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France : Société

La justice légalise par jurisprudence le meurtre des nouveaux-nés

Lors de la dernière affaire, la justice avait condamné pour 5 ans une mère assassine qui venait de passer 3 ans en détention. Elle avait donc été libérée à l'issue de l'audience, car elle avait déjà purgé plus de la moitié de sa peine. La justice a décidé d'aller encore plus loin dans l'abomination.

M Aujourd'hui, une mère jugée pour infanticide et dont le nouveau-né avait été retrouvé mort, caché dans la machine à laver familiale, a été acquittée par les assises de la Haute-Garonne à Toulouse. L'avocat général avait requis 5 ans de prison. La meurtrière, déjà mère d'un petit Etienne, alors âgé de 3 ans, avait accouché d'un garçon le 22 mars 2004. Le nourrisson avait été retrouvé mort peu de temps après, caché dans un sac en plastique et placé au fond du tambour de la machine à laver alors que sa mère venait d'être hospitalisée en urgence. Celle-ci avait été renvoyée devant les assises pour meurtre mais le représentant du ministère public a finalement demandé aux jurés de la condamner pour violences volontaires ayant donné la mort sans intention de la donner. La défense, elle, avait plaidé l'acquittement, faisant valoir les incertitudes planant sur les causes et le moment du décès, et le fait que l'accusée se trouvait dans… la "négation de sa grossesse".

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13 commentaires

  1. Est-il encore possible de parler de Justice dans un cas pareil ? Il faut dire Injustice, Iniquité, Impiété.

  2. Vous ne prenez pas au sérieux les dénis de grossesse sur le SB. Je comprends votre méfiance et de toutes façons c’est au cas par cas et en connaissant les faits et témoignages que l’on peut se prononcer.
    En l’occurrence je connais une personne qui a fait un déni de grossesse ( la chose est certaine ), elle était catholique peu pratiquante et… prenait la pilule. C’est une bonne mère pour ses autres enfants et elle a pourtant été jusqu’à détruire le cadavre de son enfant dont on suppose (?) qu’il est mort né ( mais strictement rien ne le prouve.). Je souligne encore la sincérité de cette personne qui s’est laissée emmenée chez un médecin qui a découvert alors qu’elle avait accouché. Elle n’a réalisé son fait que lentement, par étapes, et au fil des jours.
    Je suis beaucoup plus sévère envers le système, la structure de péché qui amène ce genre de situations stupéfiantes et monstrueuses qu’envers cette mère en particulier. Pourquoi ? A mon avis la légalisation de la pilulle et son usage sont la véritable cause de bien des dénis de grossesse quand ils sont réels et non une fausse défense. La mère n’est plus à l’écoute de son corps car elle prend la pilule, si elle est enceinte, elle ne veut pas le voir, le sentir, le conscientiser, elle refoule cette idée, elle ne peut pas être enceinte puisqu’elle prend la pilule, et l’enfant le sent lui même d’ailleurs puisque ces enfants parfois se logent de telle façon qu’on ne devine pas la grossesse même au delà des trois mois.
    Aujourd’hui on préfère absoudre et banaliser les dénis de grossesse car se pencher vraiment sur ces drames signifierait remettre en question la sacro sainte pilule. C’est la fuite en avant d’une idéologie. Jusqu’à l’infanticide des enfants nés…
    [Le déni de grossesse est à l’infanticide ce qu’est l’Interruption volontaire de grossesse à l’avortement : une désinformation. Tout ceci participe à la même culture de mort, comme cela a été expliqué :
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/12/du-d%C3%A9ni-de-grossesse-%C3%A0-la-reconnaissance-de-linfanticide.html
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/07/lavortement-peut-conduire-au-d%C3%A9ni-de-grossesse-et-%C3%A0-linfanticide.html
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/05/laffaire-courjault-un-pas-vers-une-reconnaissance-de-linfanticide.html#tp
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/02/de-linfanticide-pr%C3%A9natal-au-n%C3%A9onaticide.html#tp
    MJ]

  3. Mais bien entendu, c’est un meurtre et cela participe à la culture de mort. Cependant, ce n’est pas une désinformation totale que de dire qu’il y a déni de grossese. C’est bien un cas particulier… cela n’enlève pas la responsabilité de leur acte aux mères qui tuent leur enfant mais cela déplace quand même le curseur. Je regrette que la plupart de s catholiques se contentent de crier au laxisme vis à vis de ces femmes. Ou à la désinformation. Oui il y a désinformation, mais allons jusqu’au bout. Il s’agit aussi encore une fois de dire la vérité sur la pilule et son idéologie. Il y a un procès à faire, mais c’est surtout celui de la pilule, de ceux qui l’ont légalisé, qui la fabrique, la vende, la promeuvent, mentent à son propos. Et au procès de ces femmes doivent être amnenées à comparaître aussi ceux qui vendent et promeuvent la pilule. Ses effets secondaires ne sont pas que physiologiques et écologiques, ils sont psychiques jusqu’à produire des psychoses et des meurtres. Il ne s’agit pas d’être laxiste vis à vis de ces femmes mais pas non plus de les accabler. Attachons nous surtout à battre en brèche l’idéologie de la “libération sexuelle” qui est l’origine profonde de ces drames de plus en plus courants. J’ose dire que finalement la chose la plus grave qu’ai commises ces femmes ce n’est pas d’avoir tuer leur enfant dans un déni de grossesse, c’est de s’être couper de la nature, de leur nature, par l’usage de la pilule.
    [La pilule est suffisamment critiquée sur ce blog pour que vous évitiez de nous accuser de n’en pas faire le procès. Oui la pilule est à la source de la mentalité contraceptive et abortive que dénonce l’Eglise depuis 1968. Mais cela ne dédouanne en rien le crime de l’enfant à naître ni le crime de l’enfant né.
    MJ]

  4. Quand bien même il y aurait déni, il faudrait dire la vérité objective du crime, quitte à ce que la peine soit symbolique.

  5. A PEB et à Solal : la peine ne doit pas être symbolique lorsqu’il s’agit d’un MEURTRE, de plus cela inciterait de plus en plus de femmes à tuer leur (ou leurs) enfant(s), ce à quoi l’on assiste déjà en raison des circonstances atténuantes accordées par tant de juges au nom de ce soit-disant “déni de grossesse” (qui n’existe, à mon avis, que TRES rarement et chez des femmes vraiment déséquilibrées sur le plan psychologique).

  6. N’empeche , entre la culture de mort, la contraception chimique , l’avortement, la perte de foi , l’idéologie mortifère de mai 68 , la franc-maçonnerie , la pensée marxiste , l’immigration-invasion , l’islam et tout le toutim , pas étonnant que l’Occident et la France aillent si bien !
    Mais bon y a le SB , je suppose que tout le monde ici prie pour qu’on s’en sorte ?!
    ça en fait quelques milliers non?
    On va peut-etre voir le bout du tunnel , continuons tous de prier et la Sainte Vierge , Reine de la France , va bien finir par nous délivrer de tout ce système complètement pourri , on est dans les ténèbres , mais on est nombreux sur ce blog ( combien au juste ?), unis dans la prière , ça devrait faire bouger les choses ,non ???

  7. Il semble que l’acquittement n’est pas dû à un déni de crime, mais à l’impossibilité de savoir si l’enfant a été tué ou est mort de mort naturelle (défaut de soin dû à l’accouchement dans de mauvaises conditions ?)
    Dans ce cas, la présomption d’innocence aurait joué. Je crois avoir compris cela. Il est vrai qu’alors, il y aurait eu une autre infraction (homicide par imprudence par exemple).
    Il vaut mieux acquitter un coupable que de condamner un innocent, c’est un principe de droit pénal.
    Je ne pense pas qu’il y ait actuellement déni de crime concernant l’homicide des nouveaux-nés, même s’il faut rester vigilants.

  8. Un peu d’humour noir:
    la prochaine étape, via la jurisprudence, le droit d’avorter ses enfants jusqu’à leur majorité…

  9. A Veronique : Il ne s’agit pas de donner des peines symboliques mais d’aller chercher aussi d’autres coupables. Contrairement à ce que vous croyez, je connais une personne qui a tuer son enfant, un déni de grossesse jusqu’au meurtre dans un état de sidération, et cette personne n’était pas une personne isolée, elle envoyait même ses enfants au caté, elle est équilibrée, d’un mileu simple mais pas frustre. Ce qui montre bien aussi combien la pilule peut déséquilibrer des personnes a priori sans problèmes. Voilà le sujet de société qu’il faut prendre à bras le corps. Sans laxisme, mais en voyant plus loin que le bout de son nez.

  10. @ Solal,
    Je pense que le SB et ses lecteurs ne nient point que l’on puisse être enceinte sans le savoir. Il y a des médecins qui interviennent parfois, et je crois qu’il pourrait nous confirmer que les médecins de ville et les maternités ont toujours reçu des femmes très très enceintes sans le savoir ! Le terme de “déni de grossesse” est un fourre-tout qui ne saurait résumer les multiples causes qui font, que cela a toujours existé , et existera toujours.
    C’est la réthorique autour de la banalisation du concept et surtout la jurisprudence mise en place qui est contestée ici. Ce mot même, est en train de devenir une arme juridictionnelle.

  11. L’avortement, sans lui dénier son caractère de faute personnelle, est aussi une faute collective d’origine aussi intellectuelle.
    “119 Les conséquences du péché alimentent les structures du péché. Celles-ci s’enracinent dans le péché personnel et, partant, sont toujours liées à des actes concrets des personnes qui les engendrent, les consolident et les rendent difficiles à éliminer. C’est ainsi qu’elles se renforcent, qu’elles se répandent, qu’elles deviennent source d’autres péchés et conditionnent la conduite des hommes.228 Il s’agit de conditionnements et d’obstacles qui durent beaucoup plus longtemps que les actions accomplies dans le bref laps de temps de la vie d’un individu et qui interfèrent aussi dans le processus du développement des peuples, dont le retard ou la lenteur doivent aussi être jugés sous cet aspect.229 Les actions et les comportements contraires à la volonté de Dieu et au bien du prochain et les structures qu’ils induisent semblent aujourd’hui être de deux sortes : « d’une part le désir exclusif du profit et, d’autre part, la soif du pouvoir dans le but d’imposer aux autres sa volonté. Pour mieux définir chacune des attitudes, on peut leur accoler l’expression “à tout prix” ».230
    230Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, 37: AAS 80 (1988) 563.”
    Citée par le “Compendium”
    Ici, nous touchons à l’horreur de notre société qui est fondée doctrinalement sur l'”orgueil de la vie” c’est-à-dire la passion de dominer les autres. C’est le darwinisme (doctrine officielle de l’Etat français : voir la “charte de l’environnement”) est une invitation permanente à l’orgueil de la vie, l’exact contraire du christianisme qui nous invite à aimer et à servir.
    Il y a donc une dimension sociale du péché, une dimension sociale à l’avortement, une dimension sociale au viol de la liberté religieuse par le laïcisme et l’église de France. Faudra-t-il exorciser la France ?
    118 En outre, certains péchés constituent, par leur objet même, une agression directe contre le prochain. Ces péchés, en particulier, se définissent comme des péchés sociaux. Est social tout péché commis contre la justice dans les rapports de personne à personne, de la personne avec la communauté, ou encore de la communauté avec la personne. Est social tout péché contre les droits de la personne humaine, à commencer par le droit à la vie, y compris celui de l’enfant à naître, ou contre l’intégrité physique de quelqu’un ; tout péché contre la liberté d’autrui, spécialement contre la liberté de croire en Dieu et de l’adorer ; tout péché contre la dignité et l’honneur du prochain. Est social tout péché contre le bien commun et contre ses exigences, dans toute la vaste sphère des droits et des devoirs des citoyens. Enfin, est social le péché qui « concerne les rapports entre les diverses communautés humaines. Ces rapports ne sont pas toujours en harmonie avec le dessein de Dieu qui veut dans le monde la justice, la liberté et la paix entre les individus, les groupes, les peuples ».227
    227Jean-Paul II, Exhort. apost. Reconciliatio et paenitentia, 16: AAS 77 (1985) 216.
    (ibidem)
    http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html

  12. une jeune femme, que je connais très bien, qui n’avait aucune contraception s’est trouvé enceinte sans le savoir. Elle a fini par aller voir un gynecologue qui le lui a appris. Il était trop tard pour une I.V.G en France ou en Espagne et elle est partie en Angleterre où à une semaine près il aurait été trop tard.
    La solution de s’occuper de son bébé à naitre, elle ne l’a pas souhaitée, hélas.
    Elle n’a eu de cesse ensuite de rencontrer un autre homme et d’avoir un enfant. Celui-là n’arrivant pas assez vite à son goût, elle a eu recours à l’insémination (avec le sperme de son compagnon.
    Le bébé est né, malheureusement avec une légère malformation physique.
    Elle pense que “le Bon Dieu l’a punie”…. sa vie est gachée et la vie de ses proches aussi.
    Je pense que la prise de la pilule lui aurait évité ce gachis.
    Mais jusqu’à 5 mois et demi de grossesse, elle ne s’est rendue compte de rien.

  13. @ Fontey,
    Vous allez trop vite : la prochaine étape – pour les enfants car on fera crever les malades et les vieux avant – sera de pouvoir se débarrasser d’un enfant sous l’âge de la raison…
    Sous prétexte que puisqu’il n’y a ni autonomie ni pensée construite, ce n’est qu’un amas de cellules (ce qui est le prolongement du raisonnement pour le fœtus).
    Aujourd’hui, ce sera encore trop gros : quand on aura pris l’habitude de faire crever les vieux et les malades comme on fait crever les enfants à naitre, l’étape sera plus facile à franchir car le parallélisme sera facile à faire et les blocages d’aujourd’hui sauteront d’autant plus facilement que les médias nous sortiront toujours les mêmes ficèles avec des exemples à faire pleurer dans les chaumières…
    Quand on lâche le loup dans la meute, il n’a aucune raison de s’arrêter en chemin.
    Sainte Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres Français !

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