La burqa ou les limites du relativisme

D'Hugues Kéraly à propos de la burqa :

"L’opinion selon laquelle une femme doit cacher son visage, trotter avec son chargement derrière la mûle du mari, recevoir des coups de fouet ou passer en jugement pour un regard à l’étranger, cette opinion est partagée encore par des millions de mâles dans le monde musulman. Elle n’est pas plus respectable que la pratique de l’escroquerie financière, de l’esclavage ou du trafic d’enfants.

Les idées sont vraies ou fausses et les convictions bonnes ou mauvaises selon le bien qu’elles génèrent pour l’individu et la société. Aucune n’est “respectable” en dehors des fruits qu’elle porte et qui permettent d’en juger. Seules les personnes restent éminemment respectables, quelle que soit leur appartenance culturelle ou leurs revendications idéologiques. Le christianisme vise même plus haut ici que la république, en nous faisant obligation de les aimer.

Est-ce à dire que toutes les civilisations et donc les religions qui les animent ne se valent pas, au chapitre des conséquences qu’elles engendrent dans la société ? La réponse est oui. Le postulat pseudo-philosophique soutenant que les convictions individuelles, les cultures “identitaires” et les religions du monde appartiendraient à la “sphère privée” de chacun, de sorte qu’elles méritent un égal respect, cette idée est sortie de cerveaux partisans, aveugles et sourds aux écatantes démonstrations de l’Histoire depuis près de 2000 ans…"

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