La liberté scolaire, un principe non négociable

Lu sur Catholiques en campagne :

E"Cela devient un leitmotiv que de parler aujourd’hui de l’échec de notre système éducatif. Les politiques, les enseignants, les parents d’élèves pleurent sur la faillite d’un système qui pourtant capte depuis plus de 50 ans une part importante du budget national, le cinquième aujourd’hui avec 61 milliard d’euros. C’est ainsi qu’est née une nouvelle malédiction, celle du mammouth, qui contraint chacun de ses ministres, de gauche comme de droite, à pousser chacun une réforme, dont on sait, comme le boulet de Sisyphe, qu’elle retombera irrémédiablement.

La bête est née en 1945 sous l’impulsion de deux professeurs communistes Langevin et Wallon, qui à travers le plan qui porte leur nom, bâtirent le nouveau système éducatif français. La bête, vite devenue boulimique, grossit sans cesse, absorbe réformes-placébos, programmes, objectifs, pédagogies, professeurs, financements supplémentaires sans que rien ne semble pouvoir calmer sa faim… Alors qu’il lui faudrait une diète stricte, sous le contrôle d’un vétérinaire, nombreux sont ceux qui l’alimentent en dépit de tout bon sens : ministres démagogues, syndicalistes idéologues, psychopédagogues, marxistes et freudiens de tout poil…

Si les résultats scolaires attendus étaient présents nul doute qu’elle aurait encore de beaux jours devant elle. Mais il n’en est rien si nous en jugeons l’enquête Pisa 2011 de l’OCDE qui montre les très mauvais résultats de la France en matière d’enseignement. La bête n’est plus soignable, faut-il l’euthanasier ?

Et en revenir aux règles ancestrales de l’enseignement qui ont fait et continuent à faire leurs preuves : la transmission (et non l’échange) du savoir par et sous l’autorité de maitres compétents, le respect de la hiérarchie, la formation de l’intelligence et du discernement, seule garante d’une véritable liberté, la priorité donnée à l’apprentissage du français dès les petites classes, rendre à la mémoire et à l’histoire une place centrale pour ne pas reproduire les erreurs du passé, récompenser l’effort et le mérite… la liste serait longue à énumérer.

Il convient donc de bannir définitivement de l’appareil pédagogique l’idéologie de Summerhill : le relativisme éducatif qui met en doute toute règle, le mythe des travaux collectifs, la crainte permanente de frustrer l’enfant par le système de notation ou de classement. Comment l’adulte pourra t-il supporter la moindre contrariété, si enfant il n’a pas été habitué à l’accepter?

L’école n’est bien évidemment pas le lieu pour parler des nouvelles idéologies liées au sexe, au « gender », à l’antiracisme… qui sont du domaine propre des parents, seuls éducateurs qui délèguent à l’école un devoir et un droit qui n’appartient qu’à eux.

Parlons des parents. Ils sont seuls responsables des choix qu’ils font en matière d’éducation, alors que l’état n’a qu’un rôle subsidiaire. Faut-il encore qu’ils puissent les assumer dans la liberté ; liberté de choisir l’école de son choix, liberté de créer une école qui s’inscrive dans leurs critères philosophiques et religieux, à travers notamment le choix des programmes et des maîtres. Se posent alors inévitablement les principes de financement de l’école et donc celle du bon scolaire. Nul doute que toutes ces interrogations s’inscrivent dans la logique de ce que Benoit XVI a considéré comme non négociable pour un catholique."

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Une réflexion au sujet de « La liberté scolaire, un principe non négociable »

  1. L.Gravier

    désolant qu’il ne se trouve aucun commentaire sur le martyre subit tant d’années dans le Goulag soviétique par des millions de chrétiens, pour eux il ne saurait y avoir ni pitié encore moins de Mémoire, le matraquage médiatique a porté ses fruits .Pas de films ni d’ouvrages à sensation pour faire connaitre leurs souffrances.Merci à KTO qui a osé, ce n’est qu’un début appelons nos frères orthodoxes à la rescousse avec la grâce de Dieu.

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