La grande peur des hommes politiques

C Eric Zemmour, interrogé dans Le Choc du Mois -qui a renouvelé sa maquette-, dénonce le silence des hommes politiques, pourtant lucides sur la situation de la France :

“Mon Gaspard [son personnage de ministre de l’Intérieur dans son dernier roman, Petit Frère], est le produit de ceux que j’ai côtoyés durant vingt ans. A droite comme à gauche ! Pourquoi ne seraient-ils pas lucides puisque vous et moi nous le sommes ? Ils voient bien la réalité, ils voient bien l’évolution de la société française ! Alors ils ont peur. Ils ont peur de la diabolisation médiatique s’ils disent ce qu’ils ont compris. Et je crois surtout qu’ils ne sont pas suffisamment sûrs d’eux-mêmes idéologiquement pour avoir le courage d’affronter l’idéologie médiatique. […] Les plus optimistes se disent qu’on assiste simplement à un changement de monde, qu’on ne vivra plus comme on vivait dans leur jeunesse, que c’est dans la nature des choses. Les plus pessimistes – comme moi – se disent qu’on court à la catastrophe, à des affrontements. Un ministre m’a même dit : “On vit la fin de l’Empire romain.”

A Brice Hortefeux, Eric Zemmour affirme :

““Vous ne faites pas votre boulot. Vous avez honte de votre ministère ! ” La discussion a été très intéressante parce qu’à un moment, je lui ai dit : “Il faut maintenant que vous arriviez à formuler que l’identité nationale française, c’est l’assimilation.” Et il m’a dit : “Non, je m’en tiens à l’intégration.” J’ai trouvé ça formidable. Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy a brisé un tabou, et c’est d’ailleurs une des raisons majeures de son élection, mais immédiatement arrivés au pouvoir, ils reviennent en arrière.”

Michel Janva

2 réflexions au sujet de « La grande peur des hommes politiques »

  1. Aslan

    “Alors ils ont peur. Ils ont peur de la diabolisation médiatique s’ils disent ce qu’ils ont compris.”
    Je n’y crois pas.
    Ils sont très lucides et veulent la disparition de la France charnelle, sa “transformation” en un brésil “français” en Europe.
    Cela relève de l’Idéologie, d’un plan ordonné. A partir du moment où l’objectif est l’Etat mondial, il faut dissoudre culturellement les nations avec le métissage et le multiculturalisme et institutionnellement avec des structures continentales supranationales.
    Il suffit de reprendre les déclaration de nos hommes politiques (Sarkozy, Royal,…) sur le métissage.
    Comment un journaliste comme Zemmour peut-il encore croire qu’il s’agit d’un manque courage ? Vu son niveau intellectuel c’est incompréhensible.

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