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France : Politique en France

La France est entrée en récession

Hier, l’Insee a rendu publique sa nouvelle prévision de croissance pour la fin de l’année. Après un second trimestre à – 0,3 %, le troisième et le quatrième trimestre 2008 devraient enregistrer une baisse du PIB de – 0,1 %. La récession étant définie par les économistes comme deux trimestres consécutifs de croissance négative, si ces prévisions se confirment, rien ne sert de se voiler la face : la France est en récession.

Mais le gouvernement ne le reconnaîtra pas. Ivan Rioufol réclame la vérité pour les Français :

"Mais la promesse de vérité ne peut se contenter d’un acharnement contre le capitalisme financier, dont Sarkozy a prédit un peu vite la fin. Ne pourrait-on laisser le capitalisme d’État, louangé soudainement à l’Élysée, à la Chine communiste ?

S’il faut tout dire, il ne faut pas oublier le début : l’interventionnisme qui, depuis l’après-guerre, a fait du libéralisme, enfant des Lumières et de 1789, un épouvantail. […] C’est leur État providence qui n’en finit plus de sombrer sous les charges. Parce que les pouvoirs publics se disent prêts à secourir des banques et même l’accession à la propriété, Sarkozy semble déjà vouloir renier la loi du marché qu’il venait à peine de sortir de la cave. Or, la libre concurrence ne peut être le bouc émissaire de la faiblesse française. Le pays est malade, avant tout, d’une indigestion d’État. Faudrait-il lui en refourguer une cuillerée, sous prétexte de le protéger d’un libéralisme perverti ? Grand temps d’aligner des vérités, en effet.

L’empressement à réhabiliter l‘État protecteur et dépensier est d’autant plus déroutant que Nicolas Sarkozy reconnaît aussi (discours de Toulon) que "l’État ne peut indéfiniment financer ses dépenses courantes et ses dépenses de solidarité par l’emprunt (car) il faut bien un jour payer ses dettes". Devant cette contradiction, il serait utile de publier les comptes de l’État nounou, qui vient de renoncer à privatiser La Poste. Combien coûte la protection sociale? Quelles richesses produit l’immigration? Où sont les possibles économies? La glasnost, qui a eu raison du mur de Berlin, doit abattre celui des tabous."

Michel Janva

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8 commentaires

  1. Le libéralisme est enfant des lumières dans le sens de libéralisme politique, moral ou philosophique.
    En économie, le libéralisme est le bon sens même : laissez faire ceux qui savent ! Rappelez-vous l’anecdote suivante : Louis XIV demandant aux pêcheurs de Saint-Malo ce qu’il pouvait faire pour les aider dans leur concurrence avec les Anglais. Réponse des marins : “Surtout, Sire, ne faites rien ! ” Louis XIV regnait, il me semble, avant les lumières !
    Le fait que les gens confondent libéralisme et anarchisme ne doit par faire oublier cette vérité élémentaire. L’anarchiste ne veut pas d’Etat du tout. Le “libéral” en économie veut au contraire un Etat fort qui fasse respecter les règles du jeu. Sinon il n’y a plus de keu, les plus forts deviennent trop forts et, de facto, le libéralisme n’existe alors plus.

  2. “Quelles richesses produit l’immigration ?”
    Monsieur rioufol sait très bien que poser la question, c’est déjà y répondre… Que ne cite-t-il pas dans son blogue les rapports d’Yves-Marie Laulan ou de Jean-Paul Gourévitch sur le sujet ?

  3. Monsieur Rioufol est mal placé pour parler de vérité; car il écrit que les vérités qui l’arrangent et surtout qui ne dérangent pas trop ses amis…

  4. Il-y-a quelques jours je suis allé à ma Caisse d’épargne dans le but de retirer env 30 000 euros en deux assurances vie anciennes, il m’a été opposé des arguments divers pour mêmpêcher de le faire et j’ai été très ferme mais j’attends encore mon argent sur mon compte afin de le placer dans une autre banque ou, mieux, d’acheter un lingot ( 20 000 euros).Même si ça peut paraître de l’affolement, il faut faire ainsi par simple prudence car le pire semble à venir.

  5. Louis, si vous voulez de l’or, allez plutôt acheter des napoléons rue Vivienne. Ils se revendront plus facilement qu’un lingot !

  6. @ Jean-Claude
    La distinction entre les libertés civiles et économiques et le libéralisme du relativisme moral et politique est en effet nécessaire.
    Le libéralisme économique n’est que le constat de ce qui fonctionne et crée de la prospérité pour tous : sans propriété et sans liberté d’entreprendre il n’y a pas de richesses. Mais cela n’est possible durablement que si des lois garanties par l’Etat assurent le respect de règles qui favorisent le respect du Bien commun.
    Les libéraux ne sont donc pas des anarchistes. Les libéraux savent qu’au dessus de la production et de l’échange que permet le marché, il est nécessaire que la communauté soit prioritaire, ceci pour une raison simple : si la société est une jungle, l’économie et la prospérité sont impossibles.
    Voilà pourquoi la phrase de PROUDHON pour caractériser le libéralisme économique : ” Le libre renard dans le libre poulailler” est une ineptie conceptuelle et une caricature socialiste. Que beaucoup la reprennent dans les milieux catholiques, faute d’une réflexion posée, ne donne pas à ce jugement erronné plus de pertinence.
    L’Europe occidentale qui se croit libérale est en réalité social démocrate, parce que l’Etat y finance ce qui est la marque du socialisme : la dénatalité, l’immigration, la dés-alphabétisation, la desindustrialisation, le retard économique, la déculturation, et l’irréligion. Le jugement d’Y. RIOUFOL est très pertinent : l’Europe doit faire sa glasnost, car la chute du Mur ayant entrainé la mort du socialisme marxiste doit permettre la fin de la social démocratie pseudo libérale. La crise qui arrive peut être une occasion de redonner à l’Etat sa place véritable : non plus fiscaliste, assistante sociale et redistributeur, mais arbitre, protecteur, et justicier.

  7. De toute manière, l’Etat c’est nous !
    Ceux qui nous gouvernent le font mal, malheureusement.
    C’est bien beau de critiquer la monarchie au temps du 16 et 17ème siècle.
    Mais la 5ème République est encore pire, je trouve.
    Le libéralisme n’est pas la solution.
    Aujourd’hui, on le paie aux USA et maintenant en Europe !!!
    Tant va la cruche à l’eau…

  8. la chute du Mur ayant entrainé la mort du socialisme marxiste doit permettre la fin de la social démocratie pseudo libérale.
    Très juste. mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Nos bons politiques dits de droite font du socialisme sans le savoir. un bel exemple: la sectorisation des lits de clinique sous Chirac qui couplait les listes de villes distantes de 40 km sans raison apparente et imposait la fermeture d’un lit d’un coté pour en ouvrir de l’autre ( Ex: Brignoles avec Draguignan, Saint Tropez avec Saint raphael, etc…) ou conditionnait l’ouverture de lits d’hospitalisation de jour par la fermeture de lits normaux, ou encore reglementait les lits de réanimation. d’où la guerre des cliniques à Marseille dans les années 85 et la hausse du prix du lit. Idem pour la récolte du sang, nationalisée par Chirac, qui a abouti au mélange de sang et à la propagation du SIDA, au nom du sacro saint: ” pas de bénéfices ( privés) sur la santé “, idem pour la nationalisation de l’insemination des vaches qui a failli aboutir à la disparition des races locales, au bénéfice de la sacro sainte Holstein, productrice exclusive de lait et nourrie aux tourteaux de soja, importés des USA, idem pour la hauteur des cuvettes de WC imposée à un tel niveau dans les maisons de retraite, que les petits vieux cassés en deux ne peuvent s’y asseoir et doivent se tenir à une barre de coté, idem pour les pédiluves et les baigne-coudes imposés dans les V120, lors de la “relance” giscardienne que les directeurs s’empréssérent de condamner.
    L’Enarque de service formé à la bonne école marxiste doit justifier de son salaire en pondant des réglementations à tout va.

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