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Liberté d'expression

Gallimard compte bien éditer Céline

Unknown-6Le projet de réédition par la maison Gallimard des pamphlets de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) – Bagatelles pour un massacre (1937), L’Ecole des cadavres (1938), Les Beaux Draps (1941) – a provoqué une polémique médiatique, qui a forcé la maison d'édition à y surseoir.

Antoine Gallimard, PDG des Éditions Gallimard, interrogé dans le JDD, réitère son projet de publier une édition annotée des pamphlets. C’est ce "goût de la vérité" qui le pousse aujourd’hui à publier ces textes, accompagnés "d’un éclairage historique le plus large possible", "pour que les lecteurs soucieux de mieux saisir cet aspect du personnage puissent en prendre connaissance". Contre les "donneurs de leçons" qui dénoncent une "maison nazie au catalogue antisémite", Antoine Gallimard se dit déterminé à "donner une édition scientifique de ces textes, (…) comme des sources importantes de l’antisémitisme en France".

"Il ne me paraît plus possible d’omettre un pan entier des écrits de Céline de sa bibliographie. Il convient de restituer, dans sa globalité, ce que Céline a choisi lui-même de publier en son temps".

La publication en septembre des Cahiers noirs du philosophe Martin Heidegger, jugés par certains à connotation antisémite, pourrait constituer une nouvelle polémique pour Antoine Gallimard qui met en avant, comme pour Céline, "l’éclairage historique" et pédagogique qui doit accompagner ces textes.

Dans L'Incorrect de mars, le parallèle est fait entre les islamistes iconoclastes et nos censeurs :

"La scène a horrifié le monde entier. Palmyre, joyau des sables, survivante d’une civilisation brillante, fracassée à l’explosif par des fanatiques barbus. Ceux-là mêmes qui se filmaient en train de détruire des musées et exploser des statues de la Vierge. […]

Il en va de même pour la littérature: Céline ne verra pas ses pamphlets réédités, Charles Maurras ne sera pas commémoré, Michel Déon a failli ne pas trouver de sépulture à Paris. Ronchon, le premier aurait craché par terre et recommencé à noircir des feuillets, empilés sur sa table ; le deuxième serait monté à la tribune et, de sa voix éraillée si identifiable, aurait fustigé les lâches et les traîtres ; quant au troisième, il aurait certainement répété que « les amours avec la mère patrie ne sont pas toujours paisibles. Il y entre aisément de la passion ou de la haine, du mépris ou de la perfidie. Rarement de l’indifférence »."

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3 commentaires

  1. Bravo, la maison Gallimard ! Restez courageux jusqu’au bout ! Mais ce qui serait un comble, c’est que Céline devienne une “star” dans les cités et certains quartiers…
    Tout est possible maintenant en France, je ne m’étonne plus de rien !

  2. Dans la république de Gayssot Rocard Blanquer …
    plus vous avez de talent plus vous avez de chance d’être interdit !!!
    C ‘est le triomphe des médiocres!

  3. Apparemment, Le CRIF voudrait que seuls les Juifs puissent lire Céline puisqu’ils prétendent savoir exactement ce qu’il y a dans ses livres. Encore une discrimination à leur avantage. En 40-45, c’était le contraire ce sont eux qui n’avaient pas droit à certaines professions. Maintenant, ce sont eux qui nous imposent ce que nous avons le droit de lire et ce que nous n’avons pas le droit.

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