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Culture de mort : Euthanasie

Les pro-euthanasie avaient anticipé l’affaire Vincent Lambert dès… 1984

Dans cet article datant de 2008, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, annonçait déjà que la question de l'alimentation pourrait faire basculer la loi Leonetti vers l'euthanasie. Deux extraits particulièrement percutants :

"Cette "brûlante" question de l’arrêt de l’alimentation artificielle est, depuis longtemps, un des leviers des militants pro-euthanasie. Ainsi, en septembre 1984, lors de la Vème Conférence mondiale des associations "pour le droit de mourir dans la dignité", l’australienne Helga Kube indiquait déjà la marche à suivre pour aboutir à la légalisation de l’euthanasie : "si nous pouvons obtenir des gens qu’ils acceptent le retrait de tout traitement et soin, spécialement l’arrêt de toute nutrition, ils verront quel chemin douloureux c’est de mourir et accepteront alors, pour le bien du malade, l’injection létale"."

Et Pierre-Olivier Arduin de décrire la situation d'Hervé Pierra, qui n'est pas sans rappeler celle de Vincent Lambert :

"A peine la loi Leonetti est-elle promulguée, le 22 avril 2005, que les époux Pierra demandent le retrait de la sonde d’alimentation de leur fils, désormais donc considérée comme un traitement qu’il est possible d’arrêter. L’équipe médicale refuse d’abord, à plusieurs reprises, rappelant que "l’alimentation assistée relève d’un soin de confort et non d’un traitement" et que "la débrancher équivaudrait à une euthanasie". Après 14 mois de confrontation, c’est finalement le Dr Régis Aubry, président du Comité national du développement des soins palliatifs qui, répondant favorablement à la demande des parents, permettra qu’on débranche Hervé. Comme Terry Schiavo décédée le 31 mars 2005 aux Etats-Unis, Hervé Pierra mettra six jours pour mourir de faim dans d’atroces convulsions."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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7 commentaires

  1. Revenir à la charge incessamment pour obtenir toujours un peu plus…
    C’est la technique des vagues qui frappent la digue et petit à petit, imperceptiblement, la fragilisent jusqu’au jour où la digue s’effondre.
    Et le jour où la digue est effondrée cela ne parait “pas si grave”, “le monde ne s’est pas arrêté de tourner” etc.
    Et puis arrive la tempête…
    Les dégâts sont considérables, des vies anéanties et des morts atroces.
    Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas dit : NON !
    Simplement DIRE ! NON !
    “si nous pouvons obtenir des gens qu’ils acceptent…”
    Et vous vous n’avez pas dit : NON !
    Relisez bien !

  2. Machiavélique au sens propre du terme, l’horreur absolue.

  3. Il existe une différence fondamentale entre donner la mort DOUCE a quelqu’un qui ne peut plus vivre car son corps est fichu et qu il le fait affreusement souffrir comme par exemple CHANTAL SEBIRE et donner la meme mort d office a quelqu un qui ne peut pas exprimer son souhait , qui ne souffre pas et dont on peu supposer a titre conservatoire qu il demanderait a ce qu on continue les soins dans l espoir d un réveil prochain. […]
    [Le respect de la vie jusqu’à la mort naturelle est un point non négociable de la Doctrine sociale de l’Eglise, quel que soit le souhait de la personne. Par ailleurs, administrer des calmants pour soulager une douleur insupportable, même si cela risque d’entraîner la mort, n’est pas considéré comme un geste euthanasique et est autorisé par la loi Leonetti. Chantal Sébire n’était pas dans cette situation car elle n’était pas en fin de vie.
    L.T.]

  4. La question du sens de l’alimantation artificielle est en effet fondamentale : si elle est considérée comme un traitement disproportionné témoignant d’une obstination déraisonnable, et donc d’un acharnement thérapeutique, en regard de la qualité et de l’espérance de vie d’un sujet en état végétatif ou “paucirelationnel”, alors les 1072 lits hospitaliers dévolus en France à cet état pathologique spécifique pourront être très prochainement libérés pour d’autres soins. Les enjeux économiques sont majeurs , mais plus encore l’enjeu des soins palliatifs dits ” de confort ” dont la signification peut alors être remise en cause. Jouer sur le ressort émotionnel dans un débat public simplificateur est dangereux: c’est bien sûr la porte ouverte à l’euthanasie de confort.

  5. “Hervé Pierra mettra six jours pour mourir de faim dans d’atroces convulsions.”
    Et on nous annonce une avancée humanitaire…
    Quelle absurdité, quelle dérision, quel cynisme, quelle SAUVAGERIE !
    Mengele en a rêvé, Hollande va le faire.

  6. Comme je l’écrivais il y a cinq ans à propos de la loi Léonetti, dans l’arrêt d’alimentation “Il y a à la fois assassinat (meurtre avec préméditation) et mensonge hypocrite (je ne tue pas, je laisse mourir).
    Or ce genre de mort lente est épouvantable, surtout lorsqu’à la privation de nourriture on ajoute (USA, Italie) la privation d’hydratation”
    Un nouvel aspect de la Terreur à l’ordre du jour.

  7. J’ai lu, je ne sais plus ou, que Vincent Lambert avait survécu 31 jours après avoir été débranché de l’alimentation et sa réalimentation.
    Si ce n’est pas faire décéder de faim, il faut m’expliquer ! !

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