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Culture de mort : Eugénisme

La politique eugéniste poursuit son chemin en France

La politique eugéniste poursuit son chemin en France

Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, déclare dans l’Incorrect à propos du diagnostic prénatal non invasif :

[…] Cette massification du dépistage de la trisomie 21 est contraire aux critères définis par l’Organisation Mondiale de la Santé. En effet, ceux-ci exigent notamment l’existence « d’un traitement d’efficacité démontrée » de la pathologie pour justifier la mise en place d’un dépistage en population générale. Or, force est de constater qu’il n’existe pas de traitement de la trisomie 21, alors même que le dépistage de cette pathologie est devenu systématique, généralisé et remboursé.

La seule issue du dépistage de la trisomie, c’est l’avortement, dès lors qu’on place à égalité le choix de garder ou pas son enfant ou même que le choix de ne pas le garder est présenté comme une évidence. Le libéralisme et le libertarisme font la politique d’aujourd’hui. La morale est soumise au droit, le droit au progrès et le progrès au marché. Ainsi des familles, qui n’y auraient jamais songé d’elles-mêmes, se retrouvent acculées à des choix inhumains du fait de nouveaux droits ouverts permettant un égal accès à tous les progrès techniques générés par le marché. La politique de dépistage retrouvera une dignité quand la trisomie 21 pourra être traitée mais, pour cela, il faut des moyens.

Quels moyens sont aujourd’hui alloués à la recherche sur les perspectives thérapeutiques liées aux maladies génétiques rares ? Par comparaison, quels sont les moyens mis en œuvre pour rembourser ces tests de DPNI ?

Depuis longtemps, j’ai montré que le dépistage de la trisomie était fondé sur des raisons économiques. En France, des scientifiques ont publié des articles suggérant qu’il était moins cher de financer le dépistage que la prise en charge des personnes handicapées. Plus récemment, dans mon dernier livre, j’ai rapporté que le dépistage de cette anomalie chromosomique par le DPNI représentait pour le fabriquant de test, « un mal nécessaire et une formidable opportunité de marché».

Non seulement, le dépistage est une économie mais il devient un fonds de commerce. On retrouve les racines du transhumanisme que sont le scientisme et le marché. Présenter comme scientifiques ou médicales des applications douteuses, dérivées de découvertes honorables, dans le seul but de réaliser du profit. La moitié de l’humanité devient une clientèle captive systématiquement soumise à l’angoisse de donner naissance à un enfant handicapé puis à la tentation de recourir au moyen le plus expéditif d’échapper au destin. L’enjeu financier est énorme, avec un chiffre d’affaires évalué à 10 milliards de dollars au niveau mondial.

En France, la recherche scientifique sur la trisomie 21 dans une perspective thérapeutique est financée par les ressources privées de la fondation Jérôme Lejeune. Il y a 25 ans, au moment de créer la fondation, le ministère de la recherche m’avait confié qu’il ne voyait pas d’intérêt à doter cette recherche de crédits budgétaires puisqu’on finançait déjà le dépistage anténatal et qu’il n’y aurait plus de naissances d’enfants trisomiques. En 1999, les coûts annuels du dépistage anténatal de la seule trisomie 21, financés par l’assurance maladie, étaient déjà évalués à 100 millions d’euros (Cour des comptes, La vie avec un handicap, rapport public particulier, 2003). Il n’y a donc pas de recherche publique puisque la population concernée est vouée à disparaître.

Il faut ajouter que la prise en charge du handicap mental d’origine génétique est, elle aussi, déjà largement privatisée. La crainte se concrétise de voir les parents d’enfants handicapés mis en demeure d’assumer les conséquences financières de leurs choix « égoïstes » et de ne pas les imposer à la société. La consultation médicale spécialisée de la fondation Jérôme Lejeune, la plus importante d’Europe, qui n’accueille pas moins de dix mille patients, à raison d’environ cinq cents nouveaux patients par an envoyés par l’hôpital public, est financée aux deux-tiers par des dons privés, recueillis par la fondation, pour que les familles concernées ne payent rien. Il est clair que si la trisomie est une raison de s’abstenir de prodiguer des soins à une personne qui n’aurait pas dû naître, notre système de santé a au moins le mérite de la cohérence. […]

Chers amis,

Un grand merci à tous pour votre mobilisation et votre soutien. Grâce à vous, nous avons réuni plus d'un tiers du budget annuel du Salon beige en un mois de campagne et nous pouvons commencer cette année plus sereinement que d'habitude !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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1 commentaire

  1. Il est vraiment craquant ce petit bonhomme. Dans son dernier combat, le démon s’acharne contre les enfants de Dieu. Il a perdu et le sais mais il a fait et fait encore des dégâts considérables sur les corps, les enfants victimes de ses génocides et sur les âmes qui se perdent (les avorteurs et ceux qui encouragent cette abomination).

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