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Pays : Angleterre

Forte participation au référendum sur l’indépendance de l’Ecosse

Le "non" est en passe de remporter le référendum d'indépendance en Ecosse après le dépouillement de 26 des 32 circonscriptions, affichant une avance de huit points, à 54%, sur le camp du oui (46%). Il a fallu attendre toute la nuit pour le savoir, du fait de l'impressionnant taux de participation, qui s'établit à 84%.

Cette victoire du non est-elle un signe d'un attachement réel au Royaume-Uni ou une frilosité face au risque de perdre le confort de l'Etat-Providence ? Le Premier ministre, chef de file des nonistes, avait reconnu que le scrutin signifie «la mort du statu quo». Il a promis une autonomie accrue aux Ecossais s'ils renonçaient à l'indépendance, sous forme de nouvelles prérogatives fiscales. Mais maintenent que le non est passé, tiendra-t-il sa promesse ? Cette mesure fait des envieux parmi les Anglais, Gallois et Nord-Irlandais qui sollicitent aussi des compétences élargies.

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17 commentaires

  1. un tel référendum pourra-t’il être organisé aussi en France pour qu’on recouvre notre indépendance? Si le oui l’avait emporté pour l’Ecosse aurait-il été mis en pratique ou enterré comme notre référendum sur l’Europe?

  2. Quelle que soit l’issue de ce vote, les britanniques nous ont offert un bel exemple de démocratie.
    Ce n’est sûrement pas chez nous, en France, que la caste bourgeoise au pouvoir se risquerait à donner la parole au peuple.

  3. Indépendants ou pas, les Ecossais restent nos vieux alliés! Ce résultat aura au moins l’intérêt de calmer les ardeurs sécéssionistes des Catalans ou des Basques .

  4. Tant mieux, cela évitera la boîte de pandore du séparatisme. Nos séparatistes Bretons, Corses, Basques, Alsaciens, etc. auraient profité du oui pour avoir des velléités d’indépendance. L’Espagne aurait eu la Catalogne, etc. Bref, on aurait eu à terme des nations morcelées… pour le plus grand bonheur des eurocrates.
    D’autre part, une Ecosse “indépendante” aurait perdu toutes les dérogations du Royaume-Uni en tant que nouvel état membre(euro, Schengen…).
    Ceci dit, l’inconvénient c’est que les Ecossais sont très européistes et qu’ils risquent d’empêcher le brexit. Ils diminuent mécaniquement les scores du vrai parti indépendantiste UKIP.
    UKIP obtient 10% en Ecosse, alors qu’il obtient 27,5% pour l’ensemble du Royaume-Uni.

  5. Je suppose qu’on fera revoter, comme pour le traité de Lisbonne ?

  6. Quel qu’en soit l’issue et la bonne ou mauvaise raison de celui-ci, ce référendum serait impossible en France ( le pays des droits de l’homme et des peuples à disposer d’eux-mêmes) mais cela n’a pas frappé nos divers commentateurs qui se contentent de se réjouir avec les notables en Europe, que rien ne changera.

  7. LA MONARCHIE À TOUT PRIX
    Les Écossais ont voté « non » à l’indépendance, car l’indépendance aurait fait de l’Écosse une république, et les Écossais sont royalistes.

  8. Je ne vois absolument pas ce qui réjouirait les “notables en Europe” que l’Ecosse ne rentre pas dans la zone euro et dans l’espace Schengen.
    De plus, le vote Y€s limitait la portée d’un probable brexit en conservant l’Ecosse dans l’UE.

  9. Et le Hollande qui, fort diplomatiquement, a insulté les indépendantistes : “Le président français François Hollande a mis en garde contre les «égoïsmes, les populismes et les séparatismes».”
    http://www.leparisien.fr/international/videos-vote-historique-sur-l-independance-le-oui-et-le-nom-au-coude-a-coude-18-09-2014-4146143.php
    Je ne souhaitais pas l’indépendance de l’Ecosse, mais si le Oui était passé, comment notre préziavecdents aurait-il établi de bonnes relations avec le nouvel Etat ?

  10. Comme l’auraient sans doute fait d’autres peuples-sujets, les Ecossais ont préféré la sécurité de la soupe servie par Londres (et éventuellement Bruxelles) aux risques de la reprise en mains de leur destin :
    Le collier plutôt que la liberté.
    En tous cas, merci aux britanniques, pour celle belle leçon de démocratie, peu imaginable au sein de la république bourgeoise et parisienne…

  11. Cette indépendance n’aurait été qu’apparente ! Un pays est indépendant quand il détient le droit régalien de créér sa monnaie. Cela n’aurait pas été le cas si les Écossais avaient dit oui !
    Asselineau a très bien compris ce qui sauverait la France de son effondrement ! Quitter l’U.E. et l’Otan avec un retour à une Banque de France prétant sans intérêt au pays

  12. Même si les écossais sont au naturel sous leur kilt, auraient ils perdu leurs co..lles ?

  13. “Banque de France prétant sans intérêt au pays” : prêter sans intérêts, c’est perdre de l’argent, c’est voler les Français. La Banque de France est dépositaire de l’argent des Français, pas propriétaire. Le mieux, c’est de ne pas emprunter.
    “les Ecossais ont préféré la sécurité de la soupe servie par Londres” : au contraire, cela aurait amélioré l’Etat providence, les Ecossais étant de gauche, avec le pétrole de la mer du Nord, comme les Norvégiens.
    “l’indépendance aurait fait de l’Écosse une république” : non, la Reine serait restée chef de l’Etat, comme pour le Canada.

  14. Bah, le oui n’est que partie remise… Les Anglais ont promis beaucoup de choses pour les garder à leur main… Demain, la désillusion des espoirs déçus et trompés gonflera mécaniquement le score des indépendantistes…
    La boite de Pandore est ouverte : l’Écosse deviendra un jour prochain indépendante.
    Que ceux qui ont peur d’un effet de contagion sur nos régions ne s’effrayent pas. Premièrement, la peur est toujours mauvaise conseillère (surtout quand on connait qui l’inspire…).
    Il est nécessaire que nos régions retrouvent une identité forte. Elle l’ont toujours eu. Ce n’est que depuis la Révolution que l’absolutisme jacobin a tenté de fabriquer un moule unique pour tout le monde, quitte à tuer pour y arriver.
    Aujourd’hui, l’échec de la Révolution est patent. Et comble de l’ironie – ou bien clin d’œil malicieux de la Providence – c’est l’Europe qui pousse dans le bon sens…
    Nos rois ont gouverné avec sagesse la France pendant 1500 ans avec des peuples très variés dont on respectait scrupuleusement l’identité… C’est de ce respect qu’est né le devoir bienveillant et paternel du souverain envers “ses” peuples…
    On ne grandit que dans l’amour réciproque…
    Laissez donc nos peuples grandir à nouveau… Et laissez le temps aux Écossais de le faire aussi.

  15. La question n’est pas de savoir si l’indépendance de l’Ecosse aurait ou non servi l’Europe, mais de savoir si les peuples doivent demeurer éternellement tenus en laisse par leurs voisins plus gros ou plus forts.
    La soupe et le collier ne sont pas un idéal pour un homme libre…

  16. Anne a tout compris. L’Ecosse “indépendante” aurait dû adhérer à l’UE et comme tout nouvel état membre, elle aurait dû accepter l’euro.
    Son budget, son économie et sa politique monétaire auraient donc été gérés par la BCE.
    Il n’y a pas que l’euro. Se séparant du Royaume-Uni, elle en aurait perdu toutes les dérogations (euro, Schengen, charte sur les droits fondamentaux…) et aurait été à terme complètement asservie par l’UE.
    Bref, pour répondre à Karl, cette “indépendance” n’aurait pas apporté de liberté au final, mais un beau collier nommé UE.

  17. @Marc : j’aime bien votre commentaire qui explique clairement ce qui se serait passer. Finalement, l’Ecosse aurait été plus proche du reste de l’Europe que de ses voisins frontaliers.
    Peut-être qu’elle aurait encore plus perdu de sa culture en devenant indépendante …

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