La fin de l’€uro ?

Christian Saint-Etienne, fédéraliste européen, professeur titulaire de la chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers, professeur à l’université Paris-Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique, a été économiste au FMI et à l’OCDE. Cet ancien conseiller de François Bayrou, pronostique aujourd'hui la fin de l'euro. Cet économiste propose une voie de sortie raisonnable : un retour au Système monétaire européen des années 80, basé sur un Ecu référent, empêchant aux Etat de recourir à des dévaluations compétitives exagérées et de limiter la fluctuation des taux de change au sein d’un serpent monétaire faisant office de garde fou.

4 réflexions au sujet de « La fin de l’€uro ? »

  1. Olivier Arcachon

    S’il est vrai que l’Euro est actuellement fortement soumis à des tiraillements “asymétriques” pour reprendre le qualificatif officiel, il reste qu’une sortie de l’Euro ne pourra pas se faire sans chocs monétaires brutaux.
    En effet, actuellement, l’euro limite, entre autre, les écarts de rémunérations des bons du trésor émis par les différents pays membres, lesquels écarts ne sont, in fine, que le reflet d’économies nationales affaiblies (par une dette excessive, le plus souvent).
    Un pays “sortant” n’aurait plus ce cadre contraignant pour défendre sa monnaie et vendre ses émissions de dettes : des dévaluations fortes, voire très fortes donc très brutales, sont à prévoir. Avec toutes les conséquences désagréables que cela entraîne, surtout à court terme.
    L’euro a joué comme un retardateur des ajustements monétaires nationaux : ils n’en seront que plus violents quand ils auront lieu. Pour qu’ils n’aient pas lieu il faudrait convertir instantanément tous les pays de la zone euro à la rigueur budgétaire et au désendettement rapide. C’est comme si c’était fait, n’est-ce pas ?

  2. Vince

    Il semblerait (du haut de ma très grande expérience financière…) que la solution ici proposée revient à la situation d’avant l’imposition par les EU du dollar comme monnaie d’échange. On avait en effet l’or comme référent et les valeurs fluctuaient peut.
    Où j’me suie-je trompé?

  3. HB

    Le problème……et sa solution ne sont pas uniquement économiques.
    Ils sont aussi idéologiques: Quand on est responsable, on n’a pas le droit de se mettre en situation de dépendance, même envers des alliés, ou des partenaire.
    Surtout envers eux!
    Malgré les difficultés annoncées, une sortie de l’Euro est impérative pour retrouver toute notre indépendance quelqu’en soit le prix à payer!
    Mais ne vous en faites pas:
    1- la situation économique et financière est catastrophique avec ou sans Euro.
    2- Nos braves politiques, tous plus mondialistes les uns que les autres, préfèreraient mourrir que de nous laisser retrouver notre indépendance!
    Sécession de suite!

  4. P G.

    Sortir du socialisme keynésien et de l’étatisme financier et monétaire : sans cette direction qui suppose de dramatiques revirements collectifs, sortir de l’Euro n’aura aucun sens. C’est l’Euro qui garantit notre dette.
    Sur son blog C. Saint Etienne évoque l’hypothèse qu’il pense actuellement peu probable (mais depuis 2 ans le peu probable d’aujourd’hui se révèle le certain de demain) d’un effondrement total des états et du système financier international, à la suite d’une crise liée à des évènements internationaux fortuits : il parle alors d’une chute des économies de 10 à 15 % de leurs PIB…….
    Pour la France, ce serait la faillite immédiate de l’Etat, et une remise à plat du système : presque une bonne nouvelle….., mais à quel prix politique, institutionnel, social et moral ?

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