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Jacques Peyrat contre une mosquée au centre de Nice

Le sénateur-maire UMP (ex-FN, il y a longtemps) de la ville a menacé d’user de son droit de préemption contre le projet d’une association musulmane d’établir un lieu de culte au centre-ville. Cette dernière s’est portée candidate pour acheter 800 mètres carré rue de Suisse, sans succès. (Article dans Présent de demain.)

Le maire ne mâche pas ses mots : "Ce n’est pas le moment, face aux violences urbaines et à la montée de l’islam radical, d’installer en plein coeur de Nice une terre d’islam. Je m’opposerai à toute implantation de mosquée à Nice." Bien entendu, SOS Racisme a porté plainte contre lui.

Certain pourront trouver qu’il y a un moyen terme entre financer la construction de mosquées, comme Sarkozy, et mener une campagne active contre l’achat d’un lieu de prière par une association de musulmans.

Mais SOS Racisme n’a pas toujours été aussi vigilant à l’encontre de l’activisme de ce type : en 2001, le chef de file PS de Nice, Patrick Mottard, demandait que la municipalité use de son droit de préemption pour empêcher un autre groupe spirituel controversé d’acheter un local dans la ville – et n’a pas été poursuivi:

"L’implantation de la secte " Shri Ram Chandra Mission " dans un local au 44 avenue Georges Clémenceau, c’est-à-dire au coeur de la ville, a légitimement provoqué l’indignation de nombreux niçois.

Avec eux, je suis choqué par le laxisme du Maire de Nice qui, après avoir été averti du danger par le notaire chargé de la vente de ce local, s’est abstenu d’utilisé [sic] son droit de préemption, ce qui aurait permis d’empêcher légalement l’implantation de cette secte.

Ainsi, celui qui, par le passé, a multiplié les " effets de manche " sécuritaires s’accommode aujourd’hui de la présence d’adeptes d’une organisation pourtant qualifiée de " très dangereuses " [sic] par le rapport parlementaire sur les sectes de 1995. C’est donc avec une certaine impatience que nous attendons les explications du Maire de Nice.

La "Shri Ram Chandra Mission" est certainement une officine très douteuse, mais le principal reproche qui semble lui être fait est de vendre des robinets magiques aux jobards – pas d’autoriser la polygamie et la répudiation, de punir de mort les apostats, voire d’inciter une frange de ses adeptes à se faire exploser dans le métro. SOS Racisme et le PS niçois pourraient-ils expliquer pourquoi empêcher Shri Ram Chandra de s’implanter serait un devoir civique, mais s’opposer à une mosquée avec exactement les mêmes mesures serait un crime raciste ?

Henri Védas

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