La réponse est dans un rétablissement du respect de la loi et de la morale naturelles dans la société

Dans Présent, Jeanne Smits réagit à propos du congrès de l'UOIF et la réalité de l’islamisme en France :

"La réponse française est entravée par le discours et la loi sur la non-discrimination, et par le relativisme d’Etat. Le jugement de valeur est interdit, la préférence religieuse est hors-la-loi. La tentation est grande alors de se laver les mains de tout, et de remplacer la vérité et la justice par la « laïcité », ou de céder à l’illusion qu’on peut contrôler le danger en changeant la substance de l’islam pour le rendre laïco-compatible – c’est le choix de Sarkozy.

La réponse encore plus laïque consiste à imposer les mêmes limites exactement à toutes les religions – en considérant l’islam comme une religion pure et simple, sans tenir compte de sa dimension politique et expansionniste – en interdisant leurs signes extérieurs par exemple.

C’est la loi sur la burqa, et jeudi au lycée Edmond-Rostand de Saint-Ouen-l’Aumône dans le Val-d’Oise, le rappel à l’ordre d’une jeune fille dont la jupe trop longue a été jugée « non conforme » au code vestimentaire et « à connotation religieuse » (elle avait ôté son voile à l’entrée). On en arrive à l’absurdité d’interdire un vêtement décent alors que les trottoirs de nos lycées se remplissent chaque jour de jeunes filles qui semblent faites pour eux…

Marine Le Pen, elle, souhaite interdire les signes religieux pour tous dans les lieux publics, notamment dans les trains, lors des sorties scolaires. « Cela signifie que les nonnes voilées ne peuvent plus prendre le train ? », lui a demandé 20 minutes [voir ici]. Réponse : « C’est assez dramatique de voir que vous ne savez pas que la laïcité à la française fait qu’on n’a jamais demandé à des religieux de s’habiller autrement qu’en religieux. » Sauf par le décret du 28 avril 1792, sauf par l’exil des congrégations à partir de 1901 et ses 30 à 60 mille départs, et les religieux « clandestins » qui ne pouvaient plus porter l’habit religieux en public…

La réponse n’est pas là. Elle est dans un rétablissement du respect de la loi et de la morale naturelles dans la société. Elles sont – notamment sur le mariage – islamo-incompatibles. Et si on commençait par là ?" 

6 réflexions au sujet de « La réponse est dans un rétablissement du respect de la loi et de la morale naturelles dans la société »

  1. Hattonchatel

    La vraie réponse à “l’islamisation” est démographique. L’islamisation n’est qu’une conséquence, parmi d’autres (africanisation, insécurité, délitement du sentiment national….) d’un seul et même phénomène : l’immigration de masse.
    Mettons en place une immigration zéro, expulsons les clandestins et relançons la natalité.
    Cela sera beaucoup plus intéressant de que de chercher à justifier l’invraisemblable, c’est à dire l’interdiction de prendre le train pour les femmes musulmanes voilées tout en l’autorisant pour les religieuses catholiques….

  2. jejomau

    “Commencer par là”… signifierait déjà de savoir ce qu’est la… loi et la morale naturelles. Or même celà, les hommes l’on oublié.
    Quand vous prononcez ces mots devant une personne âgée qui a fait ses études dans l’enseignement catholique : elle vous écoute et vous comprend. Si vous dites ces mêmes mots devant un “quadra”, il a entendu parler des mots utilisés par vous mais en ignore la signification déjà. Maintenant, prononcez ces mêmes mots toujours devant un jeune de 20 ans : il ne sait même pas si ce que vous dites est encore du français !
    Je crois qu’on n’a pas vraiment compris encore les véritables ravages causés par le système scolaire français dans les cervelles…
    Pourtant il suffit d’écouter le chef de la nation parler des “catholiques” comme étant des “musulmans d’apparence”. Celà suffit pour être alerté, non ?

  3. clovis

    Aucune laïcité ne pourra s’opposer à l’islam. Notre laïcité est une invention diabolique contre l’église catholique qui pourtant est la seule à pouvoir s’opposer – pacifiquement mais efficacement – à l’islamisation.
    Par où commencer, en effet? Par la pratique religieuse bien évidemment. Ne soyons pas pessimistes, beaucoup de jeunes comprennent très bien ce qu’est la morale naturelle et la pratique religieuse. Ceux-là n’écoutent pas les conférences de Carême de ND de Paris! Ils s’agenouillent à la consécration et chantent de tout leur coeur, même le chant grégorien!
    Mais sur le plan politique, comment faire? Je ne vois toujours qu’un candidat ouvertement anti-islamisation: c’est une femme!

  4. Le Christ est Roi

    Rien d’étonnant à cela, ainsi que le souligna jejomau, l’éducnaze depuis la libération est entre les mains préemptives des communistes, alors très en vogue et, ce, avec la disgrâce (pour ne pas dire ’’grâce’’) de la complicité notoire de De Gaulle, flattant le populaire…
    Or, c’était bel et bien le prix à payer pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir sans trop de soucis, sacrifiant à jamais la jeunesse française à l’idéologie marxiste ; par ce choix, il prit une lourde hypothèque sur l’avenir patriotique de la France de Tradition catholique.
    Et, aujourd’hui, nous en récoltons toujours les fruits pourris en putréfaction.
    Son père royaliste anti-dreyfusard n’a sans doute pas apprécié le deal ?

  5. PGANNAT

    Je perçois qq contradictions internes dans le raisonnement de Madame SMITS.
    1/ Nous ne sommes plus en 1792, ni en 1901. Ces lois laïcistes et non laïques, appliquées durant des périodes de persécutions, ont été abolies, les unes par le Concordat, les autres par les accords appelés faussement Briand-Cerretti, Briand n’étant plus ministre en janvier 1924. Les associations cultuelles diocésaines ont amodié l’excés du laîcisme étatiste de 1905, en établissant une laïcité apaisée, faute d’autre chose. Pie XI de plus condamna l’action Française en 1926, ouvrant l’Eglise de France aux démons du sillonisme et du modernisme qu’avait excommuniés ST Pie X. Jean MAdiran a largement démontré en quoi cela a fait du clergé le meilleur agent d’influence du laïcisme ”catholique”.
    2/ La laïcité n’est pas le laïcisme : la laïcité a été définie sous l’Ancien Régime dès la Pragmmatique sanction de 1438 et le Concordat de Bologne de 1516, je crois, par des juristes français, voire même avant, si on lit le livre de Guillaume de THIEULLOY sur Philippe le Bel et Agnani. Cela ne date donc pas de 1905.
    Je ne vois pas quelle est la loi dont le retour au ”respect” que préconise Jeanne SMITS réglerait la question de la place de l’Islam, si ce que propose Marine Le Pen, la loi précisément, est irrecevable sur le plan catholique. A quelle loi pense Jeanne SMITS, celle de 1905 qu’elle reproche à Marine Le Pen de vouloir l’utiliser contre certains manifestations sociales de l’islam ? ou d’autres lois complémentaires, du type de celles que propose également Marine Le Pen ?
    En quoi le ”retour au respect de la loi naturelle” réglerait-il mieux la question de la place de l’Islam : en effet certains courants islamiques considèrent que la loi naturelle pour ce qui concerne la différence vestimentaire entre les sexes, passe par la burqa.
    Donc le rappel de la loi naturelle, éminemment souhaitable en soi, ne résoudrait nullement cette question : seule la loi fixant ce qui est de l’ordre du privé, et de l’ordre du public, du collectif, donc de la définition de l’héritage historique, serait opérante. C’est précisément ce que propose Marine Le Pen, lorsqu’elle rappelle que la loi laïque, et non celle de la persécution laïciste, n’a jamais demandé la proscription de l’habit religieux. La morale naturelle ne détermine pas le vêtement. Ni le mariage, qui ressort du juridique, sous certains aspects. Quel est le parti politique qui demandera l’abolition du divorce ”républicain”, si peu différent du divorce musulman, à bien des égards ? Est-ce que cela est possible ?
    Ces attaques permanentes contre Marine Le Pen que certains journalistes, revues, journaux, fondations etc… catholiques semblent réserver à cette seule candidate, bien plus qu’à N. SARKOZY ou F. BAYROU, ne paraissent pas reposer sur un socle solide de réflexion et de principes clairs. Quelles solutions alternatives sont-elles proposées ?
    Aucune. Aussi plutôt que planter des piques perpétuelles poussant à faire s’abstenir au premier tour les catholiques, pour les faire voter ensuite au second tour pour N. SARKOZY, ne vaudrait-il pas mieux raisonner sur la notion du moindre mal telle que définie par Pie XII ?
    Car soyons sans illusion aucune : beaucoup de ces abstentionnistes du premier tour, s’étant donné bonne conscience au premier tour en ne votant pas FN, réputé pas assez catholique, se rassureront néanmoins à bon compte à propos du mariage et de l’adoption homosexuelle en votant ”utile” sur ce point et pour N. SARKOZY au second : ayant affaibli le seul parti qui présente un môle de résistance clair sur ce sujet précis au relativisme de l’UMP, du Modem et du PS, ils penseront alors avoir fait leur devoir, sans apercevoir que cet affaiblissement qu’ils auront provoqué libérera N. SARKOZY de toute obligation et frein durant 5 ans, s’il est réélu.
    C’est là la politique de Gribouille si catholiquement française depuis 50 ans, totalement contraire à ce que tous les penseurs et leaders d’opinion catholiques du XIX et XX ème siècles français ont préconisé : voter pour le plus proche contre le plus lointain.
    Mais cette fois encore, par cette campagne de dénigrement très superficielle et utilisant des mots magiques et des réflexes pavloviens, il s’agit visiblement plus de choix opportunistes que de réflexion approfondie.

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