Italie : un ministre sauve une fille de l’euthanasie

Lu sur Gènéthique :

"Alors que le père d'Eluana Englaro a eu l'autorisation par la Cour d'appel de Milan de laisser mourir sa fille plongée dans le coma depuis 17 ans, en supprimant son hydratation, cette décision continue de susciter une grande émotion en Italie. Cette autorisation donnée en juin 2008 n'a toujours pas été appliquée, aucun hôpital n'acceptant de stopper l'hydratation d'Eluana, cet acte constituant une euthanasie.

Des associations italiennes de parents de personnes handicapées ont porté l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CDH) estimant dans leur requête que l'arrêt de la Cour de Milan violait le droit à la vie et l'interdiction des traitements inhumains et dégradants. La CDH a débouté lundi 21 décembre 2008 ces associations en considérant que ces plaintes étaient irrecevables au motif que ces associations ne pouvaient se prévaloir d'un dommage "direct".

S Toutefois la vie d'Eluana a été sauvée la semaine dernière par le ministre italien de la Santé, M. Maurizio Sacconi qui a déclaré le 17 décembre que "l'interruption" de l'hydratation et de l'alimentation des personnes qui se trouvent en état végétatif persistant serait "contre la loi" et ce, dans "toutes les structures du Service de santé national italien, aussi bien publiques que privées, conventionnées ou accréditées". Ainsi toute structure qui offrirait d'interrompre l'hydratation ou l'alimentation qui maintiennent cette jeune fille en vie, violerait la loi. Le ministre Italien a aussitôt adressé un acte à toutes les régions d'Italie, acte qui constitue une obligation "afin que le service sanitaire national soit uniformisé et garantisse à tout citoyen le droit à l'alimentation et à l'hydratation".

MJ

4 réflexions au sujet de « Italie : un ministre sauve une fille de l’euthanasie »

  1. Berg

    Si les cathos étaient intelligents ET courageux, voici ce qu’ils feraient :
    -création en France de plusieurs associations ayant comme objet la lutte contre la torture dans le monde.
    -au bout de 5 ans, ces associations pourraient se porter partie civile contre tout acte de torture.
    -en vertu du principe de juridiction universelle que la France s’est auto-attribuée, pour tout ce qui concerne la torture, ces associations pourraient, en France, intenter un procès contre tout toubib italien qui couperait l’eau et les vivres à cette fille.
    Dernier exemple en date de l’application de la juridiction universelle pour la torture : le jugement rendu à Strasbourg contre un diplomate tunisien qui aurait (???) torturé une personne en Tunisie !
    Bien sûr, on n’est jamais certain du résultat.
    Cela demande un tout petit brin d’intelligence (au point de vue juridique) et de courage (tout le monde dit son avis sur internet, personne ne bouge dans la réalité).

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