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L'Eglise : Foi / L'Eglise : Vie de l'Eglise

“Il y a une contradiction à demander le sacrement du mariage sans avoir la foi”

Des paroles de Mgr Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, interrogé par I.Media (via Aleteia), qui revient sur les travaux du dernier synode sur la famille.

[…]"le secrétaire du dicastère en charge de la famille encourage une « véritable préparation au mariage », voire un « accompagnement des mariages célébrés », dans un « contexte d’inculture religieuse et de relativisme éthique ».

Mgr Laffitte : […] "Le mariage est un sacrement. Le Concile Vatican II dit qu’au moment de ce sacrement, le Christ vient à la rencontre des époux pour demeurer avec eux. Peu de personnes ont conscience de la sainteté du mariage chrétien, car beaucoup, désormais, ont grandi dans un monde privé de toute culture chrétienne. Certains demandent le sacrement du mariage alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds de leur vie à l’église et n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un sacrement. L’Église a le désir d’accueillir, et dans le même temps, elle ne peut donner un sacrement dans n’importe quelles conditions. D’où la préoccupation d’un grand nombre de pères synodaux de renforcer et approfondir une véritable préparation au mariage, voire pour certains un réel catéchuménat. D’autres pères synodaux ont aussi évoqué la nécessité d’un accompagnement des mariages récemment célébrés. […]

Le droit de l’Église a toujours établi qu’il n’y a pas de mariage possible entre deux baptisés qui ne soit sacramentel. Cela veut dire que les baptisés peuvent légitimement demander à l’Église ce sacrement. Mais il y a une contradiction à demander un sacrement et à être indifférent à ce qu’est le sacrement, ou encore simplement au fait d’être un baptisé. Il y a là un appel pour les pasteurs à considérer la façon dont ils vont donner le sacrement et y préparer les fiancés. Le fait de ne pas avoir de foi invalide-t-il pour autant le sacrement ? La réponse est non : en elle même, l’absence de foi n’ôte pas le fait qu’entre deux baptisés le seul mariage possible soit un sacrement. En revanche, parmi les motifs de nullité qui existent pour un mariage sacramentel, il y a le fait de ne pas adhérer à ce qu’on appelle les propriétés essentielles du mariage (unité, indissolubilité). Dans le contexte d’inculture religieuse et de relativisme éthique qui prévaut en de nombreuses régions du monde, le doute existe sur la véritable compréhension – et acceptation – de la nature du mariage et de ses propriétés essentielles. En termes simples, quelle compréhension de l’unité et de l’indissolubilité du mariage, ainsi que de son ouverture à la vie, la personne qui se présente pour se marier « sacramentellement » possède-t-elle ? Lorsque deux jeunes gens envisagent de se marier mais ne croient pas à l’indissolubilité, au caractère définitif de leur union, leur mariage ne peut être que nul. Mais leur mariage, dans ce cas-là, sera nul non pas parce qu’ils n’ont pas la foi, mais parce que leur « non foi » entraîne une « non adhésion » à ce qui fait qu’un mariage est valide. Il y a à peine deux ou trois décennies, quand tout le monde – croyants et incroyants – adhérait à ces propriétés du mariage, la question de la « non foi » ne se posait pas en ces termes. Aujourd’hui, il n’y a plus guère que l’Église qui enseigne et transmette les propriétés du mariage." […]

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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15 commentaires

  1. Un accompagnement des mariés
    C’est essentiel à tous les niveaux!!!!

  2. Un accompagnement des mariés
    C’est essentiel à tous les niveaux!!!!

  3. Je me souviens que lors de notre préparation au mariage, une retraite était proposée aux couples qui se préparaient au mariage. Vu qu’elle n’était pas obligatoire, sur la trentaine de couples qui se préparaient, seuls mon époux et moi avons vécu cette retraite. J’ai trouvé cela dommage: la paroisse aurait dû intégrer cette retraite comme une étape obligatoire à la préparation du sacrement. J’ai terminé hier la rédaction de mes réponses aux questions synodales. J’ai fait des propositions sur un accompagnement post mariage par “parrainage”. Mais voilà, va t’on le laisser sur la base du volontariat ou faut-il que cet accompagnement soit obligatoire? De plus, ceux qui reçoivent la bénédiction (mariage sans messe)en général ne pratiquent pas leur foi. Comment leur imposer un accompagnement qu’ils trouveraient inutile? Juste une anecdote: lors d’une retraite ignacienne, un prêtre nous avait raconté comment il avait refusé de marier un couple. Ils avaient vécu longtemps en concubinage et le prêtre les avait prévenu qu’il fallait qu’ils se confessent avant le mariage. Le couple n’a voulu rien savoir, ils ne voulaient pas se confesser. Le prêtre a alors refusé de les marier. Il nous a dit: “je ne sais pas si un autre prêtre les a mariés; en tout cas je n’allais pas les marier sans confession alors qu’ils ont vécu tant d’années dans le péché!”…beaucoup ignorent le caractère sacré du mariage, il est peut être aussi temps de le rappeler…avec force et courage, sans craindre les réactions opposées…

  4. Il semble qu’un discours se dessine peu à peu : celui de la nullité de “90% des mariages” pour cause de nullité de foi.
    Autrement dit, annulation de 90% des mariages religieux.
    A se demander alors qui peut juger de la foi…
    Bref, le grand soir du mariage chrétien.
    [Oui, le “grand soir” du mariage chrétien. Et il est effectivement troublant de se dire que tant de mariages sont probablement nuls de facto. En fait, on n'”annule” pas un mariage : on ne fait qu’en reconnaître la nullité, qui préexiste à cette reconnaissance. Même l’Eglise ne peut dissoudre les liens sacrés du mariage : elle ne fait qu’en entériner leur non-existence. MB]

  5. Je ne suis pas sûr qu’il faille forcément avoir la nostalgie des mariages “d’avant”. Élevé pour ce qu’il me concerne dans une famille de pratiquants, je reste bien dubitatif sur pas mal de faits et de croyances véhiculées, dont j’ai été fortement imprégné et qui ne sont pas forcément le meilleur bagage pour vivre aujourd’hui et à fortiori accompagner les enfants dans le monde de demain. Il y a bien des choses que j’ai eu à remettre en cause, et je pense que c’est le fait de chaque génération, afin de trouver le plus possible l’authentique…
    [Il n’y a pas “le mariage d’avant” et “le mariage d’après”, mais “le mariage catholique”, codifié depuis toujours et pour toujours par l’Eglise pour le bien des chrétiens et les aider à aller au ciel. Nous ne sommes pas appelés à remettre en cause quoi que ce soit dans le domaine du mariage catholique, n’ayant pas les lumières nécessaires pour cela. Il appartient à chaque couple catholique de tenter de comprendre ce que l’Eglise préconise et pourquoi, et d’y conformer sa volonté. L’Eglise tenant un langage universel – dans l’espace mais aussi le temps – ne peut en changer au fil des époques sous peine de se contredire et de faire douter du caractère inaliénable de la Vérité. Toute personne qui ne peut accepter cela doit se garder de se marier religieusement. MB]

  6. A force de pratiquer “l’ouverture et l’accueil” aux autres religions dans l’Eglise, on néglige de préparer les chrétiens aux sacrements qu’ils doivent recevoir.
    Souvent les chrétiens se marient sans bien réfléchir au sens sacré du Mariage religieux, ne recevant plus la vraie doctrine ils ne sont pas préparés correctement à ce sacrement. Cette préparation devrait intégrer tous les aspects des fins de ce sacrement, il faudrait aussi porter beaucoup d’attention aux mariages mixes.

  7. Combien de mariages à l’église sont faits pour le m’as-tu-vu du tralala ou la routine au conformisme du rituel sans pour autant croire à l’indissolubilité du mariage ?
    L’Eglise previent-elle les fiancés que le mariage à l’église reste valide meme en cas de divorce plus tard ? [Oui elle les prévient; c’est la moindre des choses. MB]

  8. A MB : L’expression “les aider à aller au ciel” me laisse perplexe ! D’autre part il est exact qu’il n’ y a pas de mariage d’avant ou de mariage d’après. Il y a l’union d’un homme et d’une femme. Je dis et je l’ai vécu, un mariage à l’église n’est pas forcément le gage d’une union authentique et respectueuse…
    [“les aider à aller au ciel” ne devrait pas vous laisser perplexe, car l’un des buts du mariage est la sanctification des époux à travers le sacrement de mariage, donc aller au ciel. Quant au fait que le mariage à l’église ne soit pas le gage d’une union réussie, c’est évident, parce que le sacrement ne fait pas tout : il faut aussi la volonté des conjoints pour que ça “marche”. Je peux citer pour contre-exemple du vôtre un couple qui était au bord de la rupture, et qui a décidé d’un commun accord que ça allait “marcher”. Cela n’a pas été facile, mais ils ont triomphé, avec l’aide de Dieu, n’ont pas divorcé, et s’aiment mieux qu’au premier jour. Le mariage, c’est un “ménage à 3” : les époux et Jésus. MB]

  9. @ Jean Duma
    Il en va du mariage comme des autres sacrements :
    Certains vont au confessionnal sans regretter ou en dissimulant des fautes, ce qui rend leur absolution invalide !
    Certains vont communier au corps du Christ sans être confessés ou sans croire à la présence réelle ou sans la respecter et ceux là signent LEUR PROPRE CONDAMNATION !
    Il en va de même pour le mariage…
    Personne ne vous flique :
    La confession vous est donnée en partant du principe que vous respectez les conditions
    La communion vous est donnée en partant du principe que vous respectez les conditions
    De même le mariage vous est donné en partant du principe que vous respectez les conditions
    C’est Dieu qui jugera et de Dieu ON NE SE MOQUE PAS

  10. A MB à nouveau. Alors là, tout à fait en accord avec vous ! Ce n’est pas l’Eglise le plus important, c’est le Christ à accueillir en soi. Et je peux vous dire que j’ai pris une belle claque, il y a maintenant quelques années quand je me suis mis a lire l’Evangile. Venant de la campagne, les homélies étaient réellement plus ressemblant à du MacDo qu’a de la vraie nourriture spirituelle. Et sincèrement, c’est ce que vous ne voulez pas entendre et reconnaître et l’Eglise non plus : c’était une véritable misère. Ce brave prêtre ne pouvait retransmettre plus que ce qu’il avait reçu. Et pourtant dans le même temps la société a considérablement évolué ! Le fossé est là. Et il y a des responsabilités a reconnaître et elles ne sont pas que du côté des “fidèles” qui ont déserté !!! [Les prêtres dont vous parlez ont subi de plein fouet le désarroi qui a suivi la mise en place chaotique (en France tout-au-moins) de Vatican II, interprété à tort comme une autorisation de faire n’importe quoi. Ils ont fini de vider les églises -mouvement amorcé déjà avant Vatican II, faut-il le dire, et se retrouvent bien seuls face à une poignée de vieilles dames (les femmes sont plus résistantes paraît-il que les hommes ;). Ces prêtres-là (à la suite de nombreux évêques) n’ont pas su transmettre, c’est certain, et les quelques fidèles qu’ils ont gardé sont à leur image. Les torts sont partagés, c’est vrai, mais on ne peut que déplorer l’abandon du langage de la Vérité, sans lequel la Foi se perd. L’Eglise, ce sont ces gens-là, qui n’ont pas su hélas garder la lumière dans le brouillard, mais ce sont aussi tous ceux qui ont gardé le cap. Je pense qu’il est inutile de leur jeter la pierre, et qu’il est plus constructif de garder les yeux rivés sur le Christ, à travers les Evangiles, mais aussi à travers l’enseignement de l’Eglise, qui explicite les paroles du Christ et nous permet de les mettre en application en évitant les écueils. Le catéchisme, quoi. Bien sûr, cela nécessite quelque fois un réel effort de volonté, car bien souvent, l’enseignement de l’Eglise vient contrarier ce que nous voudrions et se met en travers de ce que la société propose (Jésus, “signe de contradiction”). Jésus a voulu que nous passions par l’Eglise pour parvenir à Lui; après tout, elle est son Corps mystique, ce n’est pas rien ! On ne saurait donc se passer de son enseignement sans risquer tôt ou tard, et avec la meilleure volonté du monde, de s’éloigner du Christ. MB]

  11. ET si on admettait une bonne fois pour toute la situation actuelle ?
    Du coté des futurs époux, il existe un méconnaissance profonde de la réalité du mariage en tant que Droit Naturel (cf Portalis) alors comment imaginer un seul instant, vu la totale déculturation religieuse et la disparition de toute instruction religieuse, que les mariages célébrés sont tous valides ?
    Pour en avoir discuter avec plusieurs de mes curés, j’ai eu, comme réponse, que, bien sûr, ils ne sont pas dans la foi mais c’est l’un des rares passages à l’église pour beaucoup, refuser le mariage serait les éloigner encore plus de l’Église (est-ce le rôle d’un sacrement ?) et puis c’est une source de revenu non négligeable pour les paroisses…
    Il ne devrait pas y avoir de mariage célébré sans une véritable préparation… pas celle “cosmétique” pratiquée… une vrai… Celle qui explique que le mariage est l’accomplissement de la génèse, Is et Issah qui reconstitue l’Adam créé à l’image de Dieu… Celle qui explique que le mariage chrétien est strictement monogame et perdure au delà de la mort et que le remariage (des veuves et veufs) n’est qu’une concession à la faiblesse de notre humanité… (où est l’éloge de la viduité?)
    Nous sommes bien forcé d’admettre que dans ces conditions 90% des mariages sont invalides ! Mais est-ce pour autant que l’église doit accepter de “re”marier les divorcés de ces mariages “invalides”? Je suggère une piste : le mariage civil de non-croyants rend impossible un mariage religieux en cas de divorce… alors même si ces personnes ne sont pas mariés religieusement de façon valide, c’est parce que ce n’était pas des croyants… mais cela n’annule pas la reconnaissance par l’église de la validité de leur mariage civil…
    Le Christ a instauré la stricte monogamie du mariage… le remariage, pour n’importe quel motif (divorce, veuvage), c’est de la polygamie successive… [Le mariage chrétien est monogame, mais ne perdure pas au-delà de la mort. Le lien conjugal prend fin à la mort de l’un des deux époux, sinon l’Eglise n’accepterait pas le remariage des veufs car ce serait… de la polygamie. Voir le Catéchisme de l’Eglise Catholique à ce sujet. MB]

  12. à Cozan
    Merci à MB de rappeler que le sacrement de mariage est un sacrement “de la terre” et qu’il n’a pas le caractère éternel du sacerdoce du baptême ou de la confirmation .Beaucoup de prêtres (fort surnaturels) vous le diront : nous ne serons plus mariés au Ciel .
    Dire que le “remariage c’est de la polygamie successive” est absurde et scandaleux !Dans l’ancien rituel du mariage le prêtre déclarait les époux unis “jusqu’à ce que la mort vous séparent” . Dur à entendre mais ça a le mérite de la clarté !
    Vous n’allez pas imposer à des veufs ou veuves de moins de 40 ans un célibat qu’ils n’ont pas choisi ! C’est aussi et dabord une question de vocation !

  13. Ayant animé un CPM (Centre de Préparation au Mariage paroissial) pendant une dizaine d’années en Région Parisienne, j’y ai rencontré des centaines de jeunes fiancés et bien des curés, chacun y apportant ce qu’il est.
    Il y a effectivement une difficulté concrète dans la préparation au mariage : la “pédagogie” consiste à faire prendre conscience aux fiancés de l’importance des “4 piliers” du mariage chrétien (liberté du consentement, fidélité, indissolubilité, fécondité) pour la validité du sacrement.
    La foi n’est pas considérée comme un pilier… car ce devrait être le sol où ils s’y enracinent.
    Hélas, bien trop souvent, les fiancés sont très éloignés de l’Église et ce “sol” est plus du sable (voire un marais) qu’un roc.
    A quelques très rares exceptions, les “fiancés” vivent ensemble depuis longtemps, beaucoup ont des enfants, ne vont pas à la messe et à fortiori ne participent pas à la vie de l’Église. Une bonne partie n’est pas confirmée.
    D’ailleurs, les jeunes “cathos” étaient plutôt orientés vers des retraites de type Manrèse que vers le CPM, pour ne pas les choquer… !
    La préparation au mariage (un week-end et 3-4 entretiens avec le prêtre) devient alors un “kit de survie” essayant de poser les bases d’une instruction religieuse, accueilli avec patience et respect; mais peu de conviction.
    Toutes les propositions de “service après-vente”, de type contacts mails, conférences, groupe de jeune couple, END/Tandem, etc… se sont soldées par des échecs.
    Évidemment, la quasi-totalité de ces mariages pourraient être reconnus comme nuls en cas de besoin (mais qui s’en soucie ?), car les fondements d’une vie chrétienne ne sont généralement pas connus, compris, partagés.
    Que faire alors ?
    Une posture un tout petit peu ferme risque de “vider les Églises”, alors qu’il s’agit, avec les baptêmes et les obsèques, d’un moment important de rencontre et d’évangélisation.
    J’ai constaté que la plupart de fiancés ne demandent plus le mariage pour “convenances sociales”, mais parce qu’ils sont en recherche d’une certaine “spiritualité” (parfois limitée à la recherche d’une protection surnaturelle contre le divorce, hélas…), généralement après avoir été touchés par un mariage ou une cérémonie religieuse.
    Il faudrait pouvoir engager systématiquement un parcours catéchétique, comme pour les confirmands adultes, afin de redonner toute sa perspective chrétienne au sacrement…
    Mais ne désespérons pas !
    Semons, semons, et la récolte sera abondante.
    Bien des années plus tard, ce qui a été semé avec amour et bienveillance pourra produire du fruit.
    Je me souviens de cette jeune fiancée, croisée quelques années plus tard au hasard des rencontres professionnelles, et qui m’a remercié pour cette préparation qui l’avait visiblement profondément marquée !

  14. En réponse à MB et Nemo :
    “Le mariage ne se termine pas avec la mort, il est transfiguré” http://www.zenit.org/fr/articles/p-cantalamessa-le-mariage-ne-se-termine-pas-avec-la-mort-il-est-transfigure
    Mais c’est de la polygamie, Bx JPII précise clairement dans “les raisons anthropologiques du mariage chrétien” que : “Le mariage est étroitement lié à l’existence matérielle et terrestre de l’homme. C’est ainsi que s’explique sa dissolution naturelle par la mort de l’un des conjoints. L’autre est libre alors et peut contracter un nouveau mariage. Le droit appelle cela bigamie successive qu’il faut distinguer de la bigamie simultanée, dénommée dans le langage courant bigamie tout court, nouveau mariage conclu au moment où le conjoint de la première union vit encore. Bien que le remariage après la mort de l’un des conjoints soit justifié et admis, le fait de garder le veuvage est digne des plus grands éloges, car l’union avec la personne disparue se trouve ainsi le mieux exprimée. La valeur de la personne n’est pas éphémère, et l’union spirituelle peut et devrait durer même quand celle des corps a cessé. Dans l’Évangile, et surtout dans les épîtres de saint Paul, nous pouvons lire à maintes reprises l’éloge du veuvage et de la stricte monogamie.
    Dans tout l’enseignement du Christ, le problème de la monogamie et de l’indissolubilité du mariage est résolu d’une façon catégorique et définitive. Jésus pensait au mariage établi par le Créateur, strictement monogamique (Gen. 1,27 et 2,24) et indissoluble (« Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer »)”
    A vous de voir si vous mettez la suite de ma réponse (vous avez mon adresse email si vous préférez) :
    Vous trouverez ci-dessous le lien d’un petit travail personnel sur le mariage. je suis ouvert à une discussion apaisée sur le sujet… mais mon propos n’est ni “absurde” ni “scandaleux” et s’appuie sur une réflexion et de nombreux échanges y compris avec des religieux…
    http://dl.free.fr/bYr3CM3t1
    Bien fraternellement
    [On est bien d’accord : Catéchisme de St Pie X : “On dit que le lien du Mariage est indissoluble ou qu’il ne peut être brisé que par la mort d’un des époux, parce que Dieu l’a établi ainsi dès le commencement et que Jésus Christ Notre Seigneur l’a à son tour solennellement proclamé”.
    Le CEC est beaucoup moins clair à ce sujet, mentionnant uniquement l’interdiction du divorce : “le divorce sépare ce que Dieu a uni ” et “Le remariage des divorcés du vivant du conjoint légitime contrevient au Dessein et à la Loi de Dieu enseignés par le Christ.” Vous remarquerez le “du vivant du conjoint légitime”, ce qui en creux signifie que lorsqu’il est mort, le remariage est possible. Rien de comparable avec la clarté du catéchisme de St Pie X hélas. C’est là qu’intervient sans doute ce terme de “bigamie successive”, terme juridique que personnellement je trouve extrêmement malheureux s’il est employé dans un contexte de non-juristes, car il peut porter à confusion. Il convient de rester de la plus extrême prudence et, pour le commun des mortels auxquels j’appartiens, de s’en tenir aux termes du catéchisme, car nous ne sommes pas tous destinés à être diplômés en droit canonique ! Quant à l’état de veuvage qui serait supérieur à l’état de remariage, ma foi, pourquoi pas ? C’est l’avis de Saint Paul, mais cela ne convient sûrement pas à tout le monde, de même que la vie consacrée, supérieure à l’état de mariage, n’est pas la vocation de tout un chacun. En bref : les liens du mariage sont dissous à la mort de l’un des conjoints, et le remariage est alors permis. Fermez le ban ! MB]

  15. C’est un vieux débat au sein de l’Eglise, et il serait bon que ce soit enfin tranché au plus haut et d’une manière très claire.
    Faut-il accepter de délivrer les sacrements “à la demande” à des gens qui n’en mesurent pas le sens, dans un souci d’évangélisation, en espérant que les fruits du sacrement germeront d’eux mêmes un jour? Ou faut-il exiger d’une réelle conscience du sens du sacrement par celui qui le demande?
    Honnêtement… Combien de jeunes gens demandent un mariage religieux “plus solenel que le mariage civil expédié en 5mn, et qui permet de défiler en belle robe comme à la fashion week”, sans mettre les pieds à la messe, sans avoir demandé la confirmation, en considérant le divorce comme une issue possible si “ça ne marche pas”? Combien d’enfants sont présentés à la naissance au baptême pour faire plaisir à une grand mère qui ne va elle-même à la messe qu’aux rameaux et par des parents convaincus que c’est à l’enfant de choisir s’il ira ou pas au caté ensuite? Combien de catéchistes vous diront que bien des gamins qui se préparent à la communion en venant au caté à reculon quand les parents ne les emènent pas en weekend ou qu’aucune autre activité de loisir ne fait concurrence… croient en Jésus autant qu’au Père Noël? Combien de catéchistes ont le sentiment que trop souvent les parents leurs envoient leurs enfants pour qu’ils donnent une “éducation religieuse et morale” mais sans attendre de ça un cheminement de Foi pour leurs enfants!
    Franchement… Je ne suis pas certain que le fait d’accepter ça indéfiniement porte ses fruits. Sinon, la pratique religieuse ne cesserait pas de décroître comme elle le fait aujourd’hui. Pourquoi pas ne pas essayer une nouvelle option : poser un refus ferme mais bienveillant en invitant les personnes à entrer dans une véritable démarche de Foi et à ne plus seulement voir en l’Eglise qu’une chambre d’enregistrement symbolique des fêtes familiales? La revalorisation des sacrements pourrait justement les rendre “plus attractifs”, c’est à dire inciter les gens à davantage se questionner sur leur intérêt et sur la démarche qui les accompagne. Quelque chose de distribué trop “gratuitement” perd toujours de sa valeur aux yeux du public!
    Nous avons entre 3 ou 4% de pratiquants… Alors qu’on baptisait 32% d’une classe d’âge en 2013 (contre 50% en 2000!!!) et qu’en 2010 on ne recensait plus que 16% des mariages civils être suivis d’un mariage religieux. On voit bien que les gens tiennent de moins en moins au baptêmes pour leurs enfants ou au mariage… Alors s’ils y tiennent vraiment qu’ils s’inscrivent vraiment dans une logique de Foi!

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