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Culture de mort : Avortement

La “difficulté d’accès à l’avortement” : une obsession construite de toutes pièces

La “difficulté d’accès à l’avortement” : une obsession construite de toutes pièces

Une mesure, examinée le 25 novembre dernier dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé et adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, autorise les sages-femmes à pratiquer les avortements par aspiration jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Une sage-femme est interrogée dans L’Homme Nouveau. Extrait :

Les porteurs de la loi ont invoqué les difficultés d’accès à l’avortement dues à la Covid-19 pour justifier cette mesure. Qu’en pensez-vous ? 

La Covid-19 n’est qu’un prétexte. En réalité, abonnée depuis un peu plus de cinq ans à la revue du Conseil de l’ordre, je ne pense pas exagérer en disant ne pas avoir reçu un seul numéro qui ne traitait pas de la difficulté d’accès à l’IVG. C’est une obsession, et si aujourd’hui certains parlent d’une revendication des sages-femmes, je pense qu’elle a été construite de toutes pièces depuis bien longtemps. Mes collègues, qui seraient les plus revendicatrices, ne le sont pas en raison d’un défaut d’accès à l’IVG, mais parce qu’elles constatent que les gynécologues consacrent bien peu de temps aux patientes qu’elles voudraient voir mieux accueillies et respectées. Si je ne suis évidemment pas d’accord sur le fond, je vois bien qu’est présente malgré tout cette volonté d’accompagner et d’écouter qui est la signature de notre profession.

Des incohérences majeures liées aux compétences attribuées à notre métier sont également révélatrices de la manipulation qui est à l’œuvre. Par exemple, je n’ai pas de droit de prescription pour les traitements oraux de la mycose mammaire alors que c’est une complication très fréquente de l’allaitement et que ces médicaments n’ont pas d’effets secondaires notables. En revanche, je peux prescrire et recommander chaleureusement l’usage de contraceptifs hormonaux ou, pire, des pilules abortives qui détruisent l’équilibre hormonal de l’organisme, avec des effets secondaires graves et reconnus. En outre, je ne suis pas habilitée à prescrire pour les hommes (ce qui semble normal), sauf des vaccins et des substituts nicotiniques. J’ai l’impression d’être directement au service de l’État.

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1 commentaire

  1. Et bientôt les bouchers seront autorisés à leur tour ?

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