Bannière Salon Beige

Partager cet article

Non classé

Ivan Rioufol fait l’ “éloge du conservatisme”

Mais attention : l’éditorialiste du Figaro n’entend pas par là l’ "archéoconservatisme de la gauche", mais un "mouvement naissant". Il en voit un signe dans le "non" au référendum d’il y a un an, qui marquait "un retour à des valeurs oubliées".

Face au champ de ruine que pourrait être la France millénaire dans quelques proches générations, la révolution néoconservatrice annoncée […] court plus vite que prévu. Elle oblige à se plier à ses exigences. La droite est la mieux placée pour être le porte-voix de ce sursaut, qui redessine l’Europe des nations.

Mais Ivan Rioufol met en garde la "droite" : Ségolène Royal est sur les rangs pour incarner ces aspirations. Bien que ses propositions d’apparence droitière (défense des familles "dans leur diversité", embrigadement de la jeunesse dans des structures coercitives) ne soient que la parodie ou la caricature de vraies politiques conservatrices, ajoutera-t-on.

Henri Védas

Partager cet article

17 commentaires

  1. La “révolution néoconservatrice” n’a strictement rien à voir avec le conservatisme.
    Tous les adhérents à l’idéologie néoconservatrice, en Europe comme aux USA, sont issus du troskisme ou du communisme, comme par exemple Yves Roucaute, le confrère d’Ivan Rioufol dans l’Atlantis Institute, le cercle de réflexion néoconservateur européen.
    Les néoconservateurs avancent masqués et jouent sur les mots, mais ils ont gardé beaucoup d’élements de leur passé communiste.
    Ils sont ultra-mondialistes, prônent la disparition des nations, etc.
    Les conservateurs, par opposition, sont la droite traditionnelle américaine patriote.

  2. «Les néoconservateurs américains ont été injustement critiqués et je partage certaines de leurs analyses. D’ailleurs, certains sont adhérents du Parti démocrate», ajoute Bruno Tertrais, expert en relations internationales et délégué au secrétariat international du PS
    http://www.liberation.fr/page.php?Article=380466

  3. @ “rien à voir”
    Vaste débat ! Mais vous avez raison de remarquer que Rioufol use ici du terme “néoconservateur” de manière sans doute abusive : “néoconservatisme” ne veut pas dire simplement “retour du conservatisme”.
    Lien vers l’Atlantis Institute :
    http://www.atlantis.org/

  4. Madame Royal était déjà socialiste, il ne lui reste plus qu’à devenir nationaliste…

  5. Attention à ne pas tomber dans le piège soit-disant “conservateur” de ces deux idéologies américaines néo-conservatrice crypto-marxiste ou “conservatrices”-droite traditionnelle américaine patriote.
    En France, le vrai conservatisme n’est ni l’un ni l’autre, mais la position catholique et monarchiste, historiquement (après 1789), la “droite” par opposition à la “gauche” révolutionnaire.
    Cette position catholique et monarchiste est même contre le système des “partis” qui divise les français (“diviser pour régner” est l’arme qu’utilise la Révolution de gauche pour se perpétuer).
    Le vrai conservatisme en France est pour réunir tous les français autour d’un principe unificateur: le Roi.
    Car en réalité, le système “droite”-“gauche” inventé par la Secte jacobine et révolutionnaire en 1791 lors du vote du veto ou non du roi, pour s’emparer du pouvoir, se le partager entre eux et le perpétuer, au nom d’une soit-disant “démocratie” ou souveraineté du peuple…, est une grosse arnarque : le peuple n’a jamais véritablement le pouvoir !
    Enfin, “la souveraienté du peuple (ou de la nation) est une hérésie” (Abbé Charles Maignen) puisque la doctrine catholique traditionnelle sur l’origine du pouvoir explique que la souveraineté réside en Dieu et non dans le peuple (ou nation) comme le stipule toutes les constitutions républicaines sacrilèges, depuis 1789 !

  6. depuis 1791 précisément (article 3 de la Constitution de 1791 : “Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.”)
    Depuis que la France a adopté cette hérésie inouïe, on voit malheureusement combien elle est tombée bien bas.

  7. Encore une fois, c’est un vaste débat. Toutefois :
    1) Je ne crois pas que vous puissiez réduire le conservatisme légitime à la contre-révolution. Burke était pour une part fils des Lumières, de même Tocqueville – si tous deux, cependant, ne représentent pas une pensée conservatrice, je ne sais pas qui le fait. Et le conservatisme traditionnel américain est largement dans leur lignée.
    2) Les néo-conservateurs, c’est un autre problème. Je crois que vous allez trop vite en besogne en en faisant des “crypto-marxistes”. Certes, pour autant qu’on puisse réellement délimiter intellectuellement les “néo-conservateurs”, leurs fondements philosophiques ne sont souvent pas les nôtres – kantiennes, souvent. Mais d’autres sont d’authentiques et de solides catholiques.
    On retient souvent, en France, leurs idées en matière de politique extérieure américaine, qui nous semblent lointaines. On gagnerait à s’intéresser aussi à leurs idées sur la cohésion sociale, la lutte contre la pauvreté, la place de la religion dans une société pluraliste : ils ont souvent la vertu de chercher plus loin que le seul libéralisme économique qui caractérise la majorité du mouvement conservateur américain.

  8. La droite traditionnelle américaine, héritière de Burke ( qui a écrit un livre visionnaire sur la révolution française ), et qui s’exprime notamment dans le magazine de Pat Buchanan ( http://www.amconmag.com The American Conservative )n’est pas vraiment une idéologie.
    Quand on lit cette revue ( en anglais seulement hélas ), on constate des analyses souvent remarquables et nuancées ( notamment sur l’Irak, mais aussi sur la France ). Cela montre qu’on peut être américain sans être gauchiste à la Michael Moore ou néo-conservateur à la Wolfowitz ou Kristol ( père et fils ).
    Les néo-conservateurs américains ont gardé de leur trotskisme de jeunesse ( abandonné, mais on abandonne rarement tout ce qui a constitué l’armature intellectuelle de ses vingt ans ) la prétention de modeler le monde autour d’une idée ( démocratique ), ce qui est une étape du totalitarisme. Ce qui ne veut pas dire que leurs analyses soient toutes sans intérêt. Ce sont notamment des néo-conservateurs qui ont développé sous Reagan des concepts de dissuasion nucléaire.

  9. @Feravec
    Buchanan a écrit un livre sur les néoconservateurs qui s’intitule:
    Where the Right Went Wrong: How Neoconservatives Subverted the Reagan Revolution and Hijacked the Bush Presidency
    http://www.amazon.com/gp/product/0312341156/103-8064412-9499022?v=glance&n=283155
    Et il a dit ceci:
    “I don’t think neoconservatives are conservative at all”
    http://www.washtimes.com/national/20050517-122418-5719r.htm

  10. Encore une fois je vois que nous autres Français sommes prêts a couper les cheveux en quatre : « cons », « neo-cons », « faucons », vrais cons etc… Pendant ce temps outre-atlantique les idées et hommes avancent et osent… Quelle différence avec notre France scélorosée !… Ingomer est sympathique mais excessif… Peut importe démocratie ou pas, Roi, Caudillo ou Président de la République, à ce que je sache les chrétiens ont été capables de se renouveler et de se transformer quel que soit le système politique, et d’être le sel de la Terre… En effet certains régimes Lui sont plus favorables que d’autres et certains Le persécutent… Mais le tout c’est de ramener NSJC au milieu de la cité (et dans nos vies perso!), Lui qui transcende tous les systèmes politiques…

  11. @ Paul Le Silve:
    Vous dîtes: “Pendant ce temps outre-atlantique les idées et hommes avancent et osent… Quelle différence avec notre France scélorosée !”
    Il semblerait au contraire qu’aux Etats-Unis, pays en danger de scélorisation et d’isolement, on écoute, plus que jamais, la France dont les débats enrichissants continuent à éclairer le monde.
    Certaines révisions majeures récentes de la politique étrangère américaine n’ont-elles pas pour origine la France?
    Peut-être ne le savez-vous pas?

  12. On ne vois pas immédiatement de quoi vous voulez parler, mais on a hâte d’apprendre.
    Nous vous écoutons.

  13. Bon, manifestement on ne saura pas.
    Vous nous laissez sur notre faim…

  14. Non, non bob mais “je n’ai pas honte d’être français, est-ce un crime” est peut-être ce week-end ” je n’ai pas honte d’être catho et je fais le pélé ” :-))
    Mais j’attends aussi la leçon de pertinence sur l’apport enrichissant du pays des droits de l’homme !
    Bien amicalement !

  15. Moi je dirais plutôt que certaines révisions récentes majeures de la politique européenne sont d’inspiration américaine, sauf en France terre du socialisme

  16. Fier d’être Français
    Je le serais aussi ! si les Français n’avait pas honte de tout… sauf d’être socialistes

  17. S’ils n’avaiENT
    pardon

Publier une réponse