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Europe : politique

La citation du jour

De Muriel Gremillet, présentée par Christophe Hondelatte comme une « journaliste très indépendante, ancienne journaliste à Libération », sur RTL :

"Oui un coup de gueule contre l’euro et les commentateurs qui nous parlent sans arrêt de l’euro. Il a été créé en fanfare en 1999. Vous vous souvenez, ça allait apporter la prospérité, la stabilité et ça faisait avancer l’Europe à grands pas. Sauf que les politiques avaient juste oublié de nous dire qu’il y avait un prix à payer et c’est aujourd’hui qu’on nous présente la facture. Parce que la monnaie devait être forte, nous protéger des dévaluations, relancer la croissance et lutter contre l’inflation… alors va pour l’euro fort puisque manifestement, c’était ce que voulaient les Allemands et ça a été accepté par tout le monde.

Puis, un jour, on nous a dit : «Ah, ben non, si tout va mal, c’est parce que l’euro est trop fort» mais ni les Allemands, ni la Banque Centrale Européenne ne voulaient céder. Heureusement, on est tenté de dire, voilà la crise, les dettes publiques, la Grèce au bord de la faillite et l’euro plonge. Depuis deux jours, on nous dit : «enfin, on va pouvoir vendre des Airbus, des sacs à main aux Américains et aux Chinois et relancer l’économie». Franchement, qui peut croire ça ? De toutes façons, où on va, l’euro a un coût. Faites l’expérience, allez faire un plein de votre voiture et vous allez comprendre que le pétrole, eh bien, on le paie en dollars et pas en euros. Et quand l’euro baisse, le super sans plomb, on le paie 1,40 € au mieux, c'est-à-dire 10 francs !

La vérité, c’est que l’euro, on n’avait sans doute pas les moyens de se le payer et que la monnaie unique va nous coûter une crise d’austérité terrible voire même que les budgets de nos Etats soient validés par Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE. "

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5 commentaires

  1. Les grecs étaient déjà très réticents pour l’adoption du terme :EUro se traduit en grec par quelque chose comme “pipi”…Ils y sont en plein…et nous aussi

  2. je ne vois pas l’intérêt de l’analyse d’une journaliste de libé.
    Comme d’habitude, le “commentaire” de l’actualité ne comporte ni fait ni conceptualisation, ni d’élément d’économie…Un ramassis de jugements de valeurs assemblés de façon à justifier l’expression d’une colère sourde qui cherche désespérément un objet sur lequel se focaliser. L’important est surtout de se constituer en foule compacte pour vociférer sans fin.

  3. Il est interessant de savoir que les allemands, contrairement aux français, n’ont pas detruit leur ancienne monnaie et peuvent donc sortir de l’€ du jour au lendemain.

  4. À propos de Muriel Gremillet ancienne journaliste à Libération: j’ai rarement eu confiance dans les journalistes de libération et leurs vérités en général, mais intéressons-nous aux faits:
    “Oui un coup de gueule” : le langage des révoltés de profession.
    “Vous vous souvenez, ça allait apporter la prospérité”: euro ou pas l’Europe a été une zone de prospérité. Mais de toute façon la monnaie n’est qu’un élément infime (sauf pour les USA qui jusqu’ici faisaient financer par les autres leur déficit)
    “la stabilité”, effectivement, grâce aux Allemands l’Europe a été et reste (pour le moment en tout cas) une zone stable contrairement à la Grande-Bretagne par exemple qui a pourtant toujours sa monnaie.
    “Sauf que les politiques avaient juste oublié de nous dire qu’il y avait un prix à payer et c’est aujourd’hui qu’on nous présente la facture”: le prix à payer vient surtout de politiques nationales, à commencer par celle de la France, totalement irrationnelles et démagogiques, généralement avec la bénédiction de libération notamment en ce qui concerne une immigration complètement démente.
    “Parce que la monnaie devait être forte, nous protéger des dévaluations”, elle a tenu son rôle
    “relancer la croissance”, en favorisant les investissements, c’est exact, puisque le problème des monnaies faibles c’est de renchérir l’investissement et de défavoriser ainsi la croissance. Mais une fois de plus il n’y a pas que la monnaie qui joue un rôle : il y a le système fiscal, le système judiciaire, les infrastructures, la natalité, la formation professionnelle des habitants d’un pays…
    “et lutter contre l’inflation”, là aussi l’euro a fait son travail, au grand regret de certains qui aiment jouer avec l’inflation pour régler les problèmes économiques créés par la classe politique sans faire de réformes de fond : vieille tradition française…
    “alors va pour l’euro fort puisque manifestement, c’était ce que voulaient les Allemands”, ce qui jusqu’ici ne leur avait jamais porté malheur soit dit en passant
    “Puis, un jour, on nous a dit : «Ah, ben non, si tout va mal, c’est parce que l’euro est trop fort»” : il y a très peu de gens qui limitent les problèmes actuels à un euro trop fort. La Grande-Bretagne, le Japon où les USA qui n’ont pas l’euro sont également submergés par les problèmes. Cela dit, l’euro était surévalué, ce qui favorisait les investissements mais défavorisait les exportations. Il y avait une correction à faire, mais la situation présentait également des avantages.
    “Heureusement, on est tenté de dire, voilà la crise, les dettes publiques, la Grèce au bord de la faillite et l’euro plonge” : c’est la dette publique qui est à l’origine de la crise, elle n’en est pas une conséquence. Et en France, personne pour le moment n’a jamais voulu s’attaquer au problème jugé comme sans importance, y compris à libération. L’euro ne fait que refléter cet état de fait
    “Depuis deux jours, on nous dit : «enfin, on va pouvoir vendre des Airbus, des sacs à main aux Américains et aux Chinois et relancer l’économie. Franchement, qui peut croire ça ?” c’est un fait économique. Le problème c’est que pour produire il faut des investissements. Il faut voir les deux facettes du problème. Mais si Mme voulait une monnaie faible, elle est servie. De toute façon, comme la crise est mondiale, le tourisme et le secteur aéronautique ne sont pas au mieux de leur forme.
    “De toutes façons, où on va, l’euro a un coût” : quelle différence avec les autres monnaies ?
    “le pétrole, eh bien, on le paie en dollars et pas en euros. Et quand l’euro baisse, le super sans plomb, on le paie 1,40 € au mieux, c’est-à-dire 10 francs !” : c’est la même chose pour les Britanniques qui pourtant n’ont pas l’euro… Et une dette publique de 12 % et quelques, source de leurs problèmes. Et cela aurait été la même chose avec un franc faible que cette dame appelait visiblement de ses voeux, sauf à faire du dollar la monnaie française…. Les États-Unis et le Japon également surendettés connaissent également de graves difficultés sans avoir l’euro.
    “La vérité, c’est que l’euro, on n’avait sans doute pas les moyens de se le payer”: affirmation gratuite. Par contre, cela a été une erreur de faire rentrer des pays qui n’étaient pas encore au niveau des pays fondateurs, mais l’erreur la plus grande fut de ne pas surveiller l’état de leur dette publique une fois dans l’euro (tout comme de ne pas surveiller la dette publique de la France en passant).
    “la monnaie unique va nous coûter une crise d’austérité terrible” : comme à l’époque du franc sous Raymond Barre ? Sinon, affirmation gratuite.
    “voire même que les budgets de nos Etats soient validés par Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE. ” : la France va être obligée de présenter des budgets à l’équilibre ? Je comprends que nos politiciens tremblent à l’avance de ne plus pouvoir dépenser à tout-va l’argent du contribuable !
    Une fois de plus la crise actuelle se trouve réduite à une question monétaire qui n’est que l’épiphénomène de problèmes beaucoup plus graves auxquels personne ne veut s’attaquer, préférant désigner ce bouc émissaire commode. Personnellement, avec l’Europe ce n’est pas l’euro qui me gêne plus.
    Si nous arrêtions de financer l’entrée de la Turquie en Europe (voulue par libération), un pays qui à tout point de vue n’a pas sa place dans cette institution, nous ferions déjà de sacrés économies. Pour cela, il faudrait que la France et l’Europe se démocratisent, et ce n’est pas pour demain

  5. Comme l’a dit Jacques Généreux l’esprit de Munich régnait sur Bruxelles, la nuit du 9 et 10 mai 2010, les responsables politiques européens avaient le choix entre le déshonneur et la guerre ! Ils ont choisit le déshonneur et ils auront la guerre !
    Alors qu’il pouvait déclarer la guerre au intérêt financier, à la finance folle, à la spéculation! Ils ont choisi l’austérité pour rembourser un dette injuste !
    Citoyens, les responsables politiques se sont couchés et capituler en rase campagne, nous devons reprendre la bataille afin de mettre en œuvre un vrai alternative afin de remettre les banques à leurs place!
    Vous voulez connaitre le rôle des établissements bancaires et financier dans la crise financière alors rejoins moi mon groupe http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts
    Nous devons soutenir les alternatives afin de nous libérer de l’empire de la finance de la City de Londres et de Wall Street à New York.
    David CABAS
    http://www.davidcabas.fr

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