Bannière Salon Beige

Partager cet article

L'Eglise : Le Vatican

La vision catholique des droits de l’homme n’exclut pas Dieu

M Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a souligné que la "vision catholique" des droits de l'homme intègre "la totalité des dimensions constitutives de la personne humaine" et notamment "sa relation à Dieu". Cette conception n'est pas la même que la vision "individualiste" des droits de l'homme dans laquelle 

"la revendication des droits de l'homme s'est transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de transcendance".

Dans Présent du 5 décembre, Jean Madiran soulignait "l'initiative téméraire" de ce cardinal, qui a voulu faire du 10 décembre la date historique où le Saint-Siège célébrerait le soixantième anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme par l’ONU, autrement appelés "Droits de l'homme sans Dieu" (DHSD). En effet, poursuit Madiran,

"Ce sont les devoirs de l’homme envers Dieu qui fondent et protègent les véritables droits de l’homme ; et leur véritable déclaration est dans le Décalogue. Ces devoirs, et les droits qu’ils assurent, sont parfois analogues mais le plus souvent contraires à ceux des DHSD."

La précision du Cardinal Martino est donc bienvenue.

Michel Janva

Partager cet article

2 commentaires

  1. “leur véritable déclaration est dans le Décalogue” pourtant il me semble que le décalogue résume que les principaux droits naturels de l’Homme.

  2. l est intéressant de se replonger dans une des sources fondamentales de cette Déclaration des Droits de l’Homme : la Déclaration d’Indépendance américaine.
    Le préambule de Jefferson dit ceci :
    “Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.”
    Il n’oublie pas le Créateur. Il n’oublie pas la vie. Il n’oublie pas la liberté. Il n’oublie pas le bonheur.
    Or le bonheur ultime ne peut être individuel. Il passe forcément par une transcendance.
    http://beninews.canalblog.com/archives/2008/12/10/11693222.html

Publier une réponse