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France : Politique en France

La politique de la ville comparée à la “politique” agricole soviétique

Dans Valeurs actuelles, François Bousquet montre que le problème des banlieues, sous perfusion financière des milliards de la "politique de la ville, n'est pas un problème de pauvreté. Extraits :

V"En réalité, la pauvreté a bon dos. La Seine-Saint-Denis est le 15e
département le plus riche de France, la Creuse le 96e
. Mais dans la
Creuse, on ne règle pas ses différends de voisinage à la kalachnikov.
Selon le géographe Christophe Guilluy, auteur de l’indispensable Fractures françaises,
85 % des ménages pauvres n’habitent pas dans les quartiers sensibles
.
Il serait donc peut-être temps de chercher ailleurs les causes de leur
sensibilité (et même de leur hypersensibilité). Certes, la prospérité du
“9-3” ne profite guère à ses habitants, mais l’économie informelle
irrigue l’ensemble de ces territoires – le fameux “business”. Elle
serait ainsi, d’après le criminologue Xavier Raufer, la quatrième
industrie locale de la région Rhône-Alpes. Xavier Raufer a du reste eu
maintes fois l’occasion de souligner l’antériorité de la délinquance sur
la pauvreté
. Discours inaudible à la plupart des acteurs de la ville et
aux associations (12 000 d’entre elles bénéficient des crédits de la
politique de la ville sans aucun contrôle).

Le drame, c’est que la
réflexion a été monopolisée par la gauche et l’extrême gauche. L’une et
l’autre donnent le ton aux politiques de la ville, même quand la droite
gouverne, puisque celle-ci en reprend le discours misérabiliste. À tous
les coups, on nous ressort une version des Misérables réécrite
dans le jargon de Pierre Bourdieu, grand gourou de la sociologie
. Une
école de rap qui ouvre, c’est une prison qui ferme, etc. Ce qui revient à
dire que le problème des banlieues tient dans sa dimension sociale :
inutile, donc, de lui apporter des réponses policières ou judiciaires.

[…] En 2006, le chercheur Dominique Lorrain avait mis en
évidence la différence de traitement entre une zone sensible, en
l’occurrence un quartier de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), et un
quartier situé dans la périphérie de Verdun (Meuse), avec de part et
d’autre des niveaux de précarité élevés, supérieur du reste de 20 % dans
la sous-préfecture de la Meuse. Nonobstant, le programme de
réhabilitation prévoyait à Villiers-sur-Marne 12 450 euros par habitant,
mais seulement 11,80 euros à Verdun ! C’est là sans doute un cas
extrême, certes, mais qui souligne bien l’écart entre la réalité et ses
représentations.

Au dire de Christophe Guilluy, tout se passe
comme si la dynamique migratoire et démographique qui affecte ces zones
sensibles ne comptait pour rien
. Les Zus sont les territoires les plus
mobiles de France (en 1999, le taux de mobilité des habitants des Zus se
situait à 61 %!). Une raison à cela : ces zones accueillent, en flux
continu, de nouvelles vagues migratoires, généralement peu ou pas
qualifiées et ne pouvant constituer une immigration de travail, et qui
viennent prendre la place de ménages en phase d’intégration sociale.

[…] Comme le dit Xavier
Raufer avec une vigueur d’analyse et de style qui fait cruellement
défaut au rapport des sages de la rue Cambon, l’échec de la politique de
la ville
« est si abyssal qu’on peut avec raison comparer cette
“politique” à la défunte agriculture soviétique
. Tout y est : conception
purement idéologique, échafaudage en usine à gaz, acharnement illusoire
– là où le premier Gosplan a échoué, le second triomphera »
. Jusqu’à la ruine définitive du système ?"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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4 commentaires

  1. “Une école de rap qui ouvre, c’est une prison qui ferme, etc.”
    Ha ha ha, très drôle !
    Cela dit, il y a option rap en prison aussi.

  2. et rappelle aussi la politique des kibboutz !

  3. Communauté de communes , communautés d’agglos ..etc etc … sous prétexte de gestion économique …

  4. En parlant de prison et de leur état épouvantable, pourquoi n’oblige t-on pas les pensionnaires à tenir leurs locaux propres ?
    Comment se fait-il qu’il n’y a pas de corvées de ménage, etc ?

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