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Bioéthique

La mystification de la “gestation pour autrui”

Sylviane Agacinski dénonce les mères porteuses dans un ouvrage intitulé Corps en miettes. Elle y écrit :

"On peut se demander si la leçon du nazisme a réellement été tirée tant l'opinion semble se soucier peu de ce que signifie notre humanité ou de l'esprit de nos lois. Elle privilégie la puissance technique et la demande individuelle. Certains techniques permettent de confectionner des enfants, et il y a des individus qui "demandent" à utiliser ces moyens. Le reste a-t-il vraiment de l'importance ?".

Elle dénonce par ailleurs l'usage du mot "gestatrice" qui

"relève d'une ruse rhétorique qui contribue à secondariser la femme portant un enfant, pour faire un sac, une sorte de logement temporaire, simple entrepôt où stocker l'enfant conçu par d'autres qui en attendront la livraison".

Idem pour l'abréviation "GPA" (pour "gestation pour autrui") :

"trois petites lettres (…) sans doute rassurantes qui constituent une mystification et maquillent une forme inédite de servitude et d'abaissement des femmes".

"Devant l'indifférence à l'égard de ces femmes, dont on fait aujourd'hui des couveuses "indemnisées", on ne peut s'empêcher de reconnaître la froideur égoïste et le vieux mépris de classe de ceux qui estiment normal de mettre la vie des autres à leur service."

Michel Janva

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11 commentaires

  1. “GPA trois petites lettres etc.”
    Ce paragraphe pourrait facilement s’appliquer à IVG.

  2. Sylviane Agacinski n’est-elle pas à la ville Mme Jospin ??

  3. Tiens, que lui arrive-t-il, à Agacinski?
    On ne lui connaît pas de motivations humanistes.
    Féministes, plutôt.

  4. @ Hermine, oui c’est Mme Jospin. Elle s’oppose aussi à l’homoparentalité comme au mariage homosexuel.

  5. Jusqu’à plus ample informé on ne force pas ces femmes…
    Elles recherchent elles-mêmes cette servitude et abaissement.

  6. Comment ne pas penser aux métaphores du film “Matrix” ? Une réalité déshumanisée, partagée entre “machines” et esclaves…

  7. @ Jean Theis
    si vous lisez “Liberté et Vérité”, texte du Card. Ratzinger remis au goût du jour par Der Spiegel – comme quoi Dieu sait toujours tirer un bien d’un mal, il vous sera rappelé que tous les choix ne sont pas libres et que sous couvert de liberté on avale bien des couleuvres.

  8. Honneur à Sylviane Agacinsky qui n’hésite pas à mettre en jeu sa notoriété pour défendre l’humanité dans ce qu’elle a de plus précieux.
    On peut relever que Madame Agacinsky trace implicitement le même parallèle entre la dérive de nos lois et le régime nazi que Sa Sainteté Jean-Paul II dans son livre-testament “Mémoire et identité”.
    Puisse-t-elle en l’espèce servir d’exemple aux personnes du “peuple d’en-haut” et en particulier autorisées à penser pour nous.

  9. Comme quoi il ne faut pas désespérer de la famille Jospin

  10. J’ai entendu sur une radio un débat entre Mme Morano et Mme Agacinsky sur les mères porteuses: comme disait l’autre, nous avons en France la droite la plus bête du monde…

  11. “Les enfants ne sont pas des objets et les femmes ne sont pas de vaches”!
    Michel Joblot 22/04/09
    Je conseille à tous ceux qui sont d’accord avec cette affirmation ; tous ceux qui souhaitent se mettrent en travers de la route de la barbarie qui s’avance sous le masque de la douleur, de la compassion et de l’altruisme.
    La barbarie tranquille de ceux pour qui “leurs désirs sont des droits”, y compris sur le corps et la vie des autres humain ; et pour qui, il est légitime de “louer un ventre” pour se faire fabriquer un enfant” ; ceux qui croient pouvoir mériter le nom de “parents” en se “payant” un enfant.
    Je conseille donc a tous les citoyens qui savent encore ce que veut dire “humain” (différent de choses, produit, ou marchandise), de lire le livre de Sylviane Agacinski “Le Corps en miettes”.
    C’est un livre de philosophe, un livre de femme de “Gôche” qui prend le risque d’aller à contre courant du politiquement correct des bobos post soixante-huitard, des attardés de mai 68, pour qui il est encore “interdit d’interdire” et de mettre des limites à leurs désirs d’enfant-gâtés.
    Ils ne manqueront pas de la traiter de réactionnaire, de mauvaise mère ou encore insulte suprême : de “complice de l’Eglise et du Pape”!
    Peut importe! le livre de Sylviane Agacinski est limpide et irréfutable! :
    On ne peut pas légaliser en France le don ou la vente d’enfant!

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