18 réflexions au sujet de « La démocratie enterrée au Panthéon ce soir »

  1. Déni de démocratie

    Le discours prononcé devant le Panthéon :
    “A l’heure où la passion effrénée de l’égalité traverse le code civil au nom de la République, dans la quasi indifférence médiatique et politique, la démocratie s’est amputée de la liberté de manifester. Ses obsèques font suite à trois mois de martyr pendant lesquels tous les prétextes furent bons pour lui porter le fer.
    Ici, au Panthéon, reposent les grands hommes dont la pensée et l’action ont remué l’histoire. Dans les pierres de ce temple habite le pluralisme de la pensée française, aujourd’hui étendue sur un lit de Procuste. Nous sommes le temple discret de la mémoire de ce pays, et ne ferons jamais le deuil de la démocratie, en nous elle ne cessera jamais d’exister.
    J’aimerai vous lire pour conclure ces quelques mots de l’éloge funèbre d’Anatole France à Emile Zola, inhumé ici, à propos du climat général qui régna en France avant la publication du célèbre « J’accuse » :
    « Avec le calme et la fermeté que donne le spectacle de la mort, je rappellerai les jours obscurs où l’égoïsme et la peur étaient assis au Conseil du Gouvernement. L’iniquité commençait à être connue, mais on la sentait soutenue et défendue par de telles forces publiques et secrètes, que les plus fermes hésitaient. Ceux qui avaient le devoir de parler se taisaient. Les meilleurs, qui ne craignaient pas pour eux-mêmes, craignaient d’engager leur parti dans d’effroyables dangers. Égarée par de monstrueux mensonges, excitée par d’odieuses déclamations, la foule du peuple, se croyant trahie, s’exaspérait. Les chefs de l’opinion, trop souvent, caressaient l’erreur, qu’ils désespéraient de détruire. Les ténèbres s’épaississaient. Un silence sinistre régnait. » Eloge funèbre d’Anatole France à E Zola.
    Ces mots d’un autre âge résonnent comme un écho dans notre histoire de France. Heureusement, à cet instant, 3 jours nous séparent d’une manifestation d’opposition à la dénaturation du mariage civil. Ne craignez rien mes amis, car depuis des mois, les nombreuses mises à l’épreuve du peuple d’espérance sont l’unique chemin par lequel il rendra le monde meilleur et même peut-être, au peuple, sa dignité.”

  2. caillé

    Qui peut m’empêcher d’aller faire mes courses sur les Champs ce dimanche 24,d’admirer les boutiques,en allant vers la Concorde, rêve de tout citoyen ?
    Au fronton de nos mairies, n’y a-t-il pas inscrit : LIBERTE,EGALITE,FRATERNITE

  3. c

    Très bonne initiative de jeunes courageux, si ce n’est que la vraie démocratie avait déjà été enterrée par les principes mêmes de République bien avant Zola et dès la Révolution avec son “liberté, égalité, fraternité” et la loi votée au dessus de tout.
    La république est sa légitimité qui repose sur la loi du nombre et son système de clientélisme, est le contraire de la liberté.

  4. VLR

    Démocratie, république, liberté, égalité, fraternité, droit de l’homme… tout cela ne vaut rien, parce tout cela n’EST rien.
    Des abstraction, tout au plus.
    Et comme toute abstraction, il reste à donner la définition.
    La définition qui s’impose, c’est celle des faits… Dès lors toutes ces abstractions s’opposent plus ou moins, dans les faits, au règne de la parole de Dieu sur Terre.

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