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Europe : politique

La Banque Centrale Européenne n’a de compte à rendre à personne

La Banque centrale européenne a indiqué hier dans un communiqué que "sa politique monétaire avait été exprimée par son président (Jean-claude Trichet) le 2 août 2007". A l’époque – avant que n’éclate la crise boursière -, M. Trichet avait fait savoir qu’une "grande vigilance" était nécessaire concernant les tensions inflationnistes. Cette formule sibylline signifiait qu’une hausse du taux directeur de la zone euro était à prévoir. La BCE entend ainsi signifier que c’est elle et elle seule qui définit la politique monétaire européenne et qu’elle ne se pliera pas aux injonctions extérieures. Injonctions "extérieures" exprimées tout de même par des pays appartenant à la zone euro…

Mercredi soir, Mme Lagarde, interrogée sur Europe 1, a insisté : "Plusieurs pays et des dirigeants de banques et d’entreprises souhaitent que la BCE n’augmente pas ses taux." Dans le même temps, la ministre a toutefois pris soin de souligner que "la BCE est un organisme indépendant".

Michel Janva

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4 commentaires

  1. Ce qui revient à constater qu’un pays qui ne contrôle pas sa monnaie ne contrôle plus grand-chose chez lui…

  2. On constate aussi la politique absurde de NS à propos de l’UE (à moins que la cohérence soit uniquement médiatique ou qu’elle réponde à d’autres logiques) :
    1/ empressement le jour de son investiture d’aller soutenir Mme Merckel dans son souhait de reprendre tel quel le Traité constitutionnel qui octroit encore d’autres pouvoirs à l’UE…
    2/ sans s’assurer :
    – le politique économique suivie. Ces critiques – justifiées – sur la BCE trouvant porte close ;
    – ni même des frontières de l’UE. Malgré les déclarations sur la Turquie, il n’est (parait-il) de secret pour personne que NS souhaiterait que la Commission sur la réforme de la Vème République, lui propose de supprimer l’engagement de Chirac à soumettre à référendum tout nouvel élargissement de l’UE…
    Raisonnablement, il me semblait pourtant de bonne politique :
    1/ de se soucier de ce qu’on veut faire de l’Europe (économiquement, identité et frontière)…
    2/ avant de s’engager dans la création de la personnalité morale (création du super état) à l’UE.
    Sur le plan économique, il est intéressant de constater les chiffres économiques de la zone euro et des autres zones économiques et même UE hors euro. Cela donne un vrai poids aux analyses de Maurice Allais : la faiblesse économique de l’Europe ayant pour cause la CEE devenue UE.

  3. Il faut surtout rappeler que la BCE est une banque PRIVEE. Elle ne rend de comptes à personne, sauf à ses actionnaires, c’est à dire un cartel de grandes banques européennes, qui ont reussi s’emparer de la production de monnaie.
    Avec la complicité de nos dirigeants.

  4. quels que soient les statuts de la BCE, quand on participe à l’élaboration des rêgles, on en tient compte ensuite; sauf à passer pour des magouilleurs qui réclament un aménagement pour convenance personnelle.

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