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France : Société

Français, vous allez payer !

Maintenant que l’ancien pornocrate Azouz Begag a culpabilisé les Français sur les banlieues, ils vont devoir payer. Et la note est salée. Bien plus salée que les chiffres lancés par tel ou tel ministre. Et elle n’est même pas finalisée le calme n’est pas complètement revenu. "Entre cinq et dix voitures brûlent encore chaque nuit dans chaque quartier sensible", confiait un préfet.
Une voiture totalement détruite : 3 000 à 3 500 euros. Au-delà des dégâts matériels, les émeutes ont engendré de nombreuses dépenses : 1 500 hommes sont venus soutenir les 8 000 policiers et gendarmes, la sécurité civile et les pompiers sont restés mobilisés, les services de justice… Autant d’heures à facturer ou à récupérer.
Les mesures annoncées pour les quartiers sensibles par le couple Chirac-Villepin, vont coûter bonbon : embauche de 2000 agents de police, 100 millions débloqués pour les associations dont on ignore ce qu’elles vont en faire, 70000 bénéficiaires supplémentaires d’une bourse au mérite, 5000 assistants pédagogiques embauchés dans les collèges. A titre d’exemple, le doublement, en 2007, des équipes de réussite éducative pourrait coûter 300 millions.

Chaque jour qui passe, on prend dix millions d’euros dans la tête, selon Christian Ottavioli, responsable de la cellule d’urgence mise en place par la SMACL (mutuelle d’assurance des collectivités locales). Le gymnase incendié, comme la classe de maternelle, s’évaluent à raison de 1500 euros du mètre carré. Là, on parle de 500 000, ailleurs de plus de 1 million d’euros comme à Brie-Comte-Robert où un gymnase de 900 mètres carrés a pris feu. Les locaux de la police de Saint-Omer : 300 000 euros. A Sélestat, l’incendie des ateliers municipaux : 1 850 000 euros. Près de 2 millions d’euros, c’est le prix de la salle des sports Pierre-de-Coubertin, à Dunkerque. Le théâtre des Louvrais, à Pontoise : 3 millions d’euros !

Le chiffre global de 200 millions d’euros avancé par la Fédération française des sociétés d’assurances n’est qu’une estimation à la louche. Certains assureurs ne cachent pas leur inquiétude : on approcherait plutôt de 250 millions d’euros.

"La coupe est pleine", s’insurge Bernard Bellec, président de la SMACL, qui demande à l’Etat d’assumer ses responsabilités en prenant à sa charge l’indemnisation des dégâts comme cela peut être le cas lors des catastrophes naturelles. A défaut, les cotisations des collectivités locales pourraient augmenter fortement, lesquelles se rattrapereraient en augmentant la fiscalité locale.

Mais parlons aussi du financement du plan "Banlieue" du gouvernement, dont le coût atteindra 272 millions rien qu’en 2006. Le coup de pouce de Bruxelles (50 millions d’euros) n’y suffira pas. Il faudra puiser dans le portefeuille des contribuables. 250 millions d’euros d’un côté, 272 millions d’euros de l’autre : la facture globale des violences urbaines dépasserait un demi-milliard d’euros. Plus de huit euros par Français !

Et encore, cette estimation ignore l’impact économique réel des événements : des dizaines de commerces fermés, des salariés mis au chômage technique, des restaurants aux volets clos pour cause de couvre-feu…

Michel Janva

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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2 commentaires

  1. http://politiquearabedelafrance.blogspot.com/
    Trop d’impôts tue l’emploi
    Puisque le “malaise” des banlieues est un problème social, n’est-ce pas?, il faut le régler par des mesures sociales, notamment en noyant ces banlieues de subventions. Ces mesures ne donneront pas plus de résultats (de fond) que les précédentes mais permetront probablement de tenir quelques mois ou quelques années, en tout cas de passer en douce la présidentielle de 2007. Pendant ce temps-là, il faut bien financer ces dépenses donc les impôts, taxes et cotisations vont augmenter ou les déficits se creuser, enfonçant un peu plus la France dans le déclin.
    La France, c’est garanti, va vers le déclin économique ET l’explosion des banlieues.
    Je signale à ce propos un nouveau livre : Trop d’impôts tue l’emploi de Béatrix de L’Aulnoit et Philippe Alexandre qui est résumé ainsi sur sa page Amazon :
    Après la guerre au travail, la guerre à l’argent. Dans leur nouveau livre, Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnoit, auteurs de La Dame des 35 heures, dénoncent les effets pervers de la fiscalité française. Chaque jour un entrepreneur quitte la France. Pourquoi ? Pour échapper à la fringale de l’État. C’est la plus grosse émigration française depuis la Révolution. Le TGV abolit les distances et les pays voisins offrent des avantages fiscaux dont nos concitoyens sont les premiers surpris : pas d’impôt sur la fortune en Angleterre, ni en Italie ni en Autriche. En Belgique, il n’y a pas non plus de taxation des plus-values. En Suisse, on négocie un forfait fiscal. Au Maroc, les retraites sont protégées… Alors pourquoi ne pas s’exiler en toute légalité ? En faisant payer les riches sans enrichir les pauvres, nos énarques de gauche comme de droite précipitent la vente des entreprises à l’étranger, l’exode des créateurs, la perte des emplois. Ils livrent le pays au déclin. Ceux qui ont quitté leur pays natal racontent leur histoire, leur rupture et expliquent les causes et les effets de leur départ. Las d’attendre une réforme fiscale perpétuellement annoncée, d’autres Français en colère continuent d’emprunter la route de l’exil, emportant dans leurs bagages un peu de la richesse et du génie de notre pays.

  2. Pardonnez-moi, mais les 50 millions de Bruxelles à la France, ce n’est que de l’argent qui nous appartient et qui nous est rendu plus vite par Bruxelles. Cet argent trainait dans les caisses de Bruxelles pour cause de trop lourde administration.
    Ils ne font qu’accélérer les choses ! Désolé de décevoir !

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