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Europe : politique / Pays : Turquie

La Commission européenne soutient la reprise des négociations d’adhésion de la Turquie

La Commission européenne soutient la reprise des négociations d’adhésion de la Turquie

Voilà qui devrait faire croître les suffrages en faveur des partis euro sceptiques :

La Commission européenne, présidée par Jean-Claude Juncker, vient en effet de prendre le contre-pied du Conseil des ministres et du Parlement européen, en se prononçant pour la reprise du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, actuellement au point mort, et en déclarant seule habilitée à en décider.

Porte-parole de la Commission européenne, le Grec Margaritis Schinas, qui fut député au Parlement européen sous les couleurs de la Nouvelle Démocratie (démocrate-chrétien), a en effet déclaré mercredi : « La Commission européenne soutient la reprise des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. »

« La décision collégiale est que les négociations d’adhésion doivent avoir lieu », a-t-il ajouté, précisant : « Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est la partie officielle qui représente ce dossier, et il soutient la reprise des négociations. »

Ces propos interviennent quelques jours après que Johannes Hahn, le commissaire européen à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, avait estimé dans une interview au quotidien Die Welt qu’« à long terme, il serait plus honnête que la Turquie et l’UE s’engagent dans une nouvelle direction et mettent fin aux négociations d’adhésion », ajoutant : « La décision appartient bien évidemment aux Etats membres, mais l’adhésion de la Turquie n’est pas raisonnable dans un avenir proche. »

Johannes Hahn, membre de l’ÖVP, le parti du chancelier autrichien Sebastian Kurz qui préside actuellement le Conseil de l’Union européenne, avait même expliqué :

« En outre, […] le maintien des négociations d’adhésion a bloqué la mise en place d’un partenariat stratégique réaliste. Nous devrions viser un nouveau partenariat stratégique avec notre voisin, la Turquie, dans un intérêt mutuel. »

La position affirmée mercredi par le porte-parole de la Commission européenne n’est donc pas celle de la totalité de ses membres, ni celle de la présidence autrichienne de l’UE, ni celle de l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, ni même celle du Parlement européen. Fin octobre, celui avait diminué de 213,5 millions d’euros l’enveloppe proposée par la Commission pour « l’aide de préadhésion » à la Turquie, « compte tenu de la dégradation permanente de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays ». L’argument avancé par le Parlement depuis 2016 pour exiger que les négociations restent gelées.

La Commission européenne a l’art de s’asseoir sur les décisions de toutes les autres instances de l’Union européenne. Comme d’habitude.

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3 commentaires

  1. En fait, qui commande, dans le machin bruxellois ? J’ai toujours eu une méfiance profonde, pour na pas dire une aversion, pour les organisations où se mélangent les assemblées, les commissions, les conseils, les comités Théodule qui veulent tous marcher sur les plates bandes des autres, et qui, bien sûr, crient au charron dès qu’on marche sur les leurs !

  2. “La Commission européenne, présidée par Jean-Claude Juncker …” C’est « Le Remous En Marchandant » (en marche sans dents) ou en titubant, si vous voulez.

    Alors, il est encore là, lui ? De qui détient-il ce prétendu pouvoir ? Quelle autorité a-t-il ? AUCUNE sur les peuples européens car il ne représente personne à part quelques groupes de pression malfaisants.

    Il faut virer tout ça aux prochaines élections !

  3. Cette adhésion n’aura jamais lieu, sauf si un nouveau coup d’Etat renversait Erdogan et ramenait de force la Turquie dans le giron Atlanto-sioniste. Voyons plutôt les choses du bon côté : “la dégradation permanente de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays”,bla, bla bla, sans parler de l’achat de S400 à la Russie, rien que ça empêchera toute adhésion de la Turquie avant au moins 50 ans, en espérant que d’ici là que le monstre européiste aura disparu…

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