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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Ite Missa est

A_2 Le Saint-Siège vient d’approuver trois propositions alternatives au «Ite, missa est» (traduit en français par «Allez dans la paix du Christ»), que le prêtre chante à la fin de la messe. Les changements ont été notifiés à l’assemblée générale du synode des évêques par le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le cardinal nigérian a précisé que le pape avait demandé qu’on lui fasse des propositions. La congrégation en a reçues 72, à partir desquelles il en a rédigé 9. Le pape en a choisi 3. Les trois formules alternatives figurent dans la troisième édition officielle du Missel romain, parue la semaine dernière. Ces trois formules sont :

« Ite ad Evangelium Domini nuntiandum » (« Allez annoncer l’Evangile du Seigneur »)

« Ite in pace, glorificando vita vestra Dominum » (« Allez en paix en glorifiant le Seigneur par votre vie »).

« Ite in pace » (« Allez en paix ») auquel on ajouterait « alléluia, alléluia » lors du temps pascal.

La formule «Ite missa est» n’est pas éliminée.

Le cardinal Arinze a expliqué que

  • le Compendium eucharistique, qui avait été demandé par le synode sur l’Eucharistie, est presque terminé. Cet ouvrage définit la doctrine sur l’Eucharistie, la bénédiction, l’heure sainte eucharistique, l’adoration, les prières avant et après la messe…
  • Sur indications du pape et à la demande du synode précédent, la Congrégation est en train d’étudier à quel moment de la célébration eucharistique il serait opportun de placer le geste de paix. Le Saint-Père a dit qu’il faudrait choisir entre : avant l’ «Agnus Dei» ou après la prière des fidèles. Chaque conférence épiscopale a jusqu’à la fin du mois d’octobre pour répondre.
  • sa Congrégation était en train de préparer un manuel et du matériel pour les homélies thématiques, afin de faciliter la prédication des prêtres dans le monde.

La "réforme de la réforme" est en marche.

Michel Janva

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12 commentaires

  1. Déjà une troisième édition typique du missel romain ? la seconde n’est pas encore traduite en français… Remarquez, ainsi ils gagneront du temps, qu’ils s’attèlent directement à la troisième. Mais les changements seront moins progressif. Vous me direz la violence du changement n’a pas toujours gêné nos épiscopes.

  2. Renaissance, le retour?

  3. Je ne vois rien de très révolutionnaire dans tout cela ! ou expliquez moi.

  4. C’était très bien Ite missa est. Cela voulait dire exactement ce que cela voulait dire.
    Pourquoi faire facile si on peut faire compliqué ? Les nuls en latin ne se rappelleront jamais d’une longue phrase.
    Ite in pace, n’est-ce point après le Sacrement de Pénitence ???

  5. Du nouveauu, du nouveau, du nouveau…
    On en sortira donc jamais !!!
    Comme si l’urgence en matière liturgique était de réformer l’Ite missa est…
    Que Rome commence donc par rappeler que l’on doit communier sur les lèvres et ne pas participer aux absolutions collectives, on progressera !

  6. Et sinon, les catholique envisagent parfois de recevoir les enseignements de Rome sans être immédiatement dans la récrimination, les râleries et autres petits chipotages? On dirait des adhérents d’une association qui renâclent en permanence contre les consignes du Conseil d’administration. Et puis c’est un peu facile de râler contre les évêques et prêtres qui ne reçoivent pas bien le motu proprio et de fonctionner exactement avec le même esprit démocratique et moderniste.

  7. Desolé mais les commentaires, sauf le 6ème, me paraissent sans aucun intérêt. Acceptons les modifications en fils de l’Eglise que les eveques et prêtres français suivent, c’est à Dieu de juger …!) : les 3 nouveaux rites d’envoi me paraissent très bien.Et il sera opportun que le “baiser de paix”, qui fiche la pagaille juste avant la Communion qui devrait être recueillie, soit mis ailleurs. Merci Benoit XVI !

  8. De toute manière, cette réforme ne concerne que la nouvelle messe, les traditionalistes ne sont par conséquent pas concernés.

  9. @ B.
    Au contraire nous sommes très cohérents.
    Nous dénonçons le manque de stabilité de la forme ordinaire, et nous réjouissons de la re-légitimation de la forme immémoriale, laquelle était notablement plus stable. Ce qui ne signifie pas non plus figée dans le marbre.
    Tonio,
    croyant, pratiquant, ordinaire. (Mon Dieu que c’est laid comme expression !)

  10. @ Eloi : Non il n’y a pas de nouvelle messe, il n’y a qu’un seul rite Romain décliné en FORM et FERM. Donc les “tradis” sont tout assi concernés que les autres.
    Par ailleurs, il a échapé au SB une autre nouvelle qui me parait plus implicante : “La Congrégation vaticane pour le Culte divin a envoyé une lettre, le 29 juin 2008, aux Conférences épiscopales du monde entier, pour leur rappeler qu’on ne doit pas appeler Dieu ” Yahvé” et que ce nom doit être effacée dans la liturgie. Cette lettre, signée par le cardinal Francis Arinze et Mgr Malcolm Ranjith, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, est explicitement présentée comme une directive du Pape.” YHWH devra donc être traduit par “le Seigneur” ou “Dominus” en latin.
    [Et non, cette nouvelle n’avait pas échappé au SB :
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/08/le-nom-du-dieu.html
    MJ]

  11. Merci à MJ pour cette réctification bienvenue, qui prouve le sérieux du SB.
    Pour ma part, le 14 août, j’étais sur le salon de sable sans Internet !

  12. Attention dans les comptes :
    1969 – première édition
    1975 – seconde édition (dont la traduction française est la seule existante actuellement)
    2002 – troisième édition
    Donc 2008 : 4e édition !
    Mais il ne s’agit que d’une modification légère, donc probablement attachée à la 3e édition (en cours de traduction).
    Rappelons que la grande différence entre le 2nde édition et la 3e est une modification de la présentation générale du missel romain, avec en particulier l’ajout d’un chapitre concernant les droits et devoirs des Evêques (comme fixer la date des rogations) et de précisions (comme le fait de devoir s’agenouiller pendant la prière Eucharistique et pendant le “ecce agnus”). Sans compter l’ajout des nouveaux saints, …

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