Homosexualité : la vision de Ste Hildegarde de Bingen

Hildegarde de Bingen a récemment été
reconnue Docteur de l'Eglise. Voici ce qu'elle professait dans une
vision à propos d'un passage de l'Apocalypse où entre en scène le
quatrième des chevaux, le "pâle" ou "verdâtre" "qui se nommait la mort" (Ap.
6, 8):

"le serpent se réjouit et il cria: "la séduction diabolique
engendre les criminels et les séducteurs, la haine et le crime du
diable, les brigands et les voleurs; mais c'est dans l'homosexualité que
le péché est des plus impurs, racine de tous les vices
. Quand ces
péchés se seront accumulés dans les nations, la constitution de la loi
de Dieu se scindera, l'Eglise, telle une veuve, sera frappée. Les
princes, les nobles, les riches seront exilés par leurs sujets, ils
fuiront de ville en ville, la noblesse sera annihilée et les riches
deviendront pauvres" (Cité in: Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, conscience inspirée du XIIème siècle, éditions du Rocher, s.l., 1994, p. 112).

7 réflexions au sujet de « Homosexualité : la vision de Ste Hildegarde de Bingen »

  1. azerretyu

    le mot “homosexualité” n’existe pas en latin, et n’existe dans les langues modernes que depuis 1880 environ.
    En soi, c’est un mot piégé.
    Il faudrait voir quel est le vrai mot employé par Hildegarde, et n’utiliser que celui-ci.

  2. rebecca

    Le terme “homosexuel” n’existe pas, il est vrai. Le Moyen Age emploie “sodomite” ; c’est le mot des clercs, on trouve déjà sodomia chez Grégoire le Grand ; dans les textes plus “populaires” on emploie plutôt “bougre” (car on croyait que les bogomiles ou manichéens étaient sodomites.)
    Quant à Hildegarde, elle n’emploie pas – sauf recherches plus poussées– sodomites ni manichéens, mais une périphrase ; son texte est tout aussi clair (on notera que, contrairement à la plupart des clercs, elle considère aussi bien l’homosexualité féminine que masculine). Voici ce qu’elle dit dans son Scivias livre II VIe vision, § 78 [ en traduction au Cerf, par Pierre Monat, p. 347] , texte latin en ligne :
    “Vir qui secundum modum feminae cum alio viro peccaverit, amare contra Deum peccaverit et contra conjunctionem illam qua Deus maculum et feminam coniunxit. Unde etiam ambo coram Deo polluti, nigri atque luxuriosi, horribiles ac molesti Deo et hominibus et rei mortis apparent.”
    Ce n’est pas le texte que cite Régine Pernoud, mais un autre passage de la même Hildegarde.

  3. clarina

    Oh allez nemo ! Ca sert à quoi ce genre de remarque? La question est traitée par Hildegarde dans un contexte médiéval et pas forcément universel ou transposable.
    FB que je sache n’est pas Docteur de l’Eglise!!

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