La crèche de la mairie de Paray-Le-Monial ne trouble pas l’ordre public

Lu dans Le Journal de Saône et Loire :

Cette-creche-en-nacre-avait-ete-offerte-par-le-maire-de-bethleem-lors-de-la-signature-du-pacte-de-jumelage-avec-paray-le-monial-en-2003-photo-maryvonne-bidault-1514908716"Dans une ordonnance en date du 22 décembre dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de la Ligue des Droits de l'homme (LDH) qui réclamait la suspension de la décision du maire de Paray-le-Monial d'installer une crèche dans le hall de l'hôtel-de-ville. Le magistrat a estimé que la LDH n'a apporté "aucun témoignage ou autre commencement de preuve" que la présence de la crèche, exposée à la mairie depuis le 30 novembre 2017, était "susceptible de troubler l'ordre public".

Considérant qu'en l'absence de trouble à l'ordre public, il n'y avait pas d'urgence dans ce dossier, le juge des référés a rejeté le recours de la LDH, sans se prononcer sur le fond, en l'occurrence la violation ou non des principes de neutralité du service public et de laïcité."

Une réflexion au sujet de « La crèche de la mairie de Paray-Le-Monial ne trouble pas l’ordre public »

  1. Jacques Perret

    C’est conforme à la jurisprudence habituelle. Si l’on met à part Béziers où Robert Ménard (ancien ami du Qatar quand il dirigeait l’officine Reporters Sans Frontières) instrumentalise la question à des fins politiciennes en installant une crèche avec des attendus volontairement illégaux qui lui ont permis d’obtenir, de guerre lasse et après trois décisions du conseil d’Etat autorisant la crèche tout en le rappelant à l’ordre un quatrième et dernier arrêt l’interdisant sur des motifs parfaitement conformes au droit contrairement à ce qui a été souvent dit.
    Il y a un lien avec Ploermel où l’ancien maire, Anselin, beaucoup plus sympathique que Robert Ménard mais fantasque, adorait transgresser les règles. C’est la raison pour laquelle la croix qui surmonte la statue de Jean-Paul II n’a pas été érigée dans le strict respect des règles et sans que l’on aie pris la précaution de valider administrativement qu’elle était érigée en accord avec l’artiste et faisant partie de son oeuvre. La bonne foi de l’actuelle municipalité de Ploermel n’est pas en cause (contrairement à Béziers) et il semble qu’une solution ait été trouvée.
    Conclusion : les catholiques ont tout intérêt à agir très sérieusement d’un point de vue juridique (comme à Ploermel) et devraient refuser qu’un non catholique (Ménard, semble-t-il polygéniste comme son ami Bernard Lugan) manipule un symbole de la religion catholique à des fins politiciennes pouvant avoir des conséquences désastreuses.

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