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Europe : politique / Pays : International

La Grèce dans le mur

Lu dans Les 4 Vérités :

"[…] L’élection d’une majorité d’extrême gauche est toujours une mauvaise nouvelle. D’autant que cette majorité semble fort n’avoir rien appris. M. Tsipras a annoncé vouloir pratiquer la fameuse relance par l’offre, c’est-à-dire augmenter les salaires et les prestations sociales pour, hypothétiquement, « relancer » la consommation et l’investissement. Cette méthode n’a jamais fonctionné en économie ouverte (elle n’a pu fonctionner en Allemagne dans les années 30 que parce que, précisément, les frontières étaient fermées et que l’État contrôlait strictement l’économie). De toute évidence, avec un tel gouvernement, la Grèce – et toute l’Europe avec elle, malgré les discours lénifiants sur la « contagion » parfaitement maîtrisée – va dans le mur. Pourtant, il faut aussi voir ce qu’il y a de positif dans cet événement.

Tout d’abord, il n’est pas déplaisant de voir cette oligarchie mondialiste, qui voudrait faire notre « bonheur » malgré nous, se prendre une claque. Nous avons entendu tous les caciques de la commission européenne et de la BCE sermonner doctement les Grecs sur les conséquences de leur vote. Le peuple grec a réagi logiquement : en faisant exactement le contraire de ce qu’on voulait lui imposer ! Mais, surtout, dans ce débat sur l’austérité, il va peut-être devenir enfin audible que cette politique d’austérité n’a rien à voir avec du sérieux budgétaire. L’austérité à la mode de la troïka consiste à augmenter les impôts ou, à impôt constant, à baisser les prestations. C’est donc, purement et simplement, du vol légalisé. Quand nous réclamons des budgets à l’équilibre, nous ne suggérons pas ce type « d’austérité ». Nous demandons que la sphère publique cesse de faire mal et coûteusement ce que la sphère privée peut faire mieux et moins cher. Ce n’est pas en augmentant la sphère publique, comme le veut Syriza, ni en vampirisant la sphère privée, comme le veut la troïka, que l’on y parviendra. C’est en remettant l’État à sa place, toute sa place, mais rien que sa place !"

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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5 commentaires

  1. Clair, simple et de bon goût. Merci pour la transmission de cet article. Quand aurons-nous enfin des dirigeants de BON SENS ?

  2. si les 6 millions de Grecs expatriés avaient voté, avaient pu voter,le résultat aurait il été le même.
    Et ils parlent de démocratie. Ces gens d’extrême gauche sont ils alors réellement représentatifs.

  3. Les hommes politiques devraient prendre des leçons de simples mères de familles, qui savent
    -qu’emprunter pour ce qui ne perdure pas est une solution à courte vue
    -qu’on ne dépense pas plus qu’on ne gagne
    -qu’il y a une hiérarchie nécessaire dans les dépenses, et que si le superflu est parfois nécessaire, il ne peut pas remplacer le nécessaire au quotidien.
    Les femmes d’autrefois [vous savez celles “qui ne travaillaient pas” -bien sûr, elles avaient inventé les congés éternels avant l’invention des congés payés ;-)!] avaient le plus grand respect pour l’argent apporté par leur époux, et savaient “faire du neuf avec du vieux”.
    Au collège et au lycée, il serait temps de retrouver des exemples (applications des cours de mathématiques) constituant un bagage élémentaire très simplifié d’économie domestique, portant sur le quotidien basique.

  4. En encore plus concis :
    Un État obèse est un État faible…

  5. “…il n’est pas déplaisant de voir cette oligarchie mondialiste, qui voudrait faire notre « bonheur » malgré nous…”(sic)
    L’erreur est là ! Croire qu’ils veulent faire notre « bonheur » alors que justement ils ne cherchent qu’à nous détruire pour leur unique profit immédiat et l’accaparement des richesses.

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