La parité : une idéologie contre la famille

De Jean-Michel Beaussant dans l'Homme Nouveau :

C "Les femmes sont encore loin d’être les égales des hommes au travail et en politique, et l’exercice de leur droit est «imparfait» : c’est ce que nous serine un énième rapport [pdf, 176 pages] du Conseil économique, social et environnemental (C.E.S.E.), qui réclame un «ministre de plein exercice» pour les droits des femmes. […] On connaît les mesures généralement proposées pour lutter contre lesdites disproportions :

  • Un congé parental plus court (un an au lieu de trois) mais mieux rémunéré (avec garantie de retour dans la même fonction).
  • Le renforcement des dispositifs d’aide à la garde des enfants, notamment l’augmentation des places de crèches.

C’est précisément celles qu’a émises Nicolas Sarkozy (le 13 février) parlant d’un «immense gâchis» (sic) à propos des mères qui préfèrent éduquer leurs tout-petits à la maison plutôt que d’aller travailler. Sous prétexte d’égalité, il s’agit toujours d’inciter les mères à travailler, le plus souvent contre leur gré, en omettant systématiquement d’aider celles qui ont fait ou voudraient faire le choix d’élever leurs enfants au foyer. De même que pour obtenir la parité homme-femme dans le monde politique, on contraint les partis à des listes fantoches, de même dans le monde du travail on contraint aux «travaux forcés» des femmes qui ne le désirent pas en leur refusant obstinément une allocation parentale de libre choix et un statut dignes de ce nom.

«Pourquoi l’État qui paie des assistantes maternelles pour garder les enfants des autres ne paierait-il pas pour que les mères gardent leurs propres enfants ?», demande justement l’Union des familles en Europe (U.F.E.). Quand on sait le prix réel de l’accueil en crèche, on saisit le caractère idéologique plus qu’économique de ce choix unilatéral en faveur exclusivement des femmes qui travaillent. […] À côté des crèches très onéreuses et pas assez souples dans leur fonctionnement, on pourrait (modestement) proposer (au contraire du Président) un allongement du congé de maternité après la naissance, des chèques emplois familiaux pour aider à choisir le mode de garde, l’exonération de charges sociales sur tout emploi d’aide à domicile pour les foyers ayant un enfant de moins de 12 ans… Il y a peu encore, 80 % des femmes travaillant rêvaient d’avoir un enfant de plus mais en étaient empêchées en raison des conditions matérielles et financières présumées."

Michel Janva

5 réflexions au sujet de « La parité : une idéologie contre la famille »

  1. CADOUDAL

    “si le monde aujourd’hui connait un tel désordre et une telle souffrance,cela me semble du à une carence de l’amour au foyer et dans la vie familiale.nous n’avons pas de temps pour nos propres enfants..”mère TERESA (la joie du don )

  2. Sancenay

    la parité c’est l’amuse-gueule franchouillard du menu mondialiste bientôt imposé : l’utopie du “gender”.
    Afin d’ “exister” sur la scène mondiale l’acteur politique du système français s’est condamné à reprendre à sa sauce gribouille toutes les danses du ventre à la mode, pour avoir commis “l’exploit ” révolutionnaire de jeter nos racines chrétiennes aux orties.
    L’acteur politique du système français , contrairement à sa prétention universaliste révolutionnaire n’apporte plus rien au monde depuis belle lurette.Privé de sa mémoire et de son génie, il se contente de suivre en s’agitant.

  3. Exupéry

    Il y a derrière toute cette agitation politique sur le “droit des femmes” tout une idéologie relative à l’éducation progressiste, censée préparer les lendemains qui (dé)chantent (le moins possible).
    Il y bien sûr l’ancestrale obsession républicaine de soustraire au plus tôt les enfants à l’influence exclusive de leurs parents, pour mieux les formater aux principes socialisants. Cette notion remonte à la révolution française. “Mon fils ne m’appartient pas, il appartient à la République.” » proclamait Danton, et le conventionnel Le Peltier de Saint Fargeau de surenchérir : “Les enfants sont la propriété de l’Etat, les parents n’en sont que les dépositaires. Ils seront enfermés dans des maisons d’éducation nationale de cinq à quinze ans pour les garçons et de cinq à onze ans pour les filles”.
    Mais les sciences humaines post-soixantehuitardes y surajoutent maintenant leur grain de sel. Par exemple Sarah Blafer Hrdy (non, pas de “a”) Pr. d’anthropologie à l’université de Californie, et féministe acharnée, prétend, tout à fait gratuitement, que la socialisation humaine dépend du fait que nos lointains ancêtres, ont un beau jour décidé d’élever leurs enfants en commun (c-à-d que l’éducation type Kibboutz remontrait au paléolithique!). Pourtant on n’observe rien de semblables chez les singes anthropomorphes. Qu’à cela ne tienne, Judith Burkart (univ. de Zurich) vient de trouver une confirmation (possible) chez les ouistitis dont les mères sont peu liées à leurs rejetons, c’est donc vrai pour l’homme!
    En bref les ennemis de la famille (et de Dieu) sont intimement convaincus que, moins l’enfant sera soumis à l’influence de ses parents, plus il aura des attitudes “citoyennes”! Comme ils croient à cette fable pernicieuse depuis plus de deux siècles, ils ne changeront jamais.
    La destruction de la famille nécessite effectivement deux clivages: 1) celui entre les parents (intolérance aux frustrations, divorce, hédonisme de l’instant, sexualité débridée, dénaturation du “mariage”) et 2) celui entre parents et enfants (conditions économiques obligeant la femme à travailler, pénalisation des familles “normales”, facilitation du placement en crèche, avortement et maintenant: diminution du congé parental…en attendant la suite).
    Le Malin dont la “malignité” est cependant limitée à deux stratégies élémentaires : séparer ce que Dieu a uni, et unir ce que Dieu à séparé. Et c’est bien ce qui caractérise notre époque.

  4. Sancenay

    la parité c’est le prélude à l’utopie terminale du mondialisme.
    l’acteur politique français quel qu’il soit , qui n’a plus rien à apporter au monde depuis depuis belle lurette et encore moins depuis qu’il a commis l’exploit initiatique de renier ses racines chrétiennes, fait dans le suivisme en s’agitant avec des slogans de second ordre , telle que “la parité”, entre autres utopies contre nature, ou l’euthanasie sous “contrôle collectif” , “l’amalgame familial du progrès” ( projet Morano-Léonetti) etc, etc…autant de contorsions pseudo-intellectuelles pour favoriser, tout en s’efforçant de s’en dédouaner vainement, ce reniement-massacre extrordinaire de l’humanité …
    Mais comme diraient d’aucuns : il faut de “positiver” .
    Eh bien faites le test, interrogez l’histoire de l’humanité pour savoir s’ils sont devenus fous: le test est positif !

  5. nsobi nzangi.

    la parité dans le monde du travail est un slogan pour les femmes elitistes et un ecrasement des femmes defavorisées, non instruites qui n’attendent pas de leur compatriote une quelconque contribution pour accéder au monde du travail.

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