

  1. Et “l’euthanasie passive” n’est-ce pas aussi une sinistre manipulation de l’opinion ?

  2. Bien dit, cher monsieur !

  3. La loi Leonetti est d’une totale intelligence. J’en ai fait la récente expérience. Mon père est mort dans le respect. Nous avons invoqué les textes et parlé avec l’équipe médicale qui nous a parfaitement entendus, n’a engagé aucune investigation, aucun traitement “déraisonnable” pour un cancéreux arrivé au bout du bout de sa résistance. L’euthanasie est un faux débat: il suffit que cette loi, qui suffit amplement, soit appliquée avec discernement. Il y a une différence entre respecter, accompagner, dispenser des soins palliatifs et injecter des doses léthales pour tuer sciemment. Je suis désormais opposé à la seconde option, après avoir été moi aussi manipulé par les débats simplistes.

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