Il n'a pas pu s'en empêcher

L'ancien évêque d'Amiens, Mgr Jacques Noyer, n'a pas pu s'eppêcher de critiquer, une fois encore, le pape Benoît XVI, dans le journal progressiste Témoignage chrétien :

"Sans être de son entourage proche on peut imaginer que son geste de
renoncement s’explique, en partie du moins, par la conscience de la
vanité de sa politique personnelle
."

La vanité étouffera-t-elle un jour Mgr Noyer ?

27 réflexions au sujet de « Il n'a pas pu s'en empêcher »

  1. Oktavius

    Directeur du Grand Seminaire d’Arras de 1963 à 1970 : cette génération d’évêques aui a fermé les séminaires ! Je me suis toujours demandé comment Jean-Paul II avait pu nommer ce genre d’évêque : la procédure de choix devrait vraiment être revue !
    Il a même été membre du conseil Pontifical pour les migrants…

  2. Denis Merlin

    Ma maman disait « avec des “si” on pourrait mettre Paris dans une bouteille ». Parler pour ne rien rien dire, en prenant soin de préciser préalablement “je ne sais rien, mais je dirai tout.” semble être une activité prisée de “Témoignage chrétien”.
    Il est très inquiétant de constater que cet évêque émérite cogite sur la “politique personnelle” du Pape. Alors que le Pape n’a pas de “politique personnelle”. Le Pape n’a pas de pouvoir, il n’a pas de “politique”. Un évêque ne sait-il pas cela ?
    Pour ce qui est de l’œuvre immense de Benoît XVI je rassemble rapidement quelques souvenirs personnels :
    Le Pape a publié une encyclique sur l’Espérance, une encyclique sociale, une encyclique sur la charité et la vérité qui ont toutes beaucoup apporté à ceux qui les ont lues et étudiées. Il a approfondi la notion de liberté religieuse, il a tenu le discours de Ratisbonne sur la culture chrétienne en montrant qu’elle était indissociable de la culture grecque antique et en montrant que l’islam n’apportait rien. Il a lutté contre le relativisme en mettant en avant la notion de “vérité” indissociable de la charité, il a lutté contre l’appréhension “intégriste” et jansénisante de l’espérance, il a tenu bon en ce qui concerne la doctrine de Vatican II. Il a démontré qu’il était impossible de considérer les liturgies dite de saint Pie V et assimilées comme périmées ou interdites.
    Il a enfin abdiqué, ce qui constitue aussi un enseignement très important, alors que depuis un an environ, ses forces semblaient l’abandonner. D’ailleurs l’encyclique sur la foi, ne sera finalement pas publiée au moins sous la plume de Benoît XVI.
    J’écris cela au fil de la plume et en ne faisant référence qu’à mon expérience personnelle, sans recherche documentaire. Pour moi, lire le discours de Ratisbonne, lire Spe salvi, lire Summorum pontificum ont été des expériences inoubliables, un enrichissement durable, voire définitif, des enrichissements inespérés.
    Quel serait mes considérations sur le règne de Benoît XVI si j’avais passé trois jours à faire des recherches ?
    Le monde mental de Benoît XVI semble être aussi différent de celui de Mgr Noyer que l’aigle de la taupe.

  3. LEON

    Monseigneur Noyer n’est que la face visible de l’iceberg.
    On ne me fera pas croire qu’une grande partie des évêques français apprenant la décision du St Père n’ont pas sabré le Champagne.
    Hélas, pour ma part, je constate que les pires ennemis du Christ sont souvent les clercs eux-mêmes …
    Pitoyables ils sont ! et responsables ils seront …

  4. Guizmoet

    Il dit aussi : “On peut imaginer aussi l’humiliation qu’il a pu ressentir quand certaines de ses maladresses d’intellectuel provoquaient des remous aussi tragiques que les réactions des peuples musulmans aux propos de Ratisbonne “. Minable Noyer, et toi, qu’as-tu d’intellectuel ?

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