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L’avortement au Grand Jury RTL – Le Monde

Au cours du Grand Jury RTL – Le Monde du dimanche 18 février, Jean-Marie Le Pen a été interrogé à nouveau sur l’avortement (fin de la 2ème partie de l’émission) :

Jean-Michel Aphatie : " Concernant l’IVG, (…) je voulais savoir si vous y étiez toujours hostile ? "

Jean-Marie Le Pen : " Oui j’y suis hostile. Pour y être hostile, je ne suis pas pour autant de ceux qui pensent qu’il faut modifier la loi Chirac-Veil tout de suite. C’est une loi qui a tout à fait raté son objectif parce que la loi avait pour but avoué de diminuer le nombre des avortements en France qui était de 70 000 par an et il est maintenant de 220 000 par an. Je dis que dans ce domaine là, il faut se garder de faire du moralisme. Il faut essayer d’être efficace. Mon objectif est de diminuer le nombre des avortements en permettant aux femmes qui souhaitent garder leur enfant [de le faire] car il y en a beaucoup qui ne le gardent pas pour des raisons sociales, parce qu’elles n’ont pas le logement ou les ressources nécessaires. Je dis que l’Etat doit faire ce qu’il faut pour encourager les jeunes filles ou les jeunes femmes [à garder leur enfant] car ce sont souvent des mères de famille quelques fois de 2 ou 3 enfants qui procèdent à des avortements. Je considère l’avortement toujours comme un drame personnel et un drame national. Je m’efforce d’apporter à ce grand problème une solution qui soit à la fois humaine et politique".

Jean-Michel Aphatie : "C’est une question importante parce qu’elle dit le regard qu’a le pouvoir sur des femmes et donc leur égalité dans la société et aussi le libre-arbitre qui est le (leur)".

Jean-Marie Le Pen : "Si vous étendez le libre-arbitre comme cela, vous pouvez l’étendre aux assassins. L’Etat corrige le libre-arbitre et cela s’appelle la Loi (…)".

Le dernier échange est à rapprocher de la réponse qu’ un prêtre portugais donnait à un journaliste qui lui demandait, à propos de la position de l’Eglise sur l’avortement, ce qu’il faisait de la liberté de la femme. Le père José Carlos avait répondu tout simplement : " La Liberté est inférieure à la Vie". ( Reportage tiré de l’émission C dans l’air de France 5).

Il est à noter toutefois qu’avant cet échange, Jean-Marie Le Pen s’est plaint d’être à nouveau interrogé sur l’avortement – comme s’il ne désirait pas en parler, et considérait cette question comme un coup bas. Lors de l’émission de TF1 "J’ai une question à vous poser", l’autre candidat favorable au respect de la vie, Philippe de Villiers, avait répondu en deux phrases à une question directe ("je suis pour la vie", "l’avortement est un drame"), avant de changer de sujet.

Il ne s’agit bien sûr pas de blâmer ces candidats, mais de constater que lors de cette campagne, les candidats pro-vie sont sur la défensive sur le sujet de l’avortement et préfèrent parler d’autre chose. Ce qui montre que l’essentiel du combat des idées se déroule en amont des engagements partisans.

Philippe Carhon 

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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5 commentaires

  1. Comme c’est “étrange”, cela me fait penser immédiatement au procès de Jeanne d’Arc…
    Cela a en tout cas le mérite d’être clair. Monsieur Le Pen tient la corde sur ce sujet primordial. Qui dit mieux ? … silence assourdissant.

  2. Malheureusement la question de l’avortement pénalise les rares candidats qui s’annoncent contre. Par démagogie, peut-être faut-il ne pas mettre le sujet au coeur de leur campagne, afin de ne pas “terroriser” leurs éventuels soutiens qui ne partagent pas cette idée.
    Dans cette campagne, comme toujours en politique, la démagogie est le fer de lance de tous les candidats…

  3. il faut bien être conscient qu’aucun des deux ne gagnera les élections sur le thème de l’avortement, par contre ils peuvent la perdre. Le lobby anti-avortement n’est pas encore assez fort dans notre pays.
    Par contre tous les deux sont sincèrement contre l’avortement il n’y a aucun doute à avoir là-dessus.
    Même si ce n’est pas très chrétien , ne nous leurrons pas pour y arriver il faudra biaiser. Un peu de jésuitisme en quelque sorte.

  4. LE PEN EST EN ACCORD AVEC LA MORALE DE L’EGLISE
    Désolé, mais y’en a marre des faux procès. Jean-Paul II a dit qu’un homme politique qui sait qu’il ne peut enlever une loi ou ne peut la modifier à cause des circonstances peut, tout en disant son avis sur la question (ce qui est le cas de Le Pen), admettre cette loi tout en prenant des mesures pour la vider de sa substance (cas de Le Pen) ; il peut voter une loi objectivement mauvaise également si cette loi est un moindre mal, le tout étant de rappeler ce qu’on pense au fond. Alors vous savez bien que la Loi Veil dans les circonstances ne pourra pas être enlevée tout de suite, arrêtez ! Le Pen au contraire est bien plus habile que ceux, idiots, qui n’obtiendront rien par leur esprit abscon.

  5. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, je pense que le sujet est trop douloureux (1) pour le résoudre par une abolition.
    D’abord, dans un esprit pro-vie, tout faire pour l’accueil des enfants non encore nés, et exercer -le pouvoir sait s’y prendre- une pression médiatique pédagogique. Plus tard, constater l’obsolescence de la sinistre loi Giscard-Chirac-Veil.
    (1) 200 000 avortements en France depuis, disons, 20 ans, soit 4 Millions d’avortements sur des femmes qui ont aujourd’hui 60 ans maxi. Supposons 2 avortements par femme, soit 2 M de femmes avortées. Evaluons le nombre de femmes de 20 à 60 ans à environ 20 M. Ceci signifie au bas mot qu’une femme sur 10 que vous croisez dans la rue, 1 famille sur 10 de votre quartier, a vécu ce drame horrible que décrivent tant d’acteurs sociaux. Quelle souffrance collective ! Que de rétractions psychologiques et morales générées par cette souffrance !
    (les études récentes montrent même que 40% des femmes en âge de donner naissance en France ont été ou seront touchées par un avortement !
    Philippe Carhon)

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