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Bioéthique

La femme n’est pas un animal d’élevage

Sylviane Agacinski déclare dans Le Monde, à propos des mères porteuses :

A "Dans l'après-Nuremberg, la déontologie médicale, héritière d'Hippocrate, devait aller plus loin et définir les limites de l'expérimentation médicale (d'où le Code de Nuremberg). Mais la question n'est plus aujourd'hui, en Europe, celle de la violence d'Etats totalitaires. Les puissances menaçantes sont ailleurs : dans les technologies et les marchés voyous. Ce qui est profondément inquiétant, à notre époque, c'est la demande de corps humains, de substances biologiques, c'est le besoin créé par les techniques biomédicales, et notamment par les techniques procréatives. Le corps fait l'objet d'une véritable convoitise, d'abord de la part de tous ceux qui sont les bénéficiaires du marché (agences d'intermédiaires, instituts, cliniques, médecins peu scrupuleux…), et de ceux dont les demandes sont exacerbées par les offres technologiques (demandeurs d'enfants). […]

Quant à l'usage des organes d'une personne pour fabriquer l'enfant d'une autre et en accoucher, il est intrinsèquement inadmissible, parce qu'il consiste à traiter un être humain comme une machine ou un animal d'élevage. Dans un troupeau, les femelles servent à faire des petits, dans l'intérêt de l'éleveur."

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5 commentaires

  1. Madame Jospin me surprend très agréablement!!

  2. ils ont mis du temps,mais ils finissent par nous rejoindre
    le problème avec les gens d'”extrême-droite”,c’est qu’on a toujours raison,mais avant les autres, d’où les accusations: parano, fachos etc etc
    l’autre problème: quand les gôchos (qui sont plus …lents!)commencent à comprendre…
    est-ce qu’il n’est pas trop tard?

  3. “Si, en effet, on les [les désordres] prévoit de loin, on peut facilement y remédier, mais, si l’on attend qu’ils s’approchent, le médicament ne vient pas à temps, parce que la maladie est devenue incurable. Il arrive avec elle comme avec les phtisiques, selon ce que disent les médecins : leur mal à son début est facile à soigner et difficile à diagnostiquer, mais, avec le passage du temps, s’il n’a pas été d’abord diagnostiqué et traité, il devient facile à diagnostiquer et difficile à soigner.
    Ainsi advient-il dans les affaires d’Etat ; parce que, si on les diagnostique de loin (ce qui n’est donné qu’au sage), les maladies qui y naissent sont promptement guéries ; mais quand, pour ne pas les avoir diagnostiquées, on les laisse croître au point que chacun les diagnostique, il n’y a plus de remède.”
    Machivel, Le Prince, III. Des monarchies mixtes
    Toute similitude avec une situation existante est absolument non fortuite ! 😀

  4. Oups ! Il s’agit évidemment de Machiavel, et non de… hem… Machivel.

  5. Sylviane Agacinski mène un combat remarquable.Je l’ai entendue samedi dernier à un débat sur le sujet judiceusement animé par le courageux Finkielkraut : cela tenait admirablement bien la route.
    Et le pauvre suppôt du malin qui traînait par là n’ a pu que prouver , si besoin était, sa collusion avec le système libéro-utilitariste totalisant et par là, totalitaire.

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