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Jean-Pax Méfret chante la Vendée

Le 14 juillet 2006, anniversaire de la mort (14 juillet 1793) de Cathelineau, Généralissime de l’Armée catholique et royale, paraît Guerres de Vendée, le nouveau disque de Jean-Pax Méfret, produit par les éditions Clovis. Une évocation historique suivie de chansons. Durée : 20 mn. Prix : 13,80€ (plus port). A commander : Clovis, B.P. 88, 91152 Étampes Cedex.

Jpm_1 Le 13 juillet prochain, à partir de 15 heures à la Librairie France-Livres, à Paris, Jean-Pax Méfret dédicacera son nouveau Cd consacré aux guerres de Vendée, une des pages oubliées de l’histoire de France. Il s’agit de deux chansons (Guerres de Vendée et Chouans) particulièrement évocatrices de ce que furent ces guerres franco-françaises jalonnées de massacres commis par les troupes de La Terreur :

"Ils ont massacré nos frères / Ils ont éventré nos mères / Ils ont brûlé nos enfants. / Ils rêvaient de nous détruire / Ils ont failli réussir / Et personne ne s’en repent."

Guerres de Vendée : "Nous ne voulions pas la guerre/ Simplement faire nos prières/ Sans avoir à nous cacher/ C’est pourquoi..Dieu en témoigne/ Nous luttions contre la Montagne/ Pendant les guerres de Vendée". 

Chouans : "Ils disent que nous sommes une race maudite/ La Convention veut que la Vendée soit détruite/ Ils rêvent d’en faire un grand, un immense cimetière/ C’est le voeu cher de Maximilien Robespierre".

Michel Janva

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6 commentaires

  1. Effectivement merci à jean-Pax Méfret de sortir un cd sur ce thème.
    Il faut rappeler ce qu’a été le décret du Génocide de la Vendée, au nom des idées des Lumières… Deux cent mille morts en quelques mois (1793-94)
    Ce génocide initié par la République “libre” et égale”…, contre les Vendéens, Angevins, Poitevins et Bretons, fut délibéré en assemblée et savamment orchestré, perpétré, calculé, soigneusement mis au point, une volonté totale et permanente d’extermination.
    Deux cents ans après le généocide décrété par la Convention, l’histoire de France officielle et les “manuels scolaires” continue ou bien de nier la réalité des faits ou bien de les occulter.
    La “Vendée” est un terme générique, elle regroupait l’Anjou, le Poitou et à la Bretagne. En l’espace de quelques mois en 1793, la terreur jacobine qui avait « purifié » la cathédrale Notre-Dame de Paris de la « superstition chrétienne » fit bien plus de victimes en France que les trois Inquisitions catholiques réunies (médiévale, espagnole et romaine…)
    Sur le décret d’extermination du 2 août 1793, voici ce qu’en dit René Sédillot après avoir cité le général François Westermann : “Il n’y a plus de Vendée! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les parais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points ils font des pyramides”. Ainsi le général François Westermann rend compte de ses hauts faits, conformes d’ailleurs aux instructions de la Convention qui, par décret du 2 août 1793, a ordonné la destruction systématique et l’incendie de tout le pays, récoltes comprises, en même temps que la mise à mort des rebelles…
    (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l’Estrée 1987, p. 24).
    Le 1er novembre 1793, le décret sur rapport de Barère mentionne : “Toute ville, qui recevra dans son sein des brigands ou qui ne les aura pas repoussés avec tous les moyens dont elle est capable, sera punie comme une ville rebelle, et en conséquence elle sera rasée”.
    Rapport de l’adjudant général Rouyer: “Nous fusillons tout ce qui tombe sous notre main, prisonniers, blessés, malades aux hôpitaux”
    Consignes du général Turreau, qui commande les “colonnes infernales”: “Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas épargnées”… “Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes”. “Je le répète, je regarde comme indispensable de brûler villes, villages et métairies”: avec leurs habitants, s’il se peut… (ibid., p. 25-26)
    Le 16 novembre 1793, c’est la triste formule (reprise d’ailleurs par un Jacques Chirac enragé entre les deux tours, rappelez-vous son “C’est la république ou la mort…”) :
    “La Liberté ou la mort, réfléchissez et choisissez”, phrase tirée de l’Instruction adressée aux autorités constituées des départements, par la commission temporaire et signée : Duhamel et Perrotin, sur approbation de Collot d’Herbois et Fouché, 26 brumaire an II (16 novembre 1793).
    Voici enfin quelques passages du Marquis de la Franquerie sur le massacre de la Vendée : “Barrère à la convention dit :”Les colonnes infernales (de Turreau) ont pour consigne de passer à la baïonette TOUS LES HABITANTS, y compris FEMMES ET ENFANTS, qu’elles rencontreront sur leur passage;… de brûler TOUS LES VILLAGES, METAIRIES, BOIS ET LANDES, après en avoir enlevé tous les subsides, grains et fourrages… (voir les ordres donnés par Turreau en date du 17/01/ 1794 cité par Gautherot et par Grignon…)
    “L’un des chefs de ces colonnes, Amey, va jusqu’à faire jeter dans les fours de campagne les femmes et les enfants qu’on lui amène : “C’est ainsi, dit-il, que la “République” doit faire cuire son pain!”
    “Un autre chef républicain, Beysser, se vante “de porter au milieu des combats et des revues un pantalon fait avec la peau préparée et tannée des Vendéens qu’on écorchait après la bataille”…
    “Les troupes républicaines, massacrent jusqu’à des enfants de quelques jours, tel le petit Bossard de la Rabatelière; …
    “ailleurs, – et le fait s’est produit plusieurs fois.. – on éventre les bébés vendéens qu’on tient suspendus au bout des baïonettes.
    “A Châtillon, à l’endroit dit des quatres routes, les soldats républicains égorgent une mère et son nourrison ; ils enfilent ensuite l’enfant avec une broche et le font rôtir au foyer, en mettant la broche dans la main de la mère après lui avoir coupé la tête” (Gautherot, L’épopée Vendéenne, p. 403.)
    “A Faye-l’Abbesse, ils “sortent en guise de chapelets les oreilles enfilées de leurs victimes et… ils les font rôtir et les mangent à la vinaigrette en poussant des ricanements sauvages” (Source : Gautherot, L’épopée Vendéenne, p. 402)
    [Voilà c’est ça la vérité cachée sur l’histoire honteuse de la république….]
    “A la Gaubretière, on coupe les nez, on suspend par le menton des femmes et des jeunes filles à des crampons de fer; avant l’exécution, on coupe des doigts, phalange par phalange….
    “Après les désastres du Mans et de Savenay, les républicains passèrent impitoyablement par les armes des dizaines de milliers de victimes. Ce sont toujours les mêmes scènes de carnage : les femmes sont outragées puis massacrées, coupées en morceaux, taillées en pièces, les enfants emportés au bout des baïonettes, à l’hôpital du Mans, quatre-cents malades et blessés sont sauvagement assassinés.
    “Une fois entre deux noyades (celles de Nantes par Carrier), s’étant rendus à Clisson, ils dressèrent un immense bûcher, placèrent dessous des barils vides et dessus cent cinquante femmes qu’ils firent brûler pendant la nuit. La graisse de ces malheureuses remplit les barils qui furent transportés à Nantes et vendus au commerce… “Cette opération économique, écrivit Carrier, produisait une graisse mille fois plus agréable que le Saindoux…” (Source: Crétineau-Joly, Hsitoire de la Vendée militaire, II, 72.)
    “Le 7 février 1794, aux Landes-Genusson, une centaine de femmes, d’enfants, de vieillards sont massacrés. A une jeune fille qui préfère la mort à la souillure, on arrache un à un les ongles puis les seins. Le 28, c’est aux Lucs le tour de 563 victimes dont le tiers est composé d’enfants au berceau. Pendant que les bandes républicaines assassinent, violent, incendient, pillent en Vendée, la République perpétue les mêmes exécrables forfaits dans toute la France, notamment à Paris, à Lyon, à Angers, à Nantes, à Rochefort, etc.”
    (Source pour ceux qui veulent aller vérifier : Marquis de la Franquerie, la Vierge Marie dans l’Histoire de France, éd. Résiac, Montsûrs 1994, p. 219-220.)
    Conclusion :
    1- Il est temps maintenant de rappeler tous ces faits.
    2- J’attends que la république démcoratique et laïque propose jour de deuil, mémorial et acte de REPENTANCE, et de réparation… pour ce crime inouï et ce génocide contre la Vendée, un crime qui est comme la marque naturelle de cette république finalement, et un crime qui entache ce régime à perpétuité… raison pour laquelle les “manuels scolaires” n’en soufflent mot…

  2. Merci Ingomer pour ces rappels dont nous avons régulièrement besoin puisque tout n’est que silence en France sur ce sujet.
    J’en profite pour rappeler tout le travail de Reynald Seicher sur le sujet, c’est notamment lui qui le premier a parlé de “génocide vendéen”. Il a, de plus, restauré une chapelle à La Chapelle Basse-Mer dont il a fait un mémorial pour la Vendée, n’hésitez pas à aller vous y reccueillir si c’est sur la route de vos vacances !

  3. Merci infiniment Ingomer pour ces rappels.
    Je voudrais aussi péciser que ces sacrifices humains ont été réalisés sciemment, et sont la conséquence logique et irrémédiable de la pensée des Lumiéres.
    Derriére les Lumiéres et ses discours ampoulés, il faut voir le reveil du paganisme et le souffle d’un trés vieil ennemi du Christ. On sent bien que les justifications théoriques viennent à posteriori, et que le systéme entier est prodigieusement bancal.
    Par voie de conséquence, la république ne reconnaîtra jamais sa responsabilité pleine et entiére dans ce génocide.
    Mais il faut demander cette reconnaissance sans relâche, au nom des Victimes innocentes car ILS NE SONT PAS TOMBES POUR RIEN.

  4. Moi, comme chanteur, Jean-Pax m’effraie… mais ce fut un bon historien

  5. Tous les ans je me rends en Vendée et ne manque pas ma visite aux Lucs-sur-Boulogne. Ici nous pouvons voir dans l’église deux grandes verrières contants l’effroyable massacre du 28 février 1794. En septembre 1993, fut innauguré le mémorial de Vendée en présence d’Alexandre Soljenystine et d’Alain Decaux qui pour la circonstance rédigea un texte remarquable, lu, avec beaucoup d’émotion, par Jean Piat. Ce chemin de la mémoire conduit à la chapelle mortuaire où sont inscrits les noms des victimes de cette tragédie. Enfin, non loin des Lucs, un autre haut-lieu de l’histoire vendéenne, le Logis de La Chabotterie.
    Enfin, pour les nouveaux intéréssés, je me permets de recommender le disque “Le chant de la Vendée” par les Frères Martineau.
    La mémoire en héritage… et bonne chance à J.P.M.

  6. Pardon, mais emporté par mon élan passionné, je remarque que j’ai fauté à deux reprises dans ma dernière phrase : “pour les nouveaux intéressés, je me permettrais de recommander l’album de Patrice et Roger Martineau “Le chant de la Vendée”.

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