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France : Politique en France

“Je suis républicain” a remplacé “Je suis Charlie”

De Vivien Hoch :

"La res publica est l’administration des affaires communes, le souci de ce que l’on a en partage, le fait que le collectif a en charge le commun. Le commun détermine ce qui ressortit à la communauté et, de manière implicite, ce qui en est exclu et n’a pas vocation à en faire partie. Comme le montre l’excellent travail de Jean de Viguerie sur L’histoire du citoyen (Via Romana), c’est là tout le drame de l’exclusion républicaine : qui n’est pas républicain ne fait pas partie de la communauté, ne peut gérer les affaires communes, n’est pas rentré dans la matrice, n’a pas été re-formé, régénéré, dirait Vincent Peillon, et ne peut donc pas devenir citoyen.

C’est pourquoi on assiste en France à une course grotesque à qui va être « le plus républicain », sport dans lequel la gauche excelle, mais que pratique dorénavant, et allègrement, les formations politiques de droite.

Ainsi l’UMP qui s'est renommé Les Républicains – en bafouant, au passage, l’histoire de la droite française, qui se définit justement « de droite » par sa position à l’assemblée lors du débat sur le droit de veto du roi. Ou encore le député RBM Gibert Collard a déposé le nom « Front National Républicain », et le tient à disposition de Marine le Pen.

Ce qu’il faut saisir, c’est qu’au fond, la devise « Nous sommes tous républicains » repose sur le même mécanisme de manipulation psychologique que la devise « Je suis Charlie ». Il faut « traquer ceux qui ne sont pas Républicains », comme « il faut traquer ceux qui ne sont pas Charlie » (Nathalie Saint-Cricq).

Restituons le mécanisme républicain  de l’ « après Charlie » :

– Le 18 janvier 2015, Claude Bartolone réactive la religion de la République : « Intraitable sur les valeurs de la république. Intraitable. Le jour où l’on affaiblit ce socle, nous sommes renvoyés les uns et les autres à notre communauté ou à notre religion et c’est le vivre ensemble qui est menacé. (…) Regardez le temps qu’il a fallu pour faire accepter à la religion catholique le fait qu’il y a une religion suprême pour chacun d’entre nous : c’est la religion de la république. ». On est pas loin de ce qu’écrit Vincent Peillon, quand il affirme que « la République se construit dans la mort de Dieu » ; ou encore de Nicolas Weill, journaliste dans un grand quotidien, qui écrivait en 2004 : « L’édification de la République se confond avec une lutte à mort contre des adversaires implacables, comme furent en France la contre-révolution catholique ou le nationalisme ethnique » (Le Monde, 12 mars 2004).

– le 22 janvier 2015, sort un document intitulé « grande mobilisation pour les valeurs de la République ». On y découvre notamment que les « rites républicains doivent être revalorisés », que « le rétablissement de l’autorité des maîtres passe par la compréhension et la célébration des rites républicains», que les « candidats au concours de professeur des écoles seront évalués sur leur capacité à faire partager les valeurs de la République » et que les « comportements mettant en cause les valeurs de la République seront traités ». Dans le document, je n’ai vu nulle part un embryon de définition des « valeurs de la République ». Il a du être avorté : tout embryon, même d’idée, n’a pas d’existence réelle pour eux.

– En mars 2015, le projet de loi sur le renseignement, qui permet de mettre sur écoute les personnes qui mettraient en doute « la forme républicaine des institutions ».

– En avril, on a le droit au plan antiracisme : « la République mobilisée contre le racisme et l’antisémitisme », qui débloque 100 millions d’euros parce que « Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, et l’homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays », nous dit Manuel Valls.

– Le 15 avril, Claude Bartolone rend au Président de République le document « libérer l’engagement des français et refonder le lien civique :  la république par tous et pour tous », produit avec la fondation Jean-Jaures et la fondation pour l’innovation politique (Fondapol). On y lit notamment que « nous devons prendre toutes les mesures qui permettront que chacun ait le sentiment que la République est présente partout », et qu’il faut mettre en place « des temps républicains, de rites et de rituels ». La « sacralisation laïque » des cérémonies au Panthéon en sont un exemple probant !

Il ne s’agit pas là d’en appeler à la royauté, ou de critiquer grassement la République, en faire le bouc-émissaire des maux de ce monde – ce serait rentrer dans leur dialectique perverse. Il s’agit de simplement de critiquer ce qu’ils en font. Et il s’agit également de rappeler :

– Que le souci de la chose commune n’est pas forcément opposée à la monarchie – Jean Bodin (Les VI livres de la République, 1576) a démontré que la République est l’affaire de tous sous un Roi.

– Que l’idéologie égalitariste n’est pas forcément une valeur fondamentale de la République – l’aristocrate romain Cicéron promeut une République de l’excellence.

– Et que la République ne se réduit même pas à la souveraineté nationale, comme on l’a entendu plusieurs amis ces derniers jours, parce que l’idée d’une république des lettres ou d’une république chrétienne (Respublica christiana), alliance des pays de chrétienté en Europe, est elle aussi une idée « républicaine ».

On ne lie pas un peuple sur du vide. Le fait que la République française a prié devant deux cercueils vides, il y a quelques jours, au Panthéon, n’est pas anodin. Le tour de vis totalitaire auquel on assiste en ce moment, sous l’égide des valeurs de la république, est du même acabit : on nous impose des valeurs mortes, dans un cercueil vide. Ne nous laissons pas enterrer !"

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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20 commentaires

  1. Je ne suis pas républicain.
    Je suis français.
    Les régimes (la république) passent, la France demeure.
    Je ne parle même pas de la socialie qui est un chancre vérolé.

  2. Plus je vois la république, plus je deviens royaliste.

  3. Quand on a la grâce d’être catholique et français, comment peut-on être également républicain sans être incohérent et/ou inconséquent ?

  4. “Je suis républicain” vaut objectivement mieux que “Je suis Charlie”.
    “Charlie” n’a rien de républicain dans notre acception cartésienne. Il est républicain dans le sens des républiques autoritaires comme la Chine, le Vietnam, la Corée du Nord et bien d’autres, ou les républiques théocratiques musulmanes.
    “Charlie” est bien loin de la Res Publica.
    Bartolone, Peillon et tutti quanti sont pour une république autoritaire et sans dieu, alors que les catholiques européens ont depuis longtemps adhéré à la République. Ils feignent de l’ignorer par malhonnêteté intellectuelle.
    Dans ces conditions les valeurs de la République, que ces gens ne cessent d’invoquer, sont une coquille vide.
    A l’inverse la Res Publica romaine et la démocratie athénienne étaient des notions fortes.
    La bouillie actuelle n’a rien à voir avec elles.

  5. En France, la République n’a que 2 siècles, et encore, pas en continu : entrecoupée, depuis 1792, par plusieurs royautés, et deux Empires.
    Alors que la France, elle, elle a au moins 10 siècles..

  6. J’aime tout votre article Vivien Hoch, surtout les deux dernières phrases. Merci.

  7. Que la République ne cherche pas à rétablir la Déesse Raison ! Pourquoi ? Parce que cette république sera dans une telle décadence qu’elle n’aura le choix que de se laisser envahir par la religion musulmane !
    https://www.youtube.com/watch?v=tEhcRfyvBtc
    Nous sommes le décadi 20 brumaire de l’an II (10 novembre 1793, vieux style), selon le calendrier républicain adopté par la Convention nationale depuis un mois. Une fête particulière se déroule dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, rebaptisée pour l’occasion Notre-Dame-de-la-Raison.
    Depuis une décade (dix jours), la Convention assiste à la montée d’un « torrent » mettant en cause la religion catholique, dans ses fondements même, le clergé et les temples. Des délégations venues de province (la Nièvre) ou de la banlieue (Mennecy-Marat, Ris-Brutus) annoncent l’abdication de leurs curés et la laïcisation de leurs églises. Le 17 brumaire (7 novembre), l’évêque de Paris, Mgr Gobel, et ses vicaires sont venus abjurer, déposer leurs lettres de prêtrise devant la Convention, à l’initiative de membres de la municipalité parisienne (la Commune de Paris) siégeant à l’Hôtel de Ville, aux cris de « Vive la République  ! » En dépit de résistances des régions et des populations réfractaires, la vague de déprêtrisations, qui submerge la Convention, s’accompagne de dépôts d’objets et de métal précieux réquisitionnés dans les églises par des groupes de sans-culottes, sous le contrôle de municipalités et sociétés populaires. Les députés assistent à des « mascarades », tournant en dérision la religion et le culte. Les églises deviennent des « temples de la Raison » ou de la « Nature ».
    La cérémonie civique voit le triomphe de la Raison-Liberté, une belle danseuse bien vivante en lieu et place de la Sainte Vierge. Elle surgit d’un petit temple de la Philosophie aménagé dans une montagne, au centre de la nef. Elle assiste, depuis l’autel où elle siège, en bonnet phrygien et armée de la pique, au spectacle civique. (accoutrement repris lors des manifestations contre le mariage pour tous mais on ne sait pas pourquoi ?)
    L’ambassadeur américain, Gouverneur Morris, écrit à Jefferson, six jours après : « Ce culte expire maintenant sous les coups redoublés de l’âme particulière aux Français, le ridicule. »
    Pour tous cependant, la journée a été le théâtre d’un nouveau culte révolutionnaire, celui de la Raison, différent du culte des Martyrs de la Liberté, alors en pleine expansion, et du culte à l’Être suprême, que des Montagnards privilégient, depuis la Constitution de l’an I (juin 1793).
    Les historiens débattent depuis un siècle sur la signification de la fête de la Raison. Quels sont les responsables et leurs motivations ? Est-ce un culte encore imprégné de religiosité, même républicaine, une étape vers la laïcisation de la société, ou une diversion devenue « lame de fond », pour occulter la question cruciale des subsistances ?
    Retenons surtout le ridicule des Français à cette époque ! Un peu comme celui des francs-maçons qui se disent être leur propre dieu !

  8. “Je suis Ripoublicon” peut utilement remplacer “Je suis Charlie”, en plus clair et sans chichi médiatique.

  9. Henri Guaino a sorti au Congrès des pseudo-républicains cette monstruosité : “la République, c’est l’autre nom de la France”.
    Dommage que votre excellent blog ne l’ai pas relevé et dénoncé, à croire que ce type est intouchable.

  10. Res publica… le bien commun ! Laissez-moi rire ! Nous sommes aux antipodes de ce bien commun, de ce “vivre ensemble” dont on nous rabat les oreilles depuis quelques temps… Plus le temps passe, plus j’éprouve du dégoût pour nos dirigeants politiques, incapables de donner le moindre bon sens à cette société française qui, à la longue, erre sans but, déboussolée… Voilà, nous naviguons à vue, sans boussole, en tâchant d’éviter les écueils ; et quand nous voyons un autre navire qui est plus beau, plus moderne et plus rapide, on pleurniche ou on les invective…
    Après tout, ça fait 40 ans qu’on vote et revote pour ces politiques qui se gargarisent du mot “république” ! Alors d’une certaine façon, nous n’avons ce que nous méritons ! Bossuet l’a bien dit : “Dieu se rit des gens qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes”.
    Tout est dit…

  11. Les psychopathes ou cretins aux manettes ont le mérite , par leur comportement insensé, d’intéresser les Français à l’ histoire de leur République depuis son ” avènement”.
    On découvre ou redécouvre des événements effrayants, inimaginables, relevant quasiment de la science – fiction ou du film d’épouvante , comme ceux que décrit le commentateur ” Hai”.
    Les fameux Républicains ont fait du Pol Pot deux ans avant lui .
    On pouvait penser que la France était guérie de cette maladie étrange qui s’ apparente à la folie . Mais non, depuis Chirac et surtout depuis 2012, la maladie est toujours là , ayant gagné en virulence, en arrogance , en indécence, avec Valls dans le rôle de chef des colonnes infernales, contraintes pour le moment de monter des opérations à la Meric ou de surveiller internet.
    Cette maladie semble avoir contaminé tout le corps social.
    Les politiciens de ” droite ” n’ ont cesse de faire allégeance, tétanisés, aliénés, terrorisés , à cette entité mystérieuse, divine dont il n’ est même pas question de douter de l’ existence , au contraire de celle de Dieu.
    Je ne vois aucun autre pays européen occidental soumis à cette étrange religion exigeante, qui exige que les dirigeants politiques récitent leurs prières dès qu’ ils sont sur la piste médiatique.
    La religion républicaine française a de forts points communs avec la religion musulmane : le ” dissident ” est persécuté, diabolisé, le pouvoir se présente comme détenteur de la Vérité universelle et éternelle, qu’il convient d’imposer à la terre entière .
    Comment un peuple a pu en arriver là et surtout pourquoi.

  12. Je ne suis pas royaliste, mais le démocrate Rousseau lui-même, dans son œuvre Du Contrat Social, a écrit que si un peuple voulait se donner une monarchie, celle-ci était légitime; de même pour l’aristocratie, mais il ne voulait pas d’une aristocratie fondée sur la richesse, elle devait être justifiée par les mérites.
    La légitimité reposant sur la volonté générale, seules les tyrannies étaient illégitimes pour lui.

  13. La république a imposé dans les lois françaises : Sodome et Gomorrhe, le massacre des innocents, l’élimination des personnes âgées ou gravement malades, des mesures anti familiales ….
    DEHORS la république et les républicains !

  14. Le problème n’est pas république ou monarchie, mais soumission ou insoumission aux lois du Créateur et du Rédempteur pour le bien commun véritable et l’obtention du salut pour les âmes.
    Il est évident, cependant, qu’en France la République s’est fondée dans le sang du Roi et du Clergé réfractaire, s’est fondée dans la révolte contre Dieu pilotée par des sectes occultes qui continent de tirer les ficelles dans l’ombre.

  15. Si c’est cela être républicain, je dis non merci, j’ai déjà donné et plus que de raison encore !!!
    http://jacquesfrantz.com/2015/04/21/pourquoi-je-suis-tres-moderement-republicain/

  16. Excellent article ! Il y a trois sortes de régimes sains qui agissent pour le bien commun selon la classification d’Aristote : la Monarchie (en tête), l’aristocratie et la démocratie. Le problème, c’est que la république a tellement dévoyé le nom de « république » qu’il y a un rejet systématique de ce maudit régime qui nous fait tant souffrir, à tel point qu’il y a plusieurs années, j’ai fait le serment publiquement, sur les réseaux sociaux, de ne plus l’écrire avec une majuscule, parce qu’une majuscule à un régime, ça se mérite. Il m’est impossible de dire que je suis républicaine, ce mot me donne des nausées vu que la source de tous nos maux, c’est précisément la république franc-maçonne et anticatholique qui est en fait une tyrannie depuis le début. « Quand on hait les tyrans, il faut aimer les rois. » (Victor Hugo) Ce week-end, Louis XX est venu, avec son épouse, en Bretagne. J’ai quitté pendant trois jours, avec ceux qui ont vécu cette visite et entendu ses six discours http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/communication-des-princes/1382-discours-de-louis-xx-prononce-a-la-chambre-de-commerce-et-d-industrie-du-morbihan dont une interview par le « Télégramme », l’enfer de la république. J’étais au paradis avec mon Roi et ma Reine, les suivant du Vendômois sur le « Télégramme », le « Salon Beige » et « Vexilla Galliæ ». Merci à tous ceux qui en ont parlé. Tous ceux qui l’ont entendu, qui ont lu ses discours prononcés en Bretagne, savent que si l’Aîné des Capétiens était au pouvoir, il serait un grand Roi, avec toutes les qualités qui feraient rayonner l’image de la France : intelligent, charismatique, plein de diplomatie et de tact, bon père et bon époux, marié à l’Église, polyglotte, titulaire d’un master en finances et en économie, ayant l’expérience d’un chef d’entreprise, parlant en authentique chef d’État qui en plus a l’immense qualité de ne pas apostasier pour la « religion républicaine », aimant le Christ, la France et notre mémoire. Beaucoup de républicains sont tombés sous le charme et sont devenus, naturellement, royalistes. Ils ont découvert que le Roi, c’était un principe unitaire et identitaire, la continuité, la stabilité, la protection des catholiques et du patrimoine, la grandeur de la France. On se souvient de la destruction récente de la statue de Saint Louis à Poissy, sa ville natale, et l’on assiste à des profanations journalières de tombes chrétiennes, inimaginables en Monarchie. C’est l’école républicaine qui sème la haine des catholiques dans le cœur des enfants, et en fait des profanateurs une fois adultes.
    À bas la république des tyrans, du suicide français et de la haine de soi, de la violation des droits de l’homme et de toutes les libertés, notamment la liberté d’opinion ! Vive le Roi et la Reine de France, serviteurs du bien commun ! Il nous faut notre Roi !

  17. En lisant les commentaires, j’ai envie de demander à tous ces commentateurs, que veulent ils? Sont ils contents de Hollande et de sa politique, veulent ils le FN?
    Pour ma part, je veux ni de Hollande ou d’un candidat de gauche ni de Marine Le Pen (une monarchie familiale avec, en plus, moins de classe qu’un vrai roi ou une vraie reine). Alors quelque soit le vainqueur de la primaire des Républicains, je le soutiendrais totalement.
    La France s’enfonce, je suis désolé, il faut que cela cesse car pour moi, je refuse la maxime “après moi le déluge”.

  18. @Guillaume
    Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais Guaino a parfaitement raison. Le nom de “France” n’apparait même pas tel quel dans la désignation du pays; c’est “République française”, le “française” n’est qu’un simple adjectif, subordonné au nom de “République”. Ceci, contrairement à la période monarchique où le pays se nommait “Royaume de France”.
    En fait on pourrait dire “République française” comme on pourrait dire “République universelle” ou “République papoue”. Le nom de l’état dénote déjà l’influence idéologique.
    Si l’on remonte dans l’histoire on s’aperçoit que les états qui se sont qualifiés dans leur nom de “République” avaient en fait une vision totalitaire de la “chose publique”.
    C’était le cas de la République de Venise, où les Doges avaient le pouvoir d’incarcérer n’importe quel citoyen comme ennemi de l’état, sur simple dénonciation, c’était aussi le cas de l’Angleterre au milieu du XVIIème siècle qui a connu une expérience républicaine sous le “Lord protecteur” Olivier Cromwell. Quand les Irlandais catholiques se soulevèrent contre son régime, il fit massacrer des dizaines de milliers d’hommes de femmes et d’enfants. Sa conception de l’état était autrement plus tyrannique que celle des rois d’Angleterre, même absolutistes.
    La Suisse où je vis se nomme “Confédération Helvétique”. Bien que le régime soit républicain le mot “République” n’apparaît pas. Il y a à celà une raison historique. Sous le Directoire en 1798 la France avait envahie la Suisse et établi un régime satellite nommé “République Helvétique”, copié-collé de la France du Directoire, avec un drapeau tricolore vert, rouge, jaune. Le pays avait été centralisé, les cantons réduits au rang de simples département, les églises répriméees. Les cantons du centre de la Suisse s’étaient révoltés, suite à l’abolition de leurs libertés locales, la révolte ne pu être réprimée qu’à la suite de l’intervention des troupes françaises, en faisant des milliers de victimes. Les survivants durent planter, comme par dérision des arbres de la liberté! Les Suisses considérent aujourd’hui encore qu’une République centralisée est le contraire de la démocratie.
    On pourrait rétorquer que par exemple des pays comme la République fédérale d’Allemagne sont également des Républiques.
    Mais le Président de l’Allemagne porte le titre de “Bundespräsident” (Président de la Fédération), le Chancelier “Bundeskanzler” (Chancelier de la Fédération), et non de la République. La Fédération des Länder allemands est la source de l’autorité et de l’identité de l’Etat et non comme en France la “République”. En Allemagne la république n’est qu’une forme d’organisation interne de l’Etat, non la base idologique de l’Identité nationale comme en France.

  19. La remarque du blogueur Meiers est pleine de bon sens.
    En effet, on ne dit pas république de France mais république française.
    La nation France n’existe plus, il s’agit désormais de la république universelle à imposer au monde entier.
    Vu sous cet angle, notre état de décrépitude s’explique parfaitement.

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