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L'Eglise : Benoît XVI / L'Eglise : Foi

La fidélité : première caractéristique de l’évêque

Ce matin, dans la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a consacré 5 nouveaux évêques. Extrait de son homélie :

B "La première caractéristique, que le Seigneur exige du serviteur, est la fidélité. On lui a confié un grand bien, qui ne lui appartient pas. L'Eglise n'est pas notre Église, mais Son Église. Le serviteur doit rendre compte de sa gestion du bien qui lui a été confié. Ne lions pas les hommes à nous, ne cherchons pas le pouvoir, le prestige, l'estime de nous-mêmes. Conduisons les hommes vers Jésus Christ et ainsi vers le Dieu vivant. Ainsi, nous les introduisons dans la vérité et dans la liberté qui vient de la vérité. La loyauté est altruisme, et ainsi elle est vraiment libératrice pour le ministre lui-même et pour ceux qui lui sont confiés. Nous savons comment les choses dans la société civile et, assez souvent, même dans l'Eglise souffrent du fait que beaucoup de ceux auxquels une responsabilité a été confiée, travaillent pour eux et non pour la communauté. Le Seigneur trace en quelques lignes un tableau du mauvais serviteur, qui commence par s'enivrer et battre les travailleurs, trahissant ainsi l'essence de sa fonction. En grec, le mot qui signifie "fidélité" coïncide avec celui qui veut dire «foi».

La fidélité du serviteur de Jésus-Christ consiste précisément dans le fait qu'il ne cherche pas à adapter la foi à la mode de l'époque. Seul le Christ a les paroles de la vie éternelle, et ces mots, nous devons les apporter aux gens. Ils sont le bien le plus précieux qui nous a été confié. Une telle fidélité n'a rien de stérile ni de statique, elle est créatrice. Le maître réprimande le domestique qui avait enterré le bien qui lui avait été confié afin d'éviter tout risque. Avec cette fidélité apparente, le serviteur a en fait mis de côté le bien du maître, afin de se consacrer exclusivement à ses affaires.

La fidélité n'est pas peur, mais elle est inspirée par l'amour et par son dynamisme. Le maître fait l'éloge du serviteur, qui a fait fructifier son bien. La foi a besoin d'être transmise: elle a été livrée non seulement pour nous, pour le salut personnel de nos âmes, mais pour d'autres, pour ce monde et pour notre temps. Nous devons la placer en ce monde, afin qu'elle devienne en lui une force vive, pour augmenter la présence de Dieu en lui."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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7 commentaires

  1. Nous avons un grand pape.

  2. Heureusement pour nous: le discours du pape ne s’adressait pas directement aux évêques de France.

  3. Béni soit notre Saint Père.
    Face aux media qui nous oppiment, si il nous posait la question du Christ “pour vous qui suis je ?”, nous pourrions repondre “vous êtes fidéle serviteur de la parole de Dieu et vers qui d’autre que Celui que vous nous montrez irions nous?”

  4. Un certain esprit du dernier concile ne les a-t-il pas habitués à une indépendance exagérée?

  5. Pour que le Saint Père s’adresse avec tant d’insistance aux évêques, c’est qu’il sait les innonbrables “dérives” de ces gardiens du troupeau : complaisances inadmissibles avec le monde.
    Face à l’islamisation des pays chrétiens, rampante mais bien réelle (et demain à marche forcée!)c’est aussi au troupeau que nous sommes de “reveiller” ces Monseigneurs et de leur remettre la crosse en main pour évangéliser comme aux temps héroïques ou pendant la Contre Réforme.
    Quelle force et quelle énergie doit avoir le Saint Père !

  6. Aimons nos évêques malgré leurs limites, voire leurs infidélités. Prions pour eux. N’insistons pas trop sur leurs insuffisances -tant réelles que présumées- Travaillons à l’unité avec eux, et rappelons-nous qu’ils sont très attaqués; certains prêtres, appelé à être consacrés évêques refusent, car ce n’est pas un ministère facile.
    Osons les rencontrer personnellement plutôt que les critiquer par derrière.
    Quand nous voyons leurs limites, voire leurs fautes, recherchons aussi leurs bons côtés.

  7. Oui, il faut les aimer dans NSJC et faire comme en ces temps héroïques : ne pas étaler nos différends en public.
    Les faits sont toutefois là et, à la limite, se passent de discours.
    L’Ennemi comprend si bien ce qui est en l’homme qu’il n’a pas besoin de nos bavardages et que le scandale l’amuse.
    A côté de la dureté du monde impie subie par tant et tant, se sentir “lâché” par un pasteur est une chose terrible quand on ne s’en moque pas.
    Le Pape donne à espérer toujours et c’est déjà beaucoup. Quelques évêques aussi.
    Alors prions le Bon Pasteur.

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