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L'Eglise : Vie de l'Eglise

« La chirurgie plastique est comme une burqa de chair »

… estime l’assemblée plénière « Les cultures féminines : égalité et différence », dirigée par le cardinal italien Gianfranco Ravasi au Vatican, qui différencie toutefois la chirurgie esthétique de la chirurgie plastique de reconstruction (après un accident, par exemple).

"Un document publié par le Vatican décrit les liftings et autres liposuccions comme des agressions contre l’identité de la femme. […]

Modifier, à coups de bistouri, l’apparence d’une personne n’est pas qu’une transformation esthétique, avertit le texte récemment produit par un panel de femmes consultantes auprès du Conseil pontifical pour la culture. Ces opérations « amputent des possibilités d’expression d’un visage humain, qui sont connectées aux capacités d’empathie ». Elles peuvent constituer « une agression contre l’identité de la femme, démontrant un refus du corps ». […]

D'autre part, accepter le "diktat" des standards de la mode véhiculés par les médias, qui uniformise l'apparence obligée des femmes, fait entrer le corps de la femme dans une logique de consommation :

"Plus profondément, le recours à la chirurgie pour des raisons esthétiques serait révélateur d’une tentation de transformer le corps en chose, la chair en plastique. 

Le développement des techniques de procréation, types PMA et GPA, tendent à placer le corps féminin dans une logique de production. Arraisonné, le corps de la femme n’est plus envisagé comme l’être d’une personne, mais comme un objet purement fonctionnel. La chirurgie esthétique est l’un des symptômes de ce malaise à l’égard du corps féminin."

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9 commentaires

  1. Franchement, c’est l’art de tout mélanger !
    Il y a des problèmes importants et urgents à régler dans nos pays, le prétendu mariage homo, l’avortement, et voilà à quoi s’occupe un Conseil pontifical !
    Va-t-il demander qu’on refasse leur bec-de-lièvre très expressif à celles qui l’ont ôté ?
    [Avez-vous vraiment lu l’article ?? MB]

  2. C’est bien vu.
    « Mon corps m’appartient. »

  3. La chirurgie plastique « de confort » est un fléau des pays d’Amérique latine. Je me souviens avoir vu une émission où des filles brésiliennes âgées de 12 ans avaient rendez vous chez le chirurgien pour modifier une partie du corps qui ne leur plaisaient pas, avec l’accord et l’encouragement de leurs mères! Comme c’est triste…

  4. C’est une tendance générale il me semble: quand il n’y a plus d’âme il n’y a plus que la chose.
    Ainsi en est-il par exemple d’établissements scolaires où ce qui compte n’est plus la transmission, la flamme, mais les effets de mode, l’apparence extérieure, le fait de correspondre à un standard qui sera forcément périmé un jour, comme par exemple d’être une superstructure. On gère alors les établissements scolaires comme des boîtes.
    La comparaison n’est pas si absurde qu’il y paraît. Enlevez leur âme aux gens, et donc le travail sur l’âme, qui a ensuite une influence sur le physique (bonté, charité, générosité…donnent un beau visage), il ne reste plus que le corps sur quoi travailler, et les effets de mode, l’uniformisation comme un but.
    Aujourd’hui il est frappant de voir l’angoisse de la plupart des gens à être en dehors des clous sur quelque sujet que ce soit. Les gens ont réellement ENVIE de normes contraignantes absolument partout, et la liberté et la prise de risques leur font peur.
    C’est probablement lié à une société non sécurisée et qui par ailleurs a nié ses racines et son éthique, j’imagine.
    Tout n’est donc que matériel, et notre corps n’est qu’un amas de chair sur un squelette, non destiné à être sauvé lui aussi. Merveilleuse résurrection des corps, au contraire!

  5. Faudrait quand même pas trop pousser!
    Dieu n’a pas créé l’homme parfait. Il l’a laissé devenir pécheur, et lui demande de se corriger.
    Atténuer la laideur physique ou un aspect disgrâcieux relevant d’un caprice de la nature et générateur de souffrance psychologique ne me paraît pas condamnable.
    Par contre, chercher à ressembler à un stéréotype « idéal sexy » est effectivement une erreur qui ne rendra pas la personne longtemps heureuse mais toujours insatisfaite ou angoissée.

  6. Quand on va vraiment lire le texte produit, on se rend compte que ce n’est pas le Vatican qui dit cela…
    Le document est une guide de discussion pour une assemblée de réflexion (une sorte de document préparatoire) et la phrase en question est une citation d’une femme qui a été interrogée sur la chirurgie esthétique et qui donne une image pour se faire comprendre.
    Vous faites un super boulot de réinformation de manière générale mais il y a souvent des raccourcis comme ceux-là et c’est trop dommage.
    Merci de votre vigilance !

  7. La chirurgie esthétique (ce qui n’est pas le cas de la chirurgie réparatrice, dont relève, ce me semble, l’opération du bec-de-lièvre) est la liturgie d’un paganisme où le corps est une idole.

  8. De quoi je me mêle ? A part accident ou chirurgie, les femmes (ou les hommes d’ailleurs) ne sont pas satisfaits de leur corps et veulent l’améliorer.
    Hélas tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, il y a les beaux et les moches, on ne peut critiquer les moches de vouloir s’améliorer. [Tout dépend des critères sur lesquels vous vous basez pour définir les « moches ». Aux yeux de Dieu, il n’y a pas de « moches ». Vous connaissez sûrement la célèbre phrase de Saint-Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le cœur; l’essentiel est invisible pour les yeux » … mais pas pour les yeux de Dieu ! MB]

  9. De nos jours, la chirurgie esthétique a commencé à perdre son aspect principal et à être utilisé à tort et à travers.

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