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L'Eglise : François / Religions : L'Islam

Il faut décomplexer les catholiques par rapport au pape quel qu’il soit

Il faut décomplexer les catholiques par rapport au pape quel qu’il soit

Intéressante déclaration de Mgr Ginoux, évêque de Montauban, interrogé dans L’Incorrect sur divers sujets : les gilets jaunes, le MRJC, les abus sexuels, Vincent Lambert, l’immigration, l’islam… :

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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13 commentaires

  1. Concernant Bergoglio, je dois confesser être vraiment absolument décomplexé !
    Mon conseil pour faire une minute de pénitence quotidienne: une planche à clous, une phrase de Bergoglio, et hop ! C’est fait.

  2. Merci Monseigneur ! pour moi, ça fait (très) longtemps que c’est fait ! canonisations … ou pas !

  3. Chez moi, l’évêque de Rennes Dol et Saint Malo (Monseigneur d’Ornellas) avait fait distribuer (par des paroissiens) une “lettre” (signée de son nom) à la sortie de la messe le jour du 2nd tour des présidentielles de 2017.

    Il écrivait en substance d’aller voter tout en gardant à l’esprit qu’il faut rejeter l’intolérance et savoir accueillir l’Autre, les étrangers, les réfugiés, les laissés pour compte de la vie.
    Absolument rien n’était dit sur la culture de mort et du déchet (avortement, euthanasie) et de financiarisation de la maternité (PMA, GPA) !

    En bref, j’ai compris que de manière feutrée, l’évêque nous incitait à voter blanc ou en faveur de Macron.

    Epilogue : en 2018/2019, le même évêque a fait des déclarations contre la PMA, dont Macron avait pourtant affirmé être favorable lors de sa campagne présidentielle). Tout ça pour ça !

    Définitivement, que les évêques et le Pape s’abstiennent de faire de la politique et s’occupent plutôt de l’apostasie de certains paroissiens qui ne connaissent même plus leur religion.

  4. Intéressante et sage précision !
    Il est plus que jamais indispensable que les catholiques réfléchissent par eux-mêmes, et s’expriment librement (plutôt que d’adopter un prêt-à-penser), sans perdre de vue le respect et la charité, mais en regardant les réalités en face.
    Les interviews dans l’avion semblent un exercice bien risqué compte tenu de l’exploitation médiatique planétaire du moindre bout de phrase prononcé.
    C’est “sympa” et “spontané” mais est-ce bénéfique pour la mission pontificale ?

  5. Bien sûr, mais là c’est s’en tenir à l’écume des choses, or nul n’ignore que le mal dans l’Eglise est beaucoup plus profond que la position personnelle du pape sur tel ou tel sujet…
    Sans même s’aventurer dans les méandres des subtilités doctrinales, un seul exemple : comment se fait-il que Mgr Ginoux soit le seul évêque qui soit allé physiquement rencontrer les GJ, quand dans le même temps nombre de ses confrères font publiquement part de leur “préférence” pour les migrants, surtout musulmans, les LGBT et autres minorités visibles ou moins visibles ? C’est ce qui s’appelle travailler du côté du manche, au service des puissants du moment et de l’idéologie mortifère qu’ils véhiculent ; que ce soit par lâcheté ou par collaboration active, nombre de catholiques ne le supportent plus, surtout lorsqu’on s’aperçoit que les “valeurs de l’Evangile” ou la “dignité de l’homme” sont complètement détournés de leur esprit originel au profit d’un messianisme mondialiste n’ayant plus rien à voir avec la foi catholique…

  6. L’attitude dénoncée n’est pas due au hasard. Le memento des vivants tout comme les prières du Vendredi Saint nous invitent à prier pour le Saint Père, en tant que Pape, chef de l’Église Catholique et pasteur de son troupeau. En outre, le droit Canon précise les conditions de l’infaillibilité papale, clairement encadrée et limitée. Alors, pourquoi ces propos de Monseigneur Ginoux ? Parce que Jean-Paul II, utilisant intelligemment toutes les ressources de la communication de masse, à fait l’objet d’une véritable “papolâtrie”, commençant par une extase généralisée hyper-médiatisée et finissant par un Sancto Subito des plus curieux… Après la courte accalmie du règne de Benoît XVI, moins médiatique il est vrai, le mouvement a repris avec le pape François, relayé par les médias quand ils y trouvent leur doctrine, mais ce processus s’oppose dorénavant à la défense des identités nationales et chrétiennes, bien mises à mal par des politiques d’ailleurs contestées. Les propos “ordinaires” du pape doivent être pris pour ce qu’ils sont : une simple opinion. Conclusion : prions pour le Saint-Père afin que l’Esprit Saint l’éclaire dans la conduite de l’Église Catholique.

  7. Ce que j’apprécie chez le pape Bergoglio (surnommé par les esprits chagrins le pape Imbroglio), c’est qu’il a permis à beaucoup de catholiques de se déciller les yeux. Car celui-ci ne fait que pousser à l’absurde les enseignements de Vatican II. L’oecuménisme est transcendé par la statue de Luther au Vatican, la liberté de conscience de Gaudium et Spes imprègne Amoris Laetitia.
    Encore quelques années de pontificat de ce bon pape et nous pourrons commencer à envisager la réforme de ce funeste Concile.

  8. En premier lieu, c’est l’apostasie rampante (massives ?) des catholiques qui est le sujet de mes préoccupations depuis déjà quelques décennies. La prière, les sacrements, la fidélité à la Parole de Jésus y compris dans la morale personnelle et les relations avec le prochain et les ennemis…. dans ce domaine l’avis des évêque et du pape ne peuvent pas changer grand chose quand le ” catholique ” devient complétement ” froid ” ou même décide de s’aligner sur le monde en tournant le dos à la foi chrétienne.

    Ensuite sur le fond de la question posée il est bien évidemment que les responsables de l’église peuvent faire et ont fait des erreurs de choix pastoraux.

    Mais la rupture de la communion avec l’Eglise est une faute – grave de mon point de vue….

  9. Addition de l effet post conciliaire et de la théorie de la libération, d un pape sud américain, cad christianisme marxiste combattu par Jean Paul 2 en son temps égal perte de foi, perte de repère pour les catholiques , utile précision de l évêque , le Pape n est déclaré infaillible que sur les questions doctrinales et de façon très encadré, le Pape n est pas un gourou, rappelons que saint Paul reprend saint Pierre dans Actes des apôtres.

  10. Il me semble que la seule chose qu’un catholique soit tenu de croire de la part d’un pape au pouvoir, concerne la déclaration infaillible d’un nouveau dogme : la seule proclamation à ma connaissance, depuis le concile Vatican 1, c’est l’assomption de la Sainte Vierge Marie en 1950 ;
    Pour le reste, l’objection de conscience est légitime.

  11. Le sédé-néant-isme :

    Une autre manière de se persuader que seul le point de vue théologal permet de professer la foi catholique dans son intégrité, est de considérer là où l’on est conduit quand on s’y dérobe.
    On est inéluctablement conduit à des pratiques, des attitudes d’esprit, des affirmations implicites, qui vont à l’encontre de la doctrine catholique ; en particulier on est conduit à nier la nature et les prérogatives de l’autorité pontificale, et à professer une sorte de sédénéantisme qui fait du Siège apostolique un siège de pacotille, qui fait du Vicaire de Jésus-Christ une poupée vide.
    Ce sédénéantisme met en péril (et plus qu’en péril) une bonne moitié de la tradition catholique et de multiples articles de foi, puisqu’il revient à dire :
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais on n’est pas tenu de lui obéir ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais il n’est pas infaillible ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais on n’a pas besoin de recevoir la juridiction de lui ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais ses canonisations ne valent rien ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais il suffit de le reconnaître nominalement ou administrativement : sans adhérer à lui comme règle vivante de la foi, comme tenant la place de Jésus-Christ, comme exerçant souverainement les trois pouvoirs de l’Église ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais les articles du droit canon qui organisent la soumission des catholiques au souverain Pontife sont inopérants voire malfaisants ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais les enseignements du concile du Vatican (I), de Boniface VIII, de Pie IX ou Pie XII (et alii) ne s’appliquent pas à lui ;
    => François Iᵉʳ est le Pape, mais on peut organiser la vie catholique en dehors de lui et se comporter exactement comme s’il n’existait pas.
    Cette vidange de l’autorité pontificale, qui ressemble étrangement à la vidange des articles et des notions de la foi opérée par le modernisme, entraîne des usurpations qui font fi de l’autorité pontificale et de la Constitution permanente de l’Église catholique :
    => il n’y a pas besoin de Pape pour ériger des tribunaux, concéder des dispenses aux empêchements de mariage, relever des vœux de religion ;
    => il n’y a pas besoin de Pape pour sacrer des évêques ni pour établir une hiérarchie légitime.
    À côté de ce sédé-néantisme, le (si mal nommé) sédévacantisme est vraiment bénin : il n’est qu’accidentel, provisoire, triste mais possible ; il est sans erreur ni malaise doctrinaux s’il répond à une exigence de foi, et s’il s’exerce d’une manière strictement conforme à la foi (ce qui est loin d’être toujours le cas parce qu’il est trop souvent mâtiné de sédénéantisme).
    Le sédénéantisme, quant à lui, est substantiel. Il ne déclare pas le Siège apostolique vacant, il le déclare « en carton », évanescent, illusoire, irréel. — Dieu nous garde d’y mettre le petit doigt, car ce serait alors convenir qu’il n’existe plus rien de l’Église, de sa cohérence, de son unité, de sa foi professée.
    (NDSE — n°352 — juin 2019)

    • Du grand n’importe quoi !
      Un grand mélange d’affirmations sans fondement et sans que l’on sache ce que cela viens faire ici.

      Concernant l’infaillibilité du souverain pontife (c’est le sujet) elle n’existe que lorsqu’il la met en jeu et c’est très rare.
      Le reste du temps le pape est faillible comme tous les humains, il peut se tromper et on peut le contredire voir même lui désobéir s’il donne un ordre qui est contraire à l’enseignement de l’Église (voir Saint Athanase).
      Un catholique est censé faire preuve de discernement !

  12. Réponse à AF :
    Très drôle. Vous m’avez bien fait rire !
    Merci.
    En fait, parmi les paroles et les écrits du Pape François il y a le meilleur et le pire… Il pratique le “en même temps”, comme Macron. C’est source de confusion et d’erreur, voire de péché, pour les catholiques (et ses autres auditeurs ou lecteurs) insuffisamment ou mal formés.

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