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Histoire du christianisme

La résistance catholique au nazisme

C'est le thème d'une homélie donnée par l'abbé Pellabeuf à l'occasion du 8 mai. Extraits :

"Venons-en à la France, en commençant par l’attitude de l’épiscopat français. Dés 1940, le Cardinal Gerlier, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules, dénonçait les conditions de vie inhumaines faites aux Juifs étrangers internés dans des camps après s’être réfugiés dans notre pays. Plus tard, il faut mentionner Monseigneur Petit de Juleville, Archevêque de Rouen, qui entre autres préféra saborder son bulletin diocésain plutôt que de le laisser servir la propagande ennemie. Après la guerre, il fut créé Cardinal. Certains se demandent peut-être pourquoi Pie XII n’a pas fait cette nomination pendant la guerre elle-même. La réponse est simple: il n’est pas dans les habitudes du Pape de désigner les victimes à leurs bourreaux. Un autre fut créé Cardinal après la guerre: Monseigneur Salièges, archevêque de Toulouse. Il avait dénoncé l’idéologie nazie, on tenta de l’atteindre, d’abord en faisant le vide dans son entourage. La police allemande disait de Monseigneur de Solages, Recteur de l’Institut Catholique de Toulouse: « Un seul de ses textes nous fait plus de mal qu’un attentat à la grenade. » Monseigneur de Solages fut déporté, tout comme Monseigneur Théas; l’abbé de Noroy fut condamné à mort. Malgré ces coups, Monseigneur Salièges continuait à résister, imprimant ses textes en secret pour échapper à la censure. Beaucoup connaissent ces faits. Mais on ignore généralement que cet Archevêque de Toulouse, en 1940, était à peu près complètement paralysé depuis le début des années trente. Le simple clergé ne fut pas en reste. Voici deux prêtres qui résistèrent militairement -quoique sans armes – dés 1940. L’abbé Bernard Ferrand fut chef de secteur du réseau Alliance; il mourut au Struthof en septembre 44. L’abbé Roger Derry fut le premier à contacter Londres. Pris, il fut décapité. La veille de son exécution, il se demandait s’il avait choisi la bonne façon de combattre: non qu’il doutât de la légitimité de la lutte, mais simplement il se demandait si cette forme de combat était bien celle qui convenait à un prêtre. Il est difficile de parler de résistance non armée dans le cas de Mère Elisabeth Rivet, Supérieure Générale des Soeurs de la Compassion de Lyon: elle avait caché jusqu’à dix tonnes d’armes dans son couvent! Citée à l’ordre de la division, elle mourut le 30 mars 1945 au camp de Ravensbrück. "

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9 commentaires

  1. De mémoire, l’engagement d’Hélie de Saint Marc dans la résistance (et sa déportation ultérieure) vient du fait que le directeur de son école (un prêtre si je me souviens bien) lui a demandé de faire franchir la ligne de démarcation à différentes personnes.

  2. A ce sujet, je recommande aux lecteurs belges le livre impressionnant de l’abbé Josse Alvin: « Martyrologe 40-45 – Le calvaire et la mort de 80 prêtres belges et luxembourgeois »
    Avec un titre pareil, point besoin de préciser davantage le contenu de ce livre…
    Et certains osent encore parler de complicité entre l’Eglise et le nazisme!!!

  3. On aimerait bien des conférences sur la résistance catholique au judaïsme talmudique pour changer. En rappelant que le nazisme vient de la Maçonnerie qui vient du talmud.

  4. L’Eglise catholique applique l’adage bien connu : le bien ne fait pas de bruit, et le bruit ne fait pas de bien.
    Pour ma part, j’ai rencontré en Israël, un monsieur qui, enfant, avait passé la guerre de 39-45 caché chez des religieuses à Orléans.La discrétion de cet acte de charité vis-à-vis d’un enfant juif, lui a probablement sauvé la vie.

  5. @ Lama12
    Dommage qu’un certain Jean Ferrat n’ai pas connu la même situation. Lui qui pensait que seulement les communistes étaient des résistants et les seuls combattants contre le nazisme.

  6. Les descendants du Sanhédrin sont à l’oeuvre et leur objectif est celui de Saul:détruire l’Eglise du Christ.C’est pour eux la mise à mort qui compte en passant par la destruction de la Rome de St Pierre, le fondateur.St Paul maintenant est passé du bon côté: Faisons-lui confiance.

  7. A Bernard Daugan,
    Qu’entendez-vous par « St Paul maintenant est passé du bon côté: Faisons-lui confiance. » ?
    – Qui est Saint Paul ?
    – Pourquoi « maintenant » ?
    – De quel côté était-il précédemment ?
    Merci.

  8. j’avais lu il y a un certain temps que les évêques de France avaient refusé pendant longtemps malgré la pression du Vatican de condamner le nazisme, et qu’ils avaient fini par le faire tardivement, à la demande pressante du Vatican toujours, à une courte majorité et de façon très modérée. Il y a donc un certain temps que nos évêques, ou du moins beaucoup d’entre eux, sont des timorés.
    Cela n’enlève rien au courage de ceux qui osent résister jusqu’au sacrifice de leur vie : leur héroïsme n’en est que plus grand et doit nous servir de modèle.
    (La franc-maçonnerie n’est pas née dans le judaïsme, mais dans le protestantisme écossais)

  9. On aimerait aussi entendre parler des protestations catholiques contre les atrocités des Anglais et des Américains. Les églises protestantes ont fait beaucoup, et cela est tout à leurt honneur, des personnalités de confession protestante ont condamné avec une grande fermeté les crimes alliés (Hoover, Murphy, Lindbergh, Ward, à un degré moindre Patton), mais chez les catgholiques, c’est le silence le plus consternant. A part bien sûr Mgr von Galen qui mis sur le même plan Américains et nazis en mai 1945…

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