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France : Société

Immobilier : flambée des prix due à la crise de la famille et au logement dit social

Lu sur Atlantico à propos de la crise du logement :

"Beaucoup a été dit sur les raisons de cette flambée des prix : la multiplication des ménages du fait des nombreux divorces, des recompositions familiales, et du vieillissement de la population ; l’attractivité de la pierre après les convulsions de la bourse, sans oublier la faiblesse des taux d’intérêts qui facilite les emprunts sur des périodes de 25 voire 30 ans. Il ne faudrait pas cependant oublier la question du foncier. Car face à cette demande de logements qui explose, force est de reconnaître la faiblesse chronique de l’offre d’habitats nouveaux en Île-de-France depuis plus d’une vingtaine d’années […]. La plupart [des maires] souhaitent administrer une population à peu près stable ou au mieux en légère augmentation. Ce malthusianisme a des raisons économiques bien connues : accueillir de nouveaux logements induit des coûts (voirie, écoles, crèches, transports…) tandis que l’arrivée de nouvelles activités économiques rapporte de l’argent."

Sur Contrepoints, on lit cette critique du logement social, qui est aussi une des causes des flambées des prix de l'immobilier :

L "Ce serait à l’État, c’est-à-dire aux Français, de payer le logement des plus démunis. Moyen de réduire les inégalités, moyen de faire payer les riches, à aucun moment il ne semble admis que la politique de logement social puisse être un facteur d’aggravation du coût du logement, ni qu’il puisse être plus juste d’aider les pauvres à s’enrichir pour qu’ils puissent se payer le logement qu’ils souhaitent. […] En Ile-de-France, 70% de la population est éligible au logement social. Oui, 70%, alors que la loi n’oblige les communes à n’avoir «que» 20% de logements sociaux. Pour autant ce n’est pas 70% de la population qui vit dans des conditions miséreuses, d’où sort alors ce chiffre idyllique de 20% que les communes se doivent d’atteindre sous peine d’amendes et de sanctions ? […]

Un autre fait qui pourra surprendre : les offices HLM font tout leur possible pour n’avoir chez eux que des personnes en bonne situation financière, car elles seules payent régulièrement leur loyer. Les plus pauvres ne sont donc pas dans des HLM, dans le logement social d’État, mais dans le parc locatif privé, vivant dans des conditions parfois indignes. Mais on sait aussi qu’à force d’avoir trop protégé les locataires on a découragé les propriétaires. Comme les conditions de ressources ne sont jamais réévaluées il est très difficile de sortir des HLM une fois que l’on y est entré. […]

Pour autant la loi SRU n’est-elle que le fruit d’une mythomanie irénique ? Non, c’est une loi purement politique, et les socialistes du gouvernement Jospin savaient très bien ce qu’ils faisaient. Voici une confidence qui me fut faite par un élu d’opposition, un soir d’élection perdue par eux : «Pour nous, le seul moyen de gagner la commune c’est de faire du logement social. La population des logements sociaux nous est favorable.» Commentaire lucide sur une situation réelle. En obligeant les communes à avoir 20% de logements sociaux, sans tenir compte de leur besoin, de leur état financier et de leurs réserves foncières, on les oblige en réalité à intégrer chez elles une forte dose de population électoralement proche des idées socialistes. C’est donc un subtil moyen de s’assurer des victoires électorales. Chaque maire essaye bien sûr de purifier électoralement sa population pour s’assurer la victoire, mais avec la loi SRU cela atteint des proportions affligeantes."

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13 commentaires

  1. La vraie raison de la cherté du logement en France, elle est très simple : c’set un secteur de l’économie qui est, à toutes fins pratiques, nationalisé. Et ce, depuis 1918.
    Donc, depuis 1918, on entend parler de “crise du logement” de façon quasiment ininterrompue.
    Le contrôle étatique crée la pénurie. Après, on peut rentrer dans les détails. Voir ici :
    http://www.crisepublique.fr/

  2. Une crise du logement, il va y en avoir une au Japon et dans d’autres pays avec ce qu’il leur arrive dessus…
    Je suis pour le moins étonné que le salon n’ait pas relayé l’information afin que l’on soit nombreux à prier pour toutes ces victimes…

  3. La crise du logement est due à l’encadrement législatif du secteur :
    – le zonage des terrains constructibles dans les PLU est fait en dépit du bon sens, sans tenir compte des besoins réels de la population.
    – l’obligation des 20 % de logements “sociaux” ne correspond pas non plus aux besoins réels de la population.
    En fait, selon les villes, mieux vaudrait laisser les acteurs du secteur de la construction, faire leur travail (dans le cadre des règles d’urbanisme, bien sur) et répondre à la demande.

  4. Il y a aussi de très nombreux logements vides dans la plupart des villes de province !
    La juste politique consisterait donc à relancer avec un turbo la décentralisation des services de l’Etat.
    Meteo France a-t-elle besoin d’être en Ile de France ?
    Selon des estimations, près de 30 % des emplois publics franciliens n’ont aucun intérêt professionnel à être en Ile de France.

  5. Je suis notaire et connais bien la situation.
    Dans les années 70-80, on avait des organismes sociaux qui pratiquaient la location-accession : au bout d’un certain temps, les locataires accédaient à la propriété de l’immeuble (leur résidence), moyennant une somme symbolique.
    Aujourd’hui, la logique est différente : les organismes sociaux achètent des logements, ou des terrains pour faire construire des logements sociaux, mais plus dans le but de promouvoir l’accession à la propriété, mais juste de loger les gens.
    Dans certaines villes, comme la mienne, le parc social est de 60 % : autrement dit, tous les logements achetés par les organismes HLM sortent pour 20 ou 30 ans du parc des ventes. De là un marché tendu car peu d’offres et ceux qui, étant un poil au-dessus des aides, ne trouvent plus de logement. Il ne leur reste plus qu’à descendre en catégorie sociale (celle complètement aidée) pour devenir locataire à un prix modeste, plutôt que propriétaire.
    Tout le système actuel tend vers cela.
    Rajoutez à cela les familles recomposées nécessitant, pour l’accueil des enfants des différents lits, le besoin d’un logement adéquat (ne serait-ce que pour les WE, capacité vérifiée par les JAF) et vous comprendrez les tensions sur le marché immobilier.
    Si on veut faire baiser les prix, il faut restreindre le nombre de famille recomposées et le chant d’action des organismes d’HLM.
    C’est aussi simple que cela, mais c’est une “petite” révolution” sociale.

  6. l’insécurité et le racisme dans certains quartiers de zones de non-droit contribuent également à une baisse de l’offre immobilière

  7. Il ne faut pas minimiser le rôle de l’involution des mœurs dans la crise du logement.
    Il y a quarante ans (quand il n’y avait pas de crise du logement), dans un logement on trouvait une famille véritable : Père, Mère enfants, voire un aïeul. Maintenant, comptez autour de vous les divorces dont vous connaissez l’existence (c’est d’ailleurs souvent la femme d’une quarantaine d’année qui – prétendument “émancipée” – en prend l’initiative) ; ce divorce induit aussitôt une demande supplémentaire de logement. En effet les ex-conjoints, même lorsqu’ils se “remettent en ménage”, n’habitent que rarement avec leur concubin(ne).
    Il faudrait aussi ajouter tous les “jeunes” célibataires…prolongés dont la vie affectivo- sexuelle est faite de “coups de foudres” (voire de contrats cyniques) à répétition, et qui occupent seuls leurs appartements. On sort, on voyage en semble mais, souvent l’on couche ou chez l’un, ou chez l’autre, chacun gardant sa “tanière” de repli pour le jour de la rupture.
    Oui, il y a bien, dans la crise du logement, un rôle important joué par la dégradation de la famille.
    Combien de “moyens” retraités, sont amenés à payer l’ISF, parce que leur logement a pris une valeur artificielle, du fait de ladite “libération des mœurs”? Un iniquité de plus à porter au crédit de la chienlit de Mai 68…

  8. L’immigration aussi crée un problème de logement.

  9. Enfin, Olivier parle de l’immigration, cause principale de la crise du logement et ignorée complètement jusqu’à son post.
    En effet, alors même qu’on pourrait loger tout le monde en France à un moment donné, l’arrivée continuelle d’immigrés re-créerait immédiatement “la crise du logement”. C’est un puits sans fond.
    On va encore taxer plus les propriétaires qui font payer très cher le m2 de leurs mini studios. Bien. Que va t-il se passer à la suite de ce nouvel impôt “pour faire payer les riches” en regard de la crise du logement ???
    Poser la question c’est y répondre.

  10. @ Gregoire et @ Lama12
    Vous avez tout dit : plus d’accession sociale à la propriété pour le bas des classes moyennes, et gestion socialiste du foncier.
    Les offices HLM sont une escroquerie sociale, et cela ressemble à des fiefs ou des apanages ou des abbayes commanditaires d’Ancien Régime.
    Quand on ”tient” un office HLM, on tient la population, et au passage on y case les amis, et on fait travailler des entreprises qui ”crachent au bassinet”.
    Il est aberrant de donner des APL à des gens qui paient des loyers plafonnés à vie : le mieux serait de leur vendre ces logements pour en faire des propriétaires.
    Mais c’est le grand mythe de l’aide sociale, dont on sait pourtant que chacun de ses dispositifs crée un plafonde pauve=reté ou d’a&ppauvrissement.
    Le cas des allocations familiales est typique : on aide des familles qui n’en ont pas besoin et on paie des familles de substitution venues de l’étranger pour qu’elle remplacent les familles françaises étouffées par entre autres le coût des charges sociales qui étouffe l’emploi et tire les salaires vers le bas.
    Finalement, tout dispositif d’aide sociale qui perdure au delà du nécessaire tend à nuire à ses bénéficiaires sur le long terme.

  11. Le divorce et le célibat ne jouent absolument aucun rôle dans la crise du logement. Je m’explique.
    Il est possible (mais j’ignore si cela a été chiffré) que le divorce et le célibat augmentent la demande de logements. Mais cela, en soi, ne devrait pas poser de problème.
    Sur un marché libre, quand la demande augmente, l’offre augmente aussi. S’il y a “crise”, cherté et pénurie, c’est bien que l’offre est durablement inférieure à la demande.
    Une explosion du nombre des divorces pourrait, temporairement, créer une tension sur le marché ; mais si la pénurie dure depuis un demi-siècle (“loi de 1948”), voire depuis près d’un siècle, c’est ailleurs qu’il faut chercher la cause. Il ne faut pas quatre-vingt dix ans pour construire une maison.
    Quant à l’immigration, bien entendu qu’elle apporte son lot de problèmes : elle crée une demande non solvable qui ne peut être satisfaite que dans le cadre de l’assistanat ; le “logement social” ainsi créé déséquilibre durablement le marché privé du logement, comme il a été démontré dans le billet de tête.
    Le problème est bien dans la quasi-interdiction en vigueur de construire des logements neufs (ce n’est pas formellement interdit, évidemment ; mais les obstacles sont tellement nombreux que cela revient à ça ; la plus grande partie du territoire français est interdite de construction).
    Quant au logement ancien, les bailleurs privés sont soumis à une quasi-expropriation de fait dès lors qu’ils décident de louer.
    Ajoutez à ça que l’importance numérique du logement “social” (en réalité communiste) élimine du marché les investisseurs privés qui pourraient avoir intérêt, autrement, à construire pour louer à des prix abordables, et vous savez pourquoi votre fille est muette.
    Cela n’a rien à voir avec l’adoption de moeurs que l’Eglise désapprouve, et tout à voir avec les lois économiques qu’on ne viole pas impunément.

  12. Sans compter la crise du logement dans les prisons et les hopitaux…

  13. –> @Robert Marchenoir
    Cela fait bien longtemps que nous ne sommes plus dans un “marché libre” mais en prise avec de multiples cartels :
    – le cartel, connu, du pétrole
    – le cartel de la banque
    Ces deux représentent 48 % du PIB en 2007.
    Suivent une longue liste que je vous laisse remplir.
    Il convient donc de modifier quelque peu une grille de lecture qui n’est plus d’actualité sur ces questions.
    Dans l’immobilier existe un cartel d’état qui vise à maintenir les prix de façon à ce que les recettes fiscales du foncier soient tenues.
    Cela passe forcément par le contrôle des nouvelles constructions qui rythment les prix.
    Elles sont toujours inférieures à ce qui serait nécessaire à l’instant T, anticipant surtout un ressac éventuel du stock lié aux décès, c’est à dire calquées sur une base long terme.
    Les “classes moyennes” aiment bien puisqu’elles pensent s’enrichir à bon compte, en réalité elles deviennent un percepteur adjoint au service de la république.
    Les français sont propriétaires à moins de 60 % de leur résidence principale.
    Beaucoup d’autres pays sont à plus de 90 %
    Nous serons bientôt (dans 6-8 ans) à 72 % pour cause d’héritage.
    1 à 2 % d’anciens propriétaires deviendront durant cette période à nouveau des locataires.
    Construire trop n’est donc pas jugé pertinent.
    Le divorce qui a été une arme pro croissance durant les nombreuses années de transformation économique de la France sera certainement ralenti pour les années à venir.
    Quant à l’immigration elle n’a jamais été une demande “non solvable” en termes économiques : un immigré compte pour 1 comme tout autre français (voir la grille médiane des salaires) et si ce n’était que ce point, par procuration elle satisfait la demande finale (elle pousse celui qui est devant qui pousse …,etc.)
    Si l’immigration ne rapportait pas, elle n’existerait pas!
    Vous avez dit cynisme ?

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