« La famille, ressource pour la société »

Mgr Paglia, président du Conseil pontifical pour la
famille, est intervenu sur le thème « La famille, ressource pour la
société », à l’ONU, dans le cadre du 20e anniversaire de l'Année
internationale de la famille des Nations Unies et du 30e anniversaire de
la Charte des droits de la famille du Saint-Siège.

« Le fait de se marier constitue une valeur ajoutée pour les
personnes et pour la société, dans la mesure où le contrat de mariage
améliore la qualité de la relation du couple et a des conséquences
positives importantes
(biologiques, psychologiques, économiques et
sociales) pour les enfants et les adultes ».

Au contraire, « la simple cohabitation n'est pas égale au mariage
parce qu'elle rend les relations instables et crée une grande
incertitude dans la vie des enfants 
».

« Le divorce lui-même (ou le choix de la monoparentalité) augmente le
risque d'échec scolaire pour les enfants
 » et il augmente le risque
« de pauvreté des enfants et des mères » et de l’échec de « la
socialisation des enfants
 ». En outre,

« les belles-familles et les
familles recomposées rencontrent de nombreux problèmes au niveau des
relations entre les nouveaux parents et les enfants des unions
précédentes ».

« la stabilité des relations familiales est un bien
précieux, et quand elle fait défaut, tous les membres de la famille sont
en danger ».

« Les familles naturelles font l’expérience de la solidarité entre
les générations
beaucoup plus souvent et plus profondément que les
autres formes de vie en commun : les enfants
qui vivent avec leurs parents biologiques jouissent d’une meilleure
santé physique et psychologique ; ils expérimentent une plus grande
confiance et davantage d'espoir dans la vie, en comparaison avec ceux
qui vivent dans d'autres contextes ».

«
dans les familles recomposées après une séparation, les parents ont de
grandes difficultés à développer leur rôle éducatif
et sont plus souvent
en désaccord sur des questions d’éducation. Les parents seuls, ou ceux
qui sont séparés ou divorcés, se caractérisent par une méfiance
importante à l’égard des contextes sociaux extérieurs et développent une
vision privatisée de la famille ».

Il a aussi évoqué « les enfants élevés sans père », déplorant qu’ils
« représentent une très forte proportion des sans-abri, des adolescents
qui commettent des homicides, des suicides d'adolescents et des jeunes
incarcérés
 ».

« Trop souvent, les décisions, même les décisions législatives,
semblent se faire sans prendre en compte les conséquences tragiques qui
pourraient en résulter
 ».

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